Chapitre 11
C’était un soir de dimanche,un dimanche pas comme les autres,le début d’un nouveau calvaire.
Il était 21h,tu avais une forte fièvre,j’étais paniquée,j’ai tout fait mais la fièvre ne baissait pas,j’étais obligé de sortir et t’emmener à l’hôpital.
J’étais obligé de passer la nuit avec toi à l’hôpital laissant tes sœurs seules à la maison.
C’est le lendemain que je suis rentré à la maison.
Tel fut ma surprise,tel fut ma surprise,tel fut ma suprise.
Notre chambre avait prit feu,à première vue,je n’en croyais pas à mes yeux,la maison était bondée de personnes.
Je criais de toutes mes forces en demandant où sont mes filles.
-Où sont mes filles?.....criais je
Mes jambes ne bougeaient plus,j’étais comme paralysée,l’inquiétude et la peur avaient emparé tout mon corps.
Je tombe au sol quand je vois les secours sortir de la chambre avec un corps sans vie ensevelie dans un drap bleu.
Je soulève le bras ,tel fut ma surprise quand je vois le cadavre de YACINE,je venais de perdre mon aînée,le premier enfant que j’ai porté dans mon ventre,le premier enfant que j’ai tenu dans mes bras,l’enfant que j’ai nourri de mes propres seins pendant des mois.
Ma vie venait de basculer,je n’en croyais pas à mes yeux,je tombe par terre oubliant même que je te tenais dans mes bras,c’est l’une des voisines qui est venu te prendre de mes mains.
Je criais ,mon cœur saignait,j’étais meurtri,je venais de perdre deux être chers en l’espace de 4 jours,je n’arrivais juste pas à y croire,et le pire je n’avais personne pour me consoler,j’étais seule avec ma douleur.
-Et où étaient mes autres sœurs Codou,Coumba et Anta?
-Elles étaient aussi dans la chambre,elles ont pu sortir avant que la chambre ne prenne feu,elles ont essayé de sauver leur sœur mais cette dernière les avait demandé de s’en aller de peur qu’elles ne meurent tous......dis je tout en versant des larmes
-Calmes toi maman....dit NAFISSATOU en essayant d’essuyer les larmes de sa mère
-Et le lendemain,Codou à été v***é,oui violée ,elle a été v***é ,tué et jeté dans une décharge de déchets .....continua ROUBA
là ROUBA ne pouvait plus tenir,elle sortit en courant de la chambre d’hôpital et s’enferma dans les toilettes de l’hôpital
Elle pleurait,pleurait toutes les larmes de son corps,c’est toujours dur de se souvenir de la perte d’un être cher,c’est comme si on vivait encore ce moment terrible.
« ROUBA tu dois être forte,tu es plus forte que tu ne le crois,tu as supporté toutes ces tragédies jusqu’à maintenant alors c’est pas le moment de craquer,sois forte pour l’enfant qui te reste ».....lui souffle sa conscience.
« Allez vas y levés toi et montres à ces personnes qui ne t’aiment pas que tu es loin d’être faible,lèves toi et vas raconter tout à ta fille,vas te libérer ».....lui souffla encore sa conscience.
« Lèves toi ROUBA,lèves toi,relèves toi »
Et derechef elle se leva,nettoie son visage et sortit comme si de rien n’était et rejoigne sa fille pour continuer la narration.
-Un jour après qu’on est découvert le corps de Codou s’en suit le décès de Coumba
-Maman je pense que tu n’es plus obligé de tout me raconter,ça va te faire du mal
-J’ai vécu pire ma fille,Coumba a été tué par un revolver à l’école
-QUOi!........dit NAFISSATOU surprise
-Oui à l’école,son amie avait emmené le pistolet de son père et jouait avec,les enfants sont innocents,elle ne savait pas que cela pouvait finir ainsi,elle n’avait que 6 ans,elle jouait avec Coumba,cette dernière était censé être la criminelle et son amie la policière qui tenait l’arme,malheureusement ça a mal tourné,Coumba s’en est allé à jamais alors qu’elle ne savait encore rien de la vie,elle est partie laissant un vide énorme dans mon cœur,je les aimais de tout mon cœur mes enfants.
-Je suis désolé,tu as du passer par tout cela
ROUBA respire un bon coup avant de continuer la narration.
-Je pensais que c’était fini mais non,Anta,ma Anta aussi est partit,une mort très naturelle,elle n’avait rien la veille de son décès,je lui ai donné à manger et je lui ai chanté une berceuse avant qu’elle ne dorme,elle se portait bien comme un charme.
Flashback(Dix sept ans plus tôt)
Anta n’avait que deux ans bientôt trois,elle ne comprenait rien à propos de la mort,elle et ses sœurs étaient très proches,elle ne cessaient de demander des nouvelles de ses soeurs.
-Maman où est Yacine?
-Yacine est partie en vacance chez sa grand mére
-Ah je veux moi aussi la rejoindre là bas,elle me manque
ROUBA ne pouvait pas lui dire que Yacine est morte,Anta ne comprenait rien de la mort et même si elle comprenait cela pouvait créer un état de choc chez elle.
-Un jour vous allez vous rencontrer
-Quand maman?
-Je ne sais pas Anta,saches une chose Yacine t’aimait beaucoup et elle veillera toujours sur toi
-Je veux qu’elle soit à mes côtés,va la chercher maman....dit elle en pleurant
-Eh eh ne pleures pas....dit ROUBA en prenant la petite dans ses bras pour la consoler
-Maintenant tu dois dormir,Yacine n’aime pas quand tu te couches tard,tu te souviens?
-Ah oui c’est vrai.....dit elle en se couchant et derechef elle se leva
-Maman ,et Codou où est elle ?elle m’avait promit de m’apporter des chocolats à la descente de lecole,pourquoi je ne l’ai pas vu aujourd’hui
Là ROUBA qui voulait cacher sa douleur à Anta ne put s’empêcher de verser des larmes
-Maman pourquoi pleures tu?
-Non rien ma fille,allez couches toi,les chocolats Codou me les as donné,je te les donnerais demain,maintenant couches toi,il se fait tard.....essayait elle d’amadouer sa fille
-Et Coumba,j’ai entendu Ramata la fille de tonton Doudou dire qu’on a coupé la tête de COUMBA
-NON CE N’EST PAS VRAI.....cria ROUBA
-Ne crois pas à ces choses,d’accord,maintenant arrêtes tes questions,couches toi,demain est un autre jour ma fille.
-D’accord bonne nuit maman,je t’aime.....dit Anta Avec un sourire avant de se coucher
-Je t’aime aussi ma fille
Depuis ce jour ,depuis cet instant je n’ai plus revu le sourire de mon enfant,je n’ai plus entendu Anta me poser de questions,elle s’en est allé cette nuit même à jamais,il ne me restait que toi NAFISSATOU,tu étais mon espoir et si je te perdais,j’allais aussi m’en aller car je ne pourrais pas supporter de tous vous perdre,ce fut un moment très difficile,je n’avais personne pour m’épauler,je pleurais toutes les nuits implorant le seigneurs de me ramener ces être les plus chers à mes yeux ,hélas ce n’était pas possible.
Le jour même où on a enterré Anta,dans la foule,ta grand mére a sorti toutes mes affaires de la chambre et me l’a jeté à la figure
-JE VEUX QUE TU SORS DE MA MAISON,TOI ET TA POISSEUSE DE FILLE.....criait elle comme une hystérique
J’étais choquée,les mots refusaient de sortir de ma bouche
-Oui Rouba je m’adresse à toi,sortez de ma maison toi et fille poisseuse,diablesse,cette fille n’a emmené que le malheur dans cette maison,six personnes sont mortes en espace d’une semaine dans cette maison,khalé bi dafa aye gaff,cet enfant porte la poisse
-Aye maman
-Ne me dis pas maman j’ai dit,je vais pas attendre comme ça les mains croisées un décès supplémentaire ou des décès supplémentaires,on n’en peut plus ROUBA,sortez de chez moi
-Oui on est à bout de souffle ROUBA,notre frère et notre père sont partis,on ne supporterait pas d’en perdre d’autre,on veut que tu sors d’ici et que tu ne reviennes jamais......ajoute ma belle sœur pour soutenir sa maman.
Tout les yeux étaient braqués sur moi,j’étais faible,je me sentais inférieure,il n’y avait personne pour prendre ma défense,on dirait que les personnes ne croyaient pas en la volonté divine,j’avais le cœur meurtri,mon cœur saignait,ma conscience refusait de réfléchir,je ne savais quoi dire face à cette situation,seules mes larmes parlaient.
-ROUBA C’est à toi que je m’adresse....criait encore ma belle mère
Là je me lève ,elle me tira par la main jusqu’à la porte,je me disais dans ma tête que j’étais foutu,je n’avais nul part où aller,je serais un sans abri,les bénéfices que j’avais sur moi allaient bientôt arriver à terme,c’est à ce moment que débarque l’imam du quartier mon sauveur,l’ami de mon défunt beau père,c’est grâce à lui que je suis resté dans la maison pendant toutes ces années.
-Mais qu’est ce qui se passe ici?Pourquoi tout ce boucan Yacine?.....demande t-il
-ROUBA que fais tu là avec tout tes affaires?....me demande t-il
-Je veux qu’elle sorte de ma maison,cette femme et sa fille sont abominables
-Je pense que tu as perdu la tête Sokhna Yacine,tant que je serais vivant ,ROUBA ne sortira jamais de cette maison si ce n’est de son propre gré,ton fils et ton mari avant qu’ils ne décèdent m’ont demander de veiller sur leur famille et je vais tenir ma promesse,Samba le mari de ROUBA de plus a des parts dans cette maison alors ROUBA a bel et bien le droit de vivre dans cette maison tant qu’elle le désire
-Je ne veux pas de cette femme dans ma maison
-Yacine reviens à la raison,si tu jettes ROUBA de cette maison où va t-elle aller avec son nouveau né,de plus que diront les gens,son mari est à peine décédé,il n’y a même pas quatre jours et tu veux la jeter hors de cette maison,conduis toi comme une véritable m*******e,Dieu n’aime pas cela
C’est ainsi que je rejoignis encore la maison mais les problèmes se fructifient de jours en jours jusqu’à aujourd’hui même......finis je
ROUBA avait fini de raconter son histoire à sa fille et ça lui faisait du bien de se libérer après toutes ses années où elle gardait tout ce mal au fin fond d’elle,cette douleur la consumait à petit feu.
NAFISSATOU serra fort la main de sa main pour lui montrer son soutien et lui montrer qu’elle est avec elle.
-Maintenant laisses moi aller voir le docteur pour le certificat médical
La belle mère de ROUBA(YACINE) sera t-elle derrière les barreaux?
A SUIVRE
Vos impressions et suggestions seront les bienvenues
À bientôt pour une nouvelle partie pleine de rebondissements et de surprises.