VFéodal, il l’était bien, en effet, ce vieux Rudsay-Manor, ainsi que Jocelyne put s’en convaincre le lendemain en le parcourant à la suite d’Amy qui voulait, dès ce premier jour, le lui faire connaître dans ses parties principales. C’était une farouche et fière demeure qui avait dû autrefois soutenir bien des assauts, qui avait vu se succéder entre ses murs épais de nombreuses générations de Marcill. À travers les corridors immenses, dans les salles aux proportions énormes, la blanche petite Amy semblait plus frêle encore, presque immatérielle. Elle connaissait l’histoire de ses ancêtres et la racontait à Jocelyne tandis qu’elles parcouraient les salons d’un luxe sévère, les chambres qui auraient contenu chacune un de nos petits appartements modernes. Dans cette antique demeure, il exista


