chapitre 17

629 Mots
. Je n’avais pas revu Will de la journée. On m’avait simplement dit qu’il était parti en déplacement, sans même prendre la peine de me prévenir. Ce n’était pas censé me concerner, et pourtant… une boule étrange me serrait la poitrine. Je prétendais m’en fiche, mais chaque instant sans lui me semblait lourd, presque étouffant. Chez moi, en préparant à manger, ses éclats de rire résonnaient encore dans ma tête. Les souvenirs de cette nuit, où nous avions parlé et ri comme si le temps s’était arrêté, me revenaient en boucle. J’avais envie de l’appeler, mais je me retenais. Pourquoi lui courir après ? Et pourtant… il me manquait. Cette nuit-là, mes songes se peuplèrent encore de lui. Son corps contre le mien, ses mains qui semblaient connaître chaque recoin de ma peau, ce regard brûlant qui me consumait… Tout paraissait si réel, si intense, que j’avais l’impression de me perdre totalement en lui. Je me réveillai en sursaut, en sueur, le cœur battant à tout rompre. Génial. Non seulement il hantait mes pensées, mais maintenant mes rêves aussi. Les jours suivants, ce fut la même torture : chaque nuit, il revenait. Chaque matin, je me réveillais plus troublée que la veille. Je n’en parlais pas à Anaïs ; elle se serait empressée de m’asséner un discours interminable sur l’amour. Non, je préférais garder ce chaos pour moi seule. Un matin, alors que je m’étais plongée dans mes dossiers pour tenter d’oublier, on frappa doucement à ma porte. — Entrez, dis-je sans lever les yeux. Mais au lieu d’une réponse, ma chaise fut tirée vers l’arrière. Prête à me fâcher, je levai enfin les yeux… et mon souffle se coupa. Will. Avant même que je trouve les mots, il s’était penché et avait capturé mes lèvres. Le b****r, à la fois tendre et brûlant, me désarma complètement. Je voulais protester, mais mes mains, traîtresses, se crispèrent contre sa chemise pour le retenir plus près encore. Tout disparut autour de nous : les papiers, le bureau, le monde entier. Il n’y avait plus que lui et moi, pris dans ce feu qui refusait de s’éteindre. Quand il recula légèrement, ses yeux plongés dans les miens disaient tout ce que ni lui ni moi n’osions avouer. Mon cœur battait si fort que j’avais l’impression qu’il allait exploser.Son souffle effleurait encore mes lèvres, et je restais figée, incapable de bouger. Tout mon corps criait de me détacher, de reprendre le contrôle… mais au fond, je ne voulais pas. — Will… murmurai-je, comme si prononcer son prénom suffisait à faire éclater le silence. Il posa doucement son front contre le mien. Ses yeux brillaient d’une intensité qui me désarmait, comme s’il cherchait à lire en moi, à percer mes contradictions. Sa main glissa lentement le long de mon bras, trouvant mes doigts qu’il serra avec une douceur désarmante. — Tu me rends fou, Lena, dit-il à voix basse. Je sentis un frisson parcourir mon échine. Je voulais répondre, mais ma gorge était trop serrée. Alors je le laissai m’attirer à lui, son b****r reprenant de plus belle, plus profond, plus urgent. Mes mains, malgré moi, s’accrochèrent à ses épaules comme pour m’empêcher de tomber. Chaque geste semblait mesuré, comme s’il voulait graver en moi la preuve que ce n’était pas un simple élan de désir, mais quelque chose de plus grand, de plus fort. Son b****r avait ce mélange troublant de passion et de retenue, comme s’il luttait autant que moi contre une évidence qui nous dépassait. Il recula enfin, son regard brûlant toujours ancré dans le mien. — Dis-moi d’arrêter… et je m’en vais. Je restai muette. Mon cœur battait trop vite, mes pensées étaient un chaos. Et dans ce silence, la vérité s’imposait : je ne voulais pas qu’il s’en aille.
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