– Et bien ? lui demanda-t-on… Elle alla s’asseoir sur la banquette, au fond de la pièce, et la tête basse, les bras croisés, le cœur bien gros, la faim au ventre, elle resta silencieuse, tandis que ses deux petits pieds s’agitaient nerveusement, sous la robe… Mais je vis des choses plus tristes encore. Parmi les filles qui, tous les jours, venaient chez Mme Paulhat-Durand, j’en avais remarqué une, d’abord parce qu’elle portait une coiffe bretonne, ensuite parce que rien que de la voir, cela me causait une mélancolie invincible. Une paysanne égarée dans Paris, dans ce Paris effrayant qui sans cesse se bouscule et est emporté dans une fièvre mauvaise, je ne connais rien de plus lamentable. Involontairement, cela m’invite à un retour sur moi-même, cela m’émeut infiniment… Où va-t-elle ?… D


