Jamais je n’aurais pu prévoir le spectacle qui m’attendait dans la petite pièce sombre où, depuis presque deux semaines, l’industrieuse meunière s’activait à l’ouvrage. La jeune femme était nue, allongée plus qu’assise sur quatre planches qu’elle avait dû trouver sur place et qu’elle avait arrangées en forme de siège. Au-dessus de ses cuisses largement écartées, un premier sac, pendu à un croc du plafond – et dont j’ignorais jusque-là l’existence – déversait continûment sa semence, tandis qu’un second, en tout point semblable, mais disposé cette fois à hauteur de ses fesses, recueillait la farine. D’où j’étais, je ne pouvais voir ce qui se passait entre l’un et l’autre, mais une chose était sûre : il n’y avait pas là d’espace suffisant pour installer une meule… Le visage de la belle meuni


