Darius La porte de la chambre s’ouvrit dans un grincement lourd, et je pris le temps de savourer chaque seconde. Le silence qui régnait à l’intérieur me paraissait délicieux, comme la toile vierge d’un peintre sur laquelle j’allais inscrire l’horreur. J’avançai lentement, mes pas résonnant sur le parquet, comme les battements d’un tambour de guerre annonçant une exécution. Anastasia était là, assise, ses poignets encore marqués par les liens. Ses yeux fatigués cherchaient une échappatoire, mais je savais qu’elle n’en avait aucune. Elle était à moi, qu’elle le veuille ou non. Et ce soir, je ne voulais pas seulement la posséder. Non. Ce soir, je voulais briser quelque chose de bien plus précieux. Je m’installai sur la chaise en face d’elle, prenant une posture presque détendue, comme si n


