Anaëlle Le salon était plongé dans un silence pesant. La lumière tamisée ne parvenait pas à réchauffer l’atmosphère lourde de tension et de peur. Assise dans le fauteuil, dans les bras de mon mari, je ne cessais de pleurer. Mes mains étaient crispées sur son torse, comme si sa présence pouvait absorber un peu de ma douleur. Mais rien n’y faisait. Ma fille… Anastasia… me manquait terriblement. Chaque minute loin d’elle me semblait une éternité, et le sentiment d’impuissance me paralysait. Je reniflais doucement, essayant de retenir les sanglots, mais mon cœur était trop lourd. Tout me paraissait injuste. Pourquoi maintenant, à quelques jours de son mariage avec Masson, un malheur frappait notre famille ? Mon esprit ne cessait de repasser les événements de la journée, cherchant ce que j’au


