Point de vue d’Anastasia Les jours s’étaient étirés comme des chaînes autour de moi. Chaque matin, je me réveillais avec la même sensation d’oppression, chaque respiration me rappelait que j’étais loin de Masson, de ma famille, de tout ce qui me rassurait. La pièce où j’étais retenue semblait plus petite et plus froide à chaque instant qui passait. Les murs gris me renvoyaient mon reflet, et dans ces yeux que je voyais chaque jour, il n’y avait que peur et colère. Je détestais ce que j’étais devenue, détestais cette situation qui me rendait impuissante. Je regardai le repas qu’on m’avait servi, posé sur la table à côté de moi. La nourriture avait un goût de cendres dans ma bouche. Je n’avais aucune envie de manger, mais je devais garder mes forces. Chaque bouchée avalée semblait un défi


