Joséphine Marta vit à Paris depuis trois ans. Fatiguée, déprimée, elle a refusé de se produire ailleurs que dans des petites salles. L’Europe entière l’a réclamée au début 1923. Mais elle n’est pas la seule artiste talentueuse et on a vite fait de porter aux nues d’autres jeunes musiciens. Surchargé d’élèves, Vincent a deviné que Marta allait devoir travailler pour gagner sa vie. Convaincu par ses talents, pris d’affection pour cette jeune femme solitaire, souvent triste, il lui a proposé pour le seconder de donner des cours de piano, chez lui. Cet homme sait lire dans le cœur de sa protégée. Sans chercher à fouiller dans son passé, sa sensibilité lui permet de supposer des blessures encore ouvertes. En lui laissant la possibilité de se confier ou de se taire, il se comporte en véritable


