Chapitre VI - Partie 10

1516 Mots
Au-delà de la vengeance Chapitre VI : Le sang coulera Partie dix «Pour offrir des roses à un homme je dois attendre qu'il se fasse tuer.» Jennah Je fronce les sourcils me demandant ce qu'il pouvait bien lui passer par la tête à ce petit. Je lui tend mon poing, il tape dedans avec le sien et je décide de m'en aller. Sa petite explication m'a rendu perplexe. Le minot a quand même rêvait de moi sans m'avoir jamais vu et en plus de ça je le sauvais de ma propre destruction. Avouez que dit comme ça c'est hyper flippant. Mais bon après tout c'est qu'un gosse, à son âge on raconte des histoires pour se faire remarquer. Bref, je suis rentré chez moi et j'ai rien foutu du reste de ma journée. Kamel était à la salle de sport d'après ce qu'il m'a dit et son absence c'est bien fait ressentir : j'ai galeré comme une m***e. Alors une fois qu'il est entré, je l'ai plutôt bien accueillie -enfin à ma manière-. -Moi : Enfin p****n, je m'ennuyais comme never, avoue que t'étais pas à la salle t'étais avec une meuf. -Kamel : Ouais, qu'est-ce qu'il y a t'es jalouse ? -Moi : C'est même pas dans mon vocabulaire. Sérieux, vous qui lisez dans mes pensées, je m'en contre fiche qu'il soit avec une meuf ou pas. Il a rit avant de m'embrasser puis il est partit prendre sa douche. En attendant je nous ai réchauffé des lasagnes surgelées parce que sah (*sérieux) trop la flemme de faire à manger. Il est sortit de la salle de bain et on s'est mit à table. Il me racontait sa journée et moi je l'écoutais tel un couple super nul à chier. On a finit la soirée ensemble et c'était plutôt sympa finalement. C'était sûrement une mauvaise idée de me mettre en couple avec lui mais à cet instant même je me sens légère. Je dirais pas que je suis heureuse ou quoi mais je pense que ce masque que je me forçais de garder commençait à s'alourdir alors ça me fait du bien de le laisser tomber quelque temps. Chaques bonnes choses ont une fin comme on dit et je sais pertinemment que notre histoire en aura une puisqu'il exige que je sois rigoureuse et non distraite... Vous devez sûrement vous demander qui est ce "il" mais patience, vous le saurez plus tard... [...] Deux trois mois sont passés depuis que Kamel a emménagé chez moi. Disons que pour l'instant c'est pas un désastre. On s'entend bien, on rigole beaucoup et sa présence ne me déplaît pas plus que cela. Notre couple est assez bizarre mais ça nous va. J'ai décidé de mettre une très courte pause à ma liste de victimes. Je veux me faire oublier du réseau et ne pas éveiller les soupçons de la police qui pourrait très rapidement comprendre le lien entre tous ces morts. Je n'ai pas manqué un seul jour à l'hôpital pour rendre visite à Hayden, toujours munis d'une pétale de rose blanche. J'ai été surprise d'apprendre qu'il les gardent toutes. J'ai vite été prise d'attache pour ce petit garçon, on a l'impression de parler à une personne d'au moins cinq ans de plus. J'évitais son frère à tout prix et Hayden gardait le silence. Mais il est sortit de l'hôpital il y a une semaine, et depuis aucune nouvelle. Un jour alors que je fumais ma clope au parc près de ma maison, j'ai vu Hayden avancer au loin, la tête baissée et son ballon dans les bras. J'ai jetté ma cigarette et je me suis précipitée vers lui. -Moi : Hayden ? -Hayden : Jennah ! Il me serre dans ses bras en les enroulant autour de ma taille. Ses petits yeux verts et ses grosses joues m'avaient manqués. -Hayden : en me relâchant, Ça fait longtemps. -Moi : Ouais t'as vu, alors ça dit quoi ? -Hayden : La fille que je t'ai parlé, mon amoureuse. Je lui ai dis que je l'aimais comme t'as dis et elle m'a dit que elle aussi elle m'a fait un bisous même. -Moi : Trop bien ! Le petit a pécho de la femelle on dirait, riais-je J'ai tapé dans sa main puis je vois sa mine se décomposer quand ses yeux passent derrière mon dos. Je regarde derrière moi et voit Safir son grand-frère que j'adore plus que tout au monde. Il était accompagné d'une belle femme, elle était mignonne, simple et tout. Il nous avait pas encore vu puis il a levé la tête vu qu'on gênait le passage. Il a d'abord froncé les sourcils en mode «wesh c'est qui ce p****n d'avion de chasse tout droit venu du ciel avec qui mon petit frère parle !» et il a tilté. Son sang n'a fait qu'un tour, il attrapé ma gorge puis il m'a plaqué contre le mur derrière nous : -Safir : Toi ! -Moi : Moi. -Safir : Pourquoi tu parles à mon frère ?! -La meuf : Ça va pas Safir, il se passe quoi là ? -Safir : Hayden tu fous quoi avec elle ?! Comment tu la connais ? -Hayden : Euh... -Moi : Hayden dit à ton adorable frère que s'il me lâche pas tout de suite je vais lui offrir un magnifique coup de genou dans ses parties. -Safir : Tu parles comment ? Ta grand-mère la p****n, il a que onze piges ! -Moi : en le giflant, Ma grand-mère à moi c'est une p****n ? -Safir : Sale... -La meuf : EHHH ! Calmez vous, on dirait des animaux -à Safir- déjà lache la et explique moi ce qui se passe. Il obtempère tel le gros chien de la casse qu'il est. -Moi : Ça c'est un bon chien-chien. Écoutes ta meuf. -Safir : Ouvre encore ta gueule je te fais bouffer le sol -à la meuf- c'est cette s****e qui a écrasé Hayden. Après on dit c'est moi qui parle mal devant un petit. -Moi : Techniquement c'était un accident, je suis resté auprès de lui et j'ai été embarqué, je me suis excusé et on est meilleurs amis avec ton petit. Tu vois histoire réglée. Allez salut. J'allais m'en aller mais bien évidemment il me bloque et me plaque une fois de plus contre le mur. Je roule des yeux et croise les bras, agacée. -Safir : Donc tu parlais avec elle et tu m'a rien dis ? -Hayden : Je lui ai promis de rien dire. -Safir : Et alors c'est une inconnu, on règlera ça à la maison, rentre maintenant ! Hayden s'exécute et rentre. -Safir : Toi approches encore de mon frère je vais boire ton sang. En plus il a pas de personalite il est là il reprend les expressions de Kaaris. -Moi : C'est bon t'as fini ? Il me lance un sale regard mais s'écarte pour me laisser passer. Je lui offre un joli sourire hypocrite et pars. Il fait trop le nerveux, il se prend pour un bonhomme mais je suis sûre qu'avec sa meuf ou je sais pas c'est qui, c'est un gros toutou. En tout cas c'est pas lui qui va m'empêcher de parler à Hayden. Je le lâcherais pas pour si peu. Je l'aime trop ce petit. [...] Kamel m'avait demandé de ne pas rentrer trop tard alors après avoir fais quelques courses, je suis rentré à la maison. Je le retrouve assit sur le canapé, plongé dans le noir, même la télévision était éteinte. Il avait le regard fixé vers ses jambes et les coudes posés sur ses cuisses. -Kamel : T'es là. -Moi : Ouais, ça va pas ? -Kamel : Viens je dois te dire un truc, j'espère que tu accepteras et que tu me suivra. -Moi : Explique moi. -Kamel : Ma mère m'a eu assez tôt, elle était enceinte de moi à seize ans mais elle était heureuse, elle m'aimait déjà et mon père aussi. Elle m'a gardé comme tu peux le constater malgré que toute sa famille s'y opposait. Alors que j'avais 12 ans, on rentrait d'une soirée chez la famille. Il était 01h et notre quartier était assez...rude. Un mec l'a v***é alors que j'étais avec elle, elle était...dévastée. C'était la chose la plus horrible qu'elle avait vécu. Même si mon père était là pour elle, elle avait du mal à oublier cette horrible scène et ses souffrances. Surtout qu'au bout d'un moment, mon père est redevenu l'homme v*****t qu'il était. Un mois plus tard, elle apprend qu'elle est enceinte, c'était un enfant maudit selon elle. Elle était plus elle-même, elle était devenu folle. Et puis bref, je t'ai déjà raconté comment elle s'est suicidée. Ce qui m'avait raconté ça m'avait réellement touché déjà qu'il me raconte tout ça en sachant que ça ne se dit pas à n'importe qui et surtout le courage de sa mère. Et elle s'est peut-être donné la mort mais pour moi ce n'est pas un signe de faiblesse. -Moi : Je suis désolée, c'est horrible ce qu'elle a vécue. -Kamel : Ce qui est plus horrible c'est qu'il a seulement eu trois ans de prison. Entre temps il y est retourné. Aujourd'hui il est en taule pour trois meurtres, il a prit perpétuité mais tu vois la prison ça suffit pas. S'il a peur d'une chose, c'est bien la mort. -Moi : Où est-ce que tu veux en venir ? -Kamel : Je vais infiltrer sa prison et le tuer. -Moi : Mais... -Kamel : Alors tu me suis ? «Au-delà de la vengeance.»
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