La lumière revint lentement. Pas celle du seuil. Pas celle des strates supérieures. La lumière réelle. Le soleil. Aelyra ouvrit les yeux dans l’herbe humide. Pour la première fois depuis ce qui lui semblait une éternité, elle ressentait le poids de son propre corps avant celui du réseau. Le vent passait dans les feuilles. Le monde respirait. Et quelque chose avait changé. Elle posa sa main sur la terre. Une vibration douce lui répondit. Pas magique. Pas cosmique. Naturelle. Elle inspira brusquement. — Kaël… Il était allongé près d’elle, déjà réveillé, observant l’horizon avec une intensité nouvelle. — Tu le sens aussi. Ce n’était plus une connexion entre eux seulement. Le monde matériel lui-même… répondait. Le seuil n’était plus uniquement dans les strates. Il avait l


