Avril 1699Chaque jour était comme un nouveau soupir et sous ce ciel bleu sale, le printemps tourmentait cet irrémédiable et malheureux isolement de mon âme … J’avais réellement de plus en plus de mal à supporter cette vie. Elle me détruisait. Les saisons se succédaient et moi, je n’en pouvais plus. Était-ce le dernier printemps que je vivais ? Je l’espérais. Je n’étais pourtant pas dans quelque méandre d’un rêve. Et dorénavant, chaque jour, je me voyais comme m’en allant. Oui, je me souviens de ces terribles mais finalement louables pensées qui éreintaient mon esprit à chaque heure du jour, à chaque heure de la nuit, une horrible prière qui revenait sans cesse ; je buvais du vin, lisais dans ma bibliothèque, regardais les jours qui succombaient, je n’avais que très peu d’appétit, j’aimais


