Matinée du 24 juin 1699Je ne savais plus trop quoi penser de ce qu’il était advenu de ma vie, de cette vie que je menais, de cette existence terne, sans couleur aucune sinon celles de l’ennui, de la tristesse, du désespoir. Et de sinistres pensées assaillaient mon âme meurtrie. Torturé par ces pensées, à chaque instant. Angoissé par elles et leurs échos dans ma tête. Il me fallait trouver une solution à tout ce mal, à cette … peine. Me fallait-il devoir vivre ainsi ? Éradiquer le mal tapi au plus profond de mon âme malade qui m’avait empêché de courir, de rire, de sentir les couleurs, vivre les odeurs, de m’enivrer de soleil aussi. Avec difficulté je me déplaçais dans ma grande demeure. Un verre de vin, je regardais toujours le ciel la nuit avec ses étoiles que je jalousais en secret, n’ay


