XXXIEugénie et Zélie avaient fait preuve de beaucoup d’opiniâtreté en interrogeant habilement les enseignants et les camarades de Jonathan et d’Hubert. Elles en avaient ramené quelques inimitiés plus ou moins avouées, quelques jalousies larvées, mais rien qui puisse expliquer des gestes définitifs. — J’ai pris beaucoup de plaisir à pénétrer le milieu scolaire. J’ai rencontré surtout des gens bien. Les deux garçons n’étaient, à leurs dires, ni pires ni meilleurs que les autres. Ils n’avaient pas d’ennemis déclarés, qui aient voulu attenter à leur vie. Zélie confirma. Elles avaient l’impression d’avoir peu progressé, mais je leur dis que toute information était bonne à prendre et qu’avec des petits bouts de fil, on faisait des grosses pelotes. — Et toi, de ton côté ? me demanda Eugénie,


