IV Jean et Madeleine Maintenant on attendait impatiemment l’arrivée du jeune officier dans le petit appartement de la rue d’Hauteville. D’après l’instant du départ de la dépêche, Pierre avait calculé l’heure du train que selon toute probabilité Jean avait dû prendre, et, d’après ses prévisions, ce dernier serait le lendemain à huit heures à la gare Saint-Lazare. « Oh ! que j’aurais été heureuse d’aller le chercher avec toi, Pierre ! murmura tristement la jeune fille. – Ne crains rien, ma chérie, répondit le jeune homme, nous ne nous amuserons pas en route. Et puis, ajouta-t-il en souriant, tâche de ne pas te réveiller, et le temps te semblera moins long. » Ils se quittèrent sur ces paroles. Pierre et Joël regagnèrent la chambre qu’ils partageaient, et quiconque fût rentré quelques min


