XXXII Les genêts Il est temps de revenir à madame de Beaupréau et à Hermine, que nous avons laissées sous le coup de cette foudroyante lettre écrite par Baccarat à Fernand Rocher. M. de Beaupréau, on s’en souvient, sous le spécieux prétexte d’aller porter à Fernand, en l’accompagnant d’un rude commentaire, la lettre d’Hermine, mais en réalité pour courir porter cette lettre à Baccarat, M. de Beaupréau, disons-nous, était sorti presque sur-le-champ, laissant seules la jeune fille et sa mère. Hermine était demeurée debout, l’œil fixe, dans la morne attitude de ceux que la fatalité frappe si violemment qu’ils n’ont pas même la force de s’abandonner au désespoir, et qu’il y a en eux comme un doute de la réalité. Madame de Beaupréau regardait sa fille avec l’anxieuse attention d’une mère q


