XXXIII Le marquis de Lacy Alors même que M. de Beaupréau n’eût point été tout entier au pouvoir de sir Williams, il était trop dominé par l’appât des douze millions et la possession de Cerise pour ne point obéir au baronnet sur-le-champ. Il alla donc, en sortant de chez ce dernier, voir le ministre et il lui demanda un congé, motivé sur la maladie de sa fille. Le congé lui fut accordé ; le soir même, il montait en voiture, et deux jours après il arrivait aux Genêts. Thérèse et sa fille s’y étaient déjà installées, et commençaient à s’y créer des habitudes, essayant de dominer leur mutuelle tristesse. Comme toutes les fières natures, Hermine s’était repliée en elle-même, ne versant plus une larme, ne formulant aucune plainte ; et quoiqu’elle eût le cœur brisé, elle essayait parfois de


