— M. Daussargues n’est pas là ? interrogea Marie poliment. Frédérine soupira. Elle s’éventa. — À cause de ses affaires, et de cette maudite guerre, M. Daussargues est rarement visible. Certains jours, je me demande si je n’ai pas épousé une ombre. Mais voyez plutôt, nos gardians vont nous offrir un beau spectacle ! C’était sur cette terre difficilement obéissante au bon vouloir de l’homme que les Debazeille d’abord puis les Daussargues ensuite avaient construit le domaine. Des hectares de terre vierge où poussaient maintenant des vignes, des arbres fruitiers, avaient été conquis sur le marais. — Si vous le voulez, murmura Frédérine à son oreille, un jour tout cela vous appartiendra à nouveau. Marie se raidit. — Je ne suis pas à vendre, madame, souffla-t-elle d’un ton glacé sans se re


