Point de vue de Ndoumbé : Dans un brouhaha déchaîné, on me repassa les menottes et les gardes me prennent le bras pour me diriger automatiquement au dehors afin de me ramener dans le fourgon. Pendant tout le trajet, j'avais la tête baissée tandis que mes larmes me brouillaient la vision. J'étais tellement abasourdie, consternée, choquée, déprimée, surprise que je ne pouvais penser à ce qui m'attendait en prison. La seule chose qui revenait en boucle c'est le verbe exécuter. -Descends ! Dit l'un des officiers en me tirant violemment vers lui. Pour la première fois depuis le tribunal, je relevais ma tête. Marem avait raison, c'était une prison de haute sécurité, il y avait du fil barbelé partout sans oublier les trois gardes en haut de la tour de garde qui avait chacun un grand fusil. -


