Il s’appelait Baudoin, ah un bon tombeur, un bon charmeur celui là, j’aurais pu terminer le lycée sans connaître de garçon si je n’étais pas tombé sur lui.
-Prêtre Dimitri : Mais tu le connaissais depuis la classe de sixième ; comment c’est seulement en terminale qu’il est venu te faire tomber ?
Justement non mon père, il était nouveau dans l’établissement, et c’était justement pour ca qu’il avait eu du charme sur moi, il était nouveau, et en plus il était différent, tellement différent, il était beau, brun, gentil, doux, attentionné, ah mon père, mais c’était mon démon à la peau d’ange, et moi je l’ai tellement aimé, alors que pour lui je n’avais été qu’un ènième conquête.
Il sortait d’une autre ville, ses parents avaient déménagés pour le travail alors il les avaient suivi. Je me souviens encore du premier jour ; ce jour où il était entré dans la classe et tout le monde se demandait qui était ce nouveau.
Il était entré, calme, souriant, serein, solitaire, et il s’était rangé seule dans un coin, ca faisait tellement loup solitaire, c’était si charmeur. Toutes les filles nous étions tombées sous son charme. Même des filles qui se négligeaient jusqu’ici, je les voyais désormais commencer à s’arranger un peu.
Toutes les filles le voulaient, c’est comme ca que les rivalités avaient commencées en classe, les disputes, les querelles, les bagarres entre copines ; officiellement ce n’était pas souvent ce gars la raison de la bagarre mais officieusement, au fond on savait tous que c’était à cause de ce garçon, qui lui pourtant continuait de jouer le gars calme dans son coin pourtant il opérait déjà dans l’ombre.
Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais la seule fille qu’il avait ouvertement approché, la seule qu’il avait publiquement dragué au point où tout le monde le savait ; ceci contrairement à toutes les autres filles, qui elles, ce sont elles qui lui couraient après devant tout le monde.
Je pense que c’est cette première différence qui a commencé à me faire flancher ; mais comme j’avais quand même dans ma tête mon objectif de finir le lycée sans connaître de garçon, je résistais d’abord. Mais ce gars savait s’y prendre, il était persistant et patient dans sa conquête, je crois les deux qualités qu’il faut pour faire tomber n’importe quelle fille qui n’est pas occupée.
Au début je l’ignorais, quand il venait s’asseoir près de moi je partais m’asseoir ailleurs, mais il ne lâchait rien, il persistait. En fait je résistais tellement parce que je savais que ce gars là, si je lui donnais seulement 5 minutes de mon temps, il allait me faire tomber comme une feuille, et c’est ce qui s’est passé.
D’habitude je rentrais souvent avec une copine mais ce jour là elle était rentrée plus tôt, elle se disait malade ; donc j’avais dû rentrer seule. Je marchais un peu avant de prendre la moto, et qui vois je ? Ce gars, Baudoin, ce tombeur, lui il n’était même pas venu à l’école ce jour.
Il m’a aussi vu et il a commencé à venir vers moi, mince ; il est arrivé, j’ai voulu l’éviter mais le gars m’a carrément bloqué le passage
-Baudoin : écoutes, depuis je vois comment tu m’évites, je te parles tu ne me réponds pas, tu m’ignores. Pourquoi tu fais ca alors que je veux me rapprocher de toi ?
-MOI : Tu veux te rapprocher de moi pourquoi ? Je t’ai dit que j’avais besoin de nouvelle connaissance ?
-Baudoin : Je ne sais pas mais…
-MOI : écoutes laisses moi passer, je dois rentrer
Je l’ai bousculée et je suis passée, il m’a arrêtée par la main
-Baudoin : Pourquoi tu es aussi fugace ? Je ne vais pas te manger…
Non seulement j’avais aimé qu’il me retienne par la main, oui les films Novelas, mais aussi le ton sur lequel il avait dit « je ne vais pas te manger » était tellement drôle, je n’avais pas pu m’empêcher de lâcher un sourire.
-Baudoin : Wouaw, refais moi encore ce sourire stp, tu es si belle
-MOI : Ohlala, arrêtes ca s'il te plaît, je dois rentrer
-Baudoin : Bon d’accord, juste 5 minutes alors, stp, 5 minutes seulement
-MOI : D’accord je t’écoutes alors, tu as 5 minutes, je dis bien 5 minutes !
Ce gars jouait vraiment bien son jeu, pendant ces 5 minutes, il n’avait rien dit d’intéressant, et c’était exprès, en fait il faisait exprès de ne pas me montrer directement son grand talent de séducteur, pour que je le prenne pour un gars banal et qu’après il puisse me surprendre lorsqu’il me montrerait son visage de séducteur.
Une preuve de plus que ce gars était un expert en séduction, il avait compris qu’avec une fille, si elle sait déjà tout de vous, si elle sait d’avance avec exactitude à quoi s’attendre avec vous, il n’y a plus de mystère, et donc il n’y a pas d’attirance, et donc aucune chance de l’intéresser.
-MOI : Bon ! Tes 5 minutes sont passées, je pars !
-Baudoin : Non stp, bon donnes moi alors ton numéro.
-MOI : Pour quoi faire ? non !
Je ne sais pas comment il avait fait, mais de façon drôle, le gars avait arraché mon sac et avait signé qu’il ne me le remet pas tant que je ne lui donnais pas mon numéro. Je n’aimais pas trop me donner en spectacle, donc je n’avais pas envie de commencer à crier « remets moi mon sac, remets moi mon sac », du coup j’ai succombé à son chantage, je lui ai donné mon numéro.
Quand il a pris mon numéro, je m’attendais à ce qu’il commence à m’écrire, m’appeler, mais rien, le lendemain en classe, il m’ignorait même carrément ; pendant même une semaine c’est maintenant lui qui faisait comme si je n’existais pas.
Honnêtement ca touchait mon orgueil, c’est moi qui était censée être dans le rôle de celui qui ignore l’autre, mais c’est lui qui m’ignorait, à l’intérieur ca m’énervait et du coup il a commencé à m’énerver.
Je faisais même des tours et des tours devant lui pour voir si c’est que vraiment ce gars était en train de m’ignorer alors qu’il y’a quelques jours il me suppliait de lui donner mon numéro ; mais rien, il ne me gérait même pas.
Au final j’avais sa rage, j’ai même voulu en parler à ma copine mais elle a esquivé le sujet là comme si c’était seulement le poison
-MOI : Alvine, tu vois le nouveau là nor ? Baudoin
-Alvine : Oui, il a fait quoi ?
-MOI : Il m’énerve jusqu’à un point que tu n'imagines pas, il se prend même pour qui ?
-Alvine : Ma chérie pardons laissons affaire de garçon là, tu as fais devoir de maths là ?
Bref j’avais laissé le sujet et ma copine Alvine était sortie faire un tour. Pendant que je reste donc seule sur le banc, voilà ce Baudoin qui vient s’asseoir, souriant comme si de rien n’était.
-Baudoin : coucou Kelly, alors quoi de neuf?
-MOI : Tsiuup
J’ai voulu me lever pour partir, mais il m’a encore retenu par la main, orr j’adorais quand il faisait ca.
-Baudoin : Mais qu’est ce qu’il y’a ? Pourquoi tu t’en vas comme ca ?
-MOI : Tu viens me voir, donc tu me connais encore ? C’est pas toi qui m’ignores depuis que je t’ai donné mon numéro ? Même pas un bonjour, rien, en tout cas je m’en fou même.
-Baudoin (sur un ton très sérieux) : écoutes, avant de tirer des conclusions sur les gens, surtout moi, il faut souvent bien te renseigner d’abord, j’ai horreur des gens comme ca, assieds toi que je t’explique.
Il m’avait parlé de façon si autoritaire, j’ai seulement obéis comme une enfant ; il m’a raconté qu’en réalité son père était malade depuis la semaine passée justement, et que ca le tracassait, il n’avait pas le temps de penser à autre chose.
Bien évidemment mon père, tout ca c’était du baratin, mais je l’avais cru, et je m’étais même excusée. On est donc restés là causer un bon moment, puis j’ai vu comment ma copine alvine a voulu entrer dans la classe pour revenir s’asseoir, mais quand elle a vu que j’étais avec Baudoin, elle est restée dehors et lui a lancé un de ces regards noirs, j’avais préféré faire comme si je n’avais rien vu.
Vous vous en doutez, au fil du temps Baudoin et moi on se rapprochait et un soir au bord de la plage, c’était romantique, il m’avait prise ma virginité.
-Prêtre Dimitri : Fornication ma fille ! Ce n’est pas bien ! Un homme qui ne t’a pas épousée n’a pas le droit d’avoir accès à ton corps !
Maintenant je le sais mon père, mais que DIEU me pardonne à l’époque j’étais naïve. Ce gars m’avait prise pas seulement ma virginité, ce gars m’avais pris mon cœur, mon âme, mon esprit, mon cerveau, ah mon père il m’obsédait, je ne jurais plus que par lui, je lui mangeais dans la main.
On avait gardé pour nous deux la nouvelle qu’on sortait ensemble, mais nous les filles comme on aime le Kongossa, j’en parlais souvent à ma copine Alvine, c’était pour la rendre jalouse un peu aussi car au fond je savais qu’elle-même il lui plaisait bien.
Quand je lui en parlais, elle était souvent un peu nerveuse et je pouvais même voir quelques éclairs dans ses yeux, mais elle faisait mine qu’il n’y avait rien.
Le drame commence quand soudainement le prince de mon cœur me dit que pour le bien de ses études, il doit mettre un terme à notre relation, mon cœur avait failli se déchirer. Donc après m’avoir rendue folle de lui, il mettait comme ca un terme à notre relation, et pour quelle raison mon père ?
Je l’avais supplié, supplié encore de ne pas me faire ca, mais il était resté strict sur sa décision et désormais je ne représentais plus rien pour lui, il m’ignorait comme s’il n’y avait jamais rien eu entre nous.
On n’avait dit à personne que c’était fini mais les gens s’en étaient bien rendu compte. Alors ma copine Alvine, tu parles d’une copine, l’amitié entre filles est tellement remplie d’hypocrisie, elle est venue me voir et m’a demandé sur un ton narquois
-Alvine : Alors, c’est comment avec ton chéri Baudoin ?
-MOI : C’est fini entre nous
Elle n’a carrément pas pu s’empêcher d’afficher un sourire, et elle a commencé même une consolation hypocrite
-Alvine : oh non ma chérie ca va aller, les beaux garçons là c’est toujours trop de problèmes
Je savais qu’en réalité elle était en train de me narguer, mais je n’avais pas la force de lui répondre, tellement j’avais mal. Toutefois, comme DIEU connait faire ses choses, la vérité finit toujours par sortir…
-Prêtre Dimitri : De quelle vérité tu veux parler ici ?
Cette hypocrite qui se faisait passer pour ma copine, cette Alvine, c’était une… c’était une g***e ! Je ne sais même pas ce qu’elle est devenue aujourd’hui mais je la hais !
-Prêtre Dimitri : Pas de tels propos ici ma fille ! Calmes toi… !