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Le prix du devoir

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L'intrigue principale tourne autour de deux hommes d'affaires italiens richissimes, Alberto et Diego, dont l'intégrité morale est mise en doute.

Adriana, journaliste d'investigation, est également l'épouse du juge d'instruction Marco. Ce dernier a été assassiné pour avoir refusé de collaborer avec des trafiquants et des contrebandiers. Adriana se lance alors dans une enquête pour tenter de discréditer la réputation d'Alberto et Diego.

Cependant, Adriana se fait kidnapper et séquestrer dans une caverne délabrée. Le jour de son e********t, son fils Antonio, âgé de 4 ans, est arraché de force à sa mère. Il a passé plusieurs années dans la rue avant d'être recueilli par la gouvernante de la maison, qui le place dans un foyer d'enfants. Après de brillantes études, Antonio devient commissaire de la police des stups. Dès son plus jeune âge, il a juré de démanteler et d'arrêter le patron du « manoir des diables ».

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Synopsis
Alberto et Diego, deux hommes d’affaires richissimes italiens dont l’honnêteté est mise en doute. Adriana, journaliste  d’investigation et épouse de Marco, juge d’instruction, tué pour avoir refusé de collaborer avec des trafiquants et contrebandiers, tente de découvrir la vérité pour jeter le discrédit sur leur réputation.             Mais, elle va être enlevée et retenue prisonnière dans une cave délabrée. Le jour de son e********t, Antonio, son fils de quatre ans séparé d’elle de force va passer plusieurs années dans la rue avant d’être récupéré par la gouvernante de maison qui va le placer dans un foyer d’enfants. Après des études brillantes, il va devenir commissaire de la police criminelle des stups.           Depuis tout petit, il a juré de démanteler et capturer le patron du manoir des diables. Réussira-t-il à atteindre son but et à restaurer l’ordre dans sa ville ? Avant la mise en œuvre du plan d’action du nouveau commissaire, Fausto, l’inspecteur principal de la police criminelle, va enquêter, plusieurs années plus tôt,  sur une série d’actes criminels qui varient entre agressions, mauvais traitements, k********g, meurtres, blanchiment d’argent et autres. Au fil de ses enquêtes, Il va être confronté à plusieurs mystères et situations pleines de suspense.                                                                           QUATRIEME DE COUVERTURE             « Tu as détruit ma vie, espèce de canaille et je vais te rendre la pareille au centuple. Sous peu, l’heure fatidique de ta fin sur terre va sonner. C’est ma décision de te faire sauter le crâne avec ce flingue, qui me rendra justice hors du prétoire d’un tribunal, dit-elle. »                                                                                             PREMIERE PARTIE                                                                                             I            C’était un vrai sauvageon. Il avait passé sa première enfance dans la rue. Par la force des choses, il s’est acoquiné avec une horde de chérubins abandonnés à leur sort ou ayant fugué de leur foyer par manque d’un tant soit peu d’amour et d’attention parentale. Il s’essayait à faire la manche, à exécuter des tâches ménagères superflues moyennant quelque récompense modique et insignifiante. A l’instar d’autres délinquants qui le dépassaient en âge et en expérience, il s’est initié au vol à la tire qu’il pratiquait avec prudence.             La plupart des victimes dont il avait réussi, sans coup férir, à subtiliser des objets de valeur, étaient entre autres des personnes âgées, incapables de le traquer, de crier au voleur ou de se montrer à tout le moins si alarmistes.           A la manière d’un chien enragé ne craignant pas le danger, il avait appris à se défendre. A maintes reprises, il avait tenté d’user, sans regret, de tout objet tranchant qui aurait grièvement blessé ou même provoquer la mort de l’un de ses agresseurs.            Il s’est habitué à ne point prendre soins de son corps, ni se laver les mains ni se couper les ongles crasseux et se libérer in fine de cette sorte de suie qui barbouillait son visage enfantin et ses cheveux embroussaillés.           Tout comme le reste de ses congénères, il ne portait pour tout vêtement qu’une vieille chemise sale et délavée et un pantalon de jean dépenaillé et rapiécé par endroits. Il se chaussait, en toute circonstance, d’une paire d’espadrilles sans chaussettes, émaillées de quelques trous qui ne servaient à grand-chose sinon, du moins à rafraîchir ses pieds et atténuer l’odeur du renfermé qu’ils sentaient.            Il était tellement frustré du moindre confort, susceptible de  l’aider à s’épanouir au milieu des siens, qu’il s’est résigné à accepter son destin et se à contenter de coucher, à même la terre, sur des morceaux de carton ramassés dans les poubelles.           Pour se protéger contre le froid des nuits parfois si glaciales, il avait amplement la chance de se partager avec deux ou trois autres sans-abri une et une seule couverture, médiocrement chauffante, aussi rêche et râpeuse que toute abîmée et infestée de poux. Ses camarades et lui l’avaient bel et bien filée à un pauvre clochard qui avait, lui aussi, élu domicile dans  cette sorte de porcherie.          Pour assouvir sa faim, il ne mangeait que les miettes de repas froids et avariés. Le plus souvent, il tombait malade et se plaignait tout comme ses camarades de douleurs intenses qui n’étaient dues dans la majorité des cas qu’à une dysenterie fréquente.              Mais avec cette faim de loup qu’il avait, entre temps, il ne tenait compte d’aucune notion d’hygiène exprès ou par ignorance, et mangeait tout ce qu’il lui tombait sous la dent.            Sa vie d’enfant miséreux et pauvre s’annonça ainsi le jour où sa mère, qui n’avait pas d’autres alternatives que de l’abandonner de force sur le trottoir pour se plier au bon vouloir de trois inconnus cagoulés et armés de flingues, qui l’avaient kidnappée et conduite à bord d’une camionnette banalisée, disait-on, pour la tuer ou la livrer vivante  à son bourreau.            Il était encore en bas âge et pas en mesure de faire la part des choses, faute de lucidité d’esprit et de discernement. De ce fait, il ne savait d’aucune manière ce que sa mère avait fait de si grave pour que l’on s’en prît à elle. Pour tout dire, il ne gardait que quelques vagues souvenances de ce qui s’est produit bien que le spectacle de cette scène de rapt qui s’est déroulé sous ses yeux ne cessât d’effleurer son esprit et de le questionner.            Pour survivre comme tel et se prendre en charge tant bien que mal, l’enfant de quatre ans qu’il était, comme un poussin de perdrix grise effarouché, séparé de sa mère lors d’une vénerie ou d’une battue aux gros gibiers, déambulait tout seul et par simple instinct dans les dédales des rues.           Son engagement au milieu des sans-abri était accidentel et il n’était pas tenu à lui seul de changer le cours de sa vie sans le recours des adultes. En l’espace de quelques semaines, il s’est intégré en dépit de sa peur et de sa méfiance démesurée dans un trio de petits délinquants qui lui avaient appris selon leur pédagogie propre tous les mots de passe et tout le lexique nécessaire à leur communication.              Il avait passé six années de sa tendre enfance dans le bouillonnement chaotique de sa ville natale qui était le foyer chauffant où s’activaient de façon sporadique les voies de fait et la criminalité des uns à l’encontre des autres. C’était dans la souffrance, la sévérité des conditions de vie, la peur et l’insécurité qu’il s’est forgé pour autant une personnalité d’un dur à cuir capable de repousser le danger à sa manière. .                Depuis la disparition de sa mère qui reste à tout jamais un événement des plus fâcheux voire scandaleux qui l’avait marqué au fer rouge, l’opinion publique n’en cessait pas moins de se perdre en conjectures sans avoir la moindre idée sur le genre de ravisseurs.              Le jour de cette opération d’e********t si rapide et imprévisible, le temps était pluvieux et le ciel s’annonça dès le petit matin si sombre et alourdi d’une nuée de nuages sans précédent. La voie publique regorgeait tellement de véhicules et de piétons qui vaquaient à leurs occupations que la confusion et l’indifférence régnaient en maître et personne n’avait le temps ni l’envie de s’occuper des tracasseries de l’autre.              L’action fut si rapide et se déroula sous les yeux même de son fils dès que la victime descendit de sa voiture et s’en détacha quelques mètres en prenant la direction de la crèche maternelle  avec lui pour régler comme d’habitude les frais mensuels de sa scolarité.            Seul un vieux gardien de voiture, borgne et nonchalant, planté dans un coin de parking et titubant encore de sommeil a pu observer les ravisseurs, mais, faute de vigilance et de lucidité, il n’a absolument rien compris de la situation pour relever le numéro d’immatriculation du véhicule utilisé et le signaler, avec n’importe quel moyen, à tout le moins à la police ou en alerter les voisins du quartier.            S’apercevant un peu tard de la stupeur de l’enfant qui resta ébahi, il se leva pour aller le voir de près et s’enquérir de son problème. Comme il a été tout paniqué, l’enfant avait pris la poudre d’escampette et se cacha sous une vieille camionnette immobilisée avant de se perdre dans les ruelles de la ville.                                                                                    II             On l’appelait Mme Adriana Marco. C’était une journaliste d’investigation. Elle avait trente ans, mère de deux enfants, Antonio et Laura, respectivement âgés de quatre et 10 ans. C’était une femme souple et haute de taille, efflanquée et blondinette. Elle avait les cheveux châtains et courts, les yeux verts, le regard perçant qui dégageait l’expression d’une certaine intelligence démesurée, les pommettes saillantes, le nez droit, les lèvres charnues et toujours couverte de couleur rouge foncé, le menton  sensiblement pointu et peu charnu.             Mme Adriana était aussi une femme laborieuse et déterminée, qui incarnait le portrait type d’une personne perfectionniste, disposée à travailler avec acharnement et minutie. En outre, elle était le genre de femme opiniâtre et persévérante qui ne conçoive la réussite qu’après un douloureux effort.            L’information sur des sujets brûlants était pour elle une affaire sacrée. Et c’était dans ce sens qu’elle s’est mobilisée corps et âme dans la recherche du renseignement exact et digne de foi pour divulguer à ses lecteurs et mettre à nu tout le mystère de blanchiment d’argent et de trafic de stupéfiants qui se cache, entre autres, en filigrane derrière toutes les transactions commerciales de grande importance tout comme la participation au  financement de projets économiques vitaux.             Mme Adriana était le prototype de la personne stricte et loyale qui n’a jamais cessé de défendre becs et ongles les intérêts souverains de son pays contre le commerce illicite pratiqué clandestinement par ceux qu’elle considérait dans ses enquêtes de terrain comme étant une horde de contrebandiers criminels et dévoyés.             Marco, son mari était juge d’instruction. C’était un homme de taille normale, à la belle allure et aux traits réguliers, sévère, implacable et pour tout dire incorruptible. Il avait quarante ans quand il a été assassiné avec son chauffeur par une b***e de criminels qui les ont interceptés alors qu’ils roulaient sur une route secondaire, sinueuse et pleine de crevasses, traversant une zone montagneuse. Les victimes, qui n’avaient pas d’arme pour se défendre, ont été jetées dans un ravin après avoir été tués par balles. Mais leur voiture a été laissée intacte sur le côté bas de la route.               L’assassinat du juge et de son conducteur avait provoqué un tollé général. Le commissaire Claudia, chef de la brigade criminelle des stups, se jura de traquer les meurtriers de l’organisation lambda et de les poursuivre jusque leur dernier retranchement.            Dès qu’elle a été prévenue de la mort de son mari par la police, Adriana qui connaissait déjà les méthodes utilisées par Alberto, le chef de cette organisation, avait si vite compris que son meurtre n’était pas un fait de hasard et que c’était une action de représailles pour dédommager la perte de certains de ses hommes sévèrement jugés et jetés aux oubliettes. Elle connaissait théoriquement cette organisation de fond en comble, mais elle ignorait le chemin qu’il fallait emprunter pour l’atteindre.                                                                          III            Le jour où elle a décidé d’aller rencontrer Alberto, elle s’est fait passer pour une femme d’affaires qui s’activait dans la commercialisation des produits de luxe et mode  et qu’elle était à la recherche d’un nouveau partenaire pour élargir son influence sur le marché local.             Comme il a apprécié l’idée de pouvoir investir dans le domaine des produits cosmopolites pour blanchir son argent et camoufler son activité illicite, Alberto avait accepté sa proposition. Pour ce faire, il a chargé quelques uns de ses hommes les plus dignes de confiance d’accomplir cette mission sans faire le moindre bruit qui pourrait circuler à son sujet.            Adriana qui avait pris le risque de se mettre dans la gueule du loup, appliquait la consigne qui dit motus bouche cousue. Son mari qui était encore en vie, ne doutait jamais de l’esprit téméraire de sa femme, mais il ne savait rien de cette sorte de défi qu’elle s’est lancé.           Pour éviter de le surprendre par sa nouvelle aventure ou lui mettre la puce à l’oreille, elle gardait son attitude normale et faisait mine d’avoir été choisie par le rédacteur en chef de son journal pour aller enquêter sur une affaire de mauvaises mœurs, nouvellement éclatée dans le sud de l’Italie.            Le juge d’instruction qui croyait toujours à la sincérité des paroles de sa femme, n’en croyait pas ses oreilles cette fois-ci, mais il n’avait pas insisté pour en savoir plus. Il ne voulait pas s’immiscer à chaque instant dans le secret du métier de son épouse bien qu’il ne fût pas mauvais pour lui d’en savoir plus sur la recrudescence de débauche qui prévaut dans la société.             Sur un appel téléphonique bref, Adriana qui s’est fait belle en s’habillant à la manière d’une vraie affairiste, quitta la maison après avoir sensibilisé instamment Malika, la bonne, de s’occuper des enfants, Antonio et Laura, de ne pas perdre de vue les consignes habituelles concernant, les courses, le ménage, la cuisine, la vaisselle, la lessive et la garde des enfants.             A son arrivée au point de rencontre prévu, la journaliste et pseudo femme d’affaire, marqua un point d’arrêt et fit un tour d’horizon pour faire signe de sa présence et en l’espace de quelques secondes, une Range Rover 4x4, de couloir noire, s’arrêta pile à ses pieds. Dès que l’un des hommes cagoulés lui annonça le mot de passe en ouvrant la portière arrière, elle monta sans hésiter. En sortant à peine de la ville, l’homme qui s’asseyait à côté d’elle lui lia les mains et banda les yeux sans commenter son geste si rapide.        —  Mais, attendez ! cria-t-elle. Qu’est ce que vous faites ?     — Rassure-toi, madame ! lui répondit l’homme à la voix enrouée. Tout va bien et nous n’avons aucune autre explication à te donner.    — Adriana, surprise par cet acte de non respect, se sentit prise au piège et leur demanda :   — Dites-moi, messieurs ! Qu’est ce qui vous prend pour me traiter de la sorte ? Je ne suis pas une criminelle, bon sang !    —  Qui que tu sois, tu dois te plier à nos consignes.    —  Mais je ne vois plus rien ! dit-t-elle.     — C’est ce que nous désirons, madame. Alors, tais-toi, sinon on va te bâillonner, menaça-t-il.    — Oh ! Mon Dieu ! cria-t-elle, quelle bêtise ai-je commise  pour être traitée de la sorte ?    — Alors, ça suffit, madame ! Arrête de nous casser les oreilles ! Et n’en rajoute pas une couche. Quand tu seras arrivée saine et sauve, tu nous remercieras sûrement.           Sur ces paroles, Adriana garda le silence. En reprenant ses esprits, elle se mit à aligner ses idées et à concevoir la bonne stratégie pour tromper la vigilance d’Alberto et sortir gagnante de cette aventure. Pour mieux se concentrer, elle appuya sa nuque sur la cale-tête de son siège, chercha la meilleure position confortable et adéquate, vocalisa toute son attention sur le chef de l’organisation lambda qu’elle détestait voir en peinture.            Mais elle croyait fermement que son travail de journaliste chevronnée allait l’emporter sur la passivité et le laxisme de certains de ces collègues qui préféraient passer pour des chiffes molles plutôt que de risquer leur vie à s’empêtrer dans ce genre d’investigation qu’ils considéraient comme étant peine perdue.           Le devoir de combattre à sa manière était pour elle une raison suffisante et une nécessité impérieuse d’affronter ce magnat de trafic et de découvrir à son insu son vrai visage de baron d’argent sale. Ce long trajet parcouru dans presque six heures de route à bord de cette voiture luxueuse, était pour elle une occasion précieuse de tendre l’oreille à cette conversation intéressante, à plus d’un titre, que tenaient ces trois hommes. Ils parlaient tantôt en espagnol pour se faire passer des messages et tantôt en idiome local pour aborder des généralités inutiles et vide de sens.             Ils ne savaient pas que la femme dont ils ont lié les mains et bandé les yeux maîtrisait, elle aussi, la langue de Cervantes parce qu’elle a vécu pas mal de temps au Mexique avec ses grands parents qui l’avaient prise en charge lorsque sa mère, d’origine italienne et veuve à l’époque, a péri dans le crash d’un avion en partance à Paris.             Elle avait tout compris et pris connaissance des premiers éléments qui pourraient servir à esquisser la trame de son prochain article. Elle avait une mémoire d’éléphant et n’avait nullement besoin de coucher quoi que soit sur papier. C’était sa particularité de journaliste de taille qui se remémorait sans le moindre effort l’essentiel de tout ce qu’elle avait lu ou entendu.           Afin de s’abstenir de poser des questions, elle se contenta uniquement de demander à boire pour étancher sa soif. L’homme qui s’occupait d’elle lui mit le goulot d’une bouteille à la bouche et elle a bu de bonnes gorgées d’eau. Quand elle finit, elle se mit à humecter les lèvres avec le reste de sa dernière gorgée en se limitant à lancer à leur adresse :     — Merci, les gars ! C’est gentil !    — Est-ce que tu as besoin d’autre chose ? dit l’homme.    — Non, repartit-elle.    — Pas même une cigarette ? dit l’autre.    — Tais-toi ! cria le chef de bord. Occupe-toi de ton volant. Si jamais Alberto apprend ce mauvais agissement, il n’hésitera pas un instant à t’envoyer en enfer. Alors fais gaffe ! Et ne recommence plus à faire l’imbécile.    —  Ok !  J’ai compris, mec.          A travers cet échange de bribes entre ces zigotos, Adriana avait compris qu’elle était entre de bonnes mains et qu’elle ne devait pas se montrer comme une timorée. Ainsi, elle lança de but en blanc :     — Vous ne pouvez  pas vous arrêter quelques minutes pour me laisser le temps de me soulager ?    —  Si ! Si ! Arrête ! cria l’homme qui s’occupait d’elle.          Il l’avait amenée à l’intérieur d’une sorte de chaumière abandonnée et l’attendait à l’extérieur en lui disant :    — Je t’attends dehors, prends ton temps !     — Mais enlève-moi ces trucs gênants !          L’homme qui devait la traiter comme une hôte de marque s’exécuta en s’abstenant du moindre commentaire.          Après quelques minutes d’arrêt, la voiture reprit la route. Adriana qui n’a vu que l’intérieur de ce taudis délaissé, n’avait aucune chance de se repérer. Elle laissa tomber et considéra que ce n’est qu’un détail superflu. Les trois hommes se parlaient de leur dernière étape pour arriver à l’organisation lambda. Le chef d’équipage répondit au téléphone :   —  Oui patron ! Tout va bien. Votre hôte est saine et sauve.       Après avoir écouté son chef, il reprit :      — Nous ne sommes pas loin maintenant. Nous serons arrivés dans presque une heure.           Puisque le téléphone n’était pas en mode haut parleur, Adriana n’a pas pu entendre la voix de ce patron, mais elle a vite compris que ça ne pouvait être qu’Alberto en personne qui s’enquit de la situation.            Quand la voiture klaxonna en ralentissant, la journaliste se rendit compte que la barrière d’un portail gardé se leva et que le moteur du véhicule se relança de plus belle à son rythme habituel. Dès son arrivée au garage situé dans le souterrain, la voiture s’arrêta et le chauffeur coupa le moteur.            Un homme de haut gabarit, avec une grande moustache, une barbe en favoris, qui semblait être le bras droit du patron était sur place. Adriana, qu’on a fouillée de fond en comble, débandée et déliée, remarqua qu’il avait un revolver accroché au ceinturon et qu’il était habillé et chaussé à la manière d’un cowboy dans un ranch.             Après un salut d’usage, il l’amena dans une grande pièce qui avait l’air d’une salle de réunion, meublée d’une longue et large table en bois rouge avec des chaises fauteuils en cuir noir qui avait l’air d’une salle de réunion. Adriana a été subjuguée entre autres, par la qualité des tableaux accrochés au mur et par l’embellissement et la valeur de magnifiques lustres de grande taille qui pendaient du plafond.             Peu de temps après un serveur, proprement habillé, entra dans la salle avec un plateau ovale argenté, garni de rafraîchissements et d’amuse-bouches qu’il posa devant elle en signe de générosité et d’hospitalité.                                                                                      IV            Sans perte de temps, Alberto, le chef de l’organisation lambda, accompagné de ses collaborateurs les plus éminents, suivi de deux gardes armés prêts pour parer à toute éventualité, fit son entrée dans la salle et passa directement vers Adriana, qui se leva pour faire preuve de civilité et de gentillesse. Ils se sont serrés la main chaleureusement et il lui souhaita la bienvenue au siège de son organisation, puis il lui présenta les hommes de son staff.              L’homme qu’elle vint de saluer était un quinquagénaire, de haute taille, corpulent, aux cheveux lisses et clairsemés, moustache en brosse à dents, barbiche noire taillée en pointe, visage ovale et épanoui, yeux étincelants et regard perçant. Il avait les oreilles au lobe allongé, les lèvres minces. C’était quelqu’un qui paraissait hautain et arrogant et sa voix était si sonnante et amplifiée qu’elle faisait frémir au premier abord. Il était habillé élégamment.            Dès que tout le monde prit place, Alberto s’adressa à son hôte en esquissant un sourire béat :      — Madame, je suis très content que tu sois là parmi nous. Si tu ne le savais pas encore, je tiens à te préciser que notre entreprise est spécialisée dans la fabrication des boissons alcoolisées. Nous avons pas mal de brasseries qui sont implantées dans quelques villes du pays et nos actionnaires sont des personnes crédibles et importants.           Néanmoins, nous investissons notre argent dans d’autres domaines comme l’hôtellerie par exemple. Pour ce qui des produits cosmétiques, nous sommes frais et dispos à accepter votre proposition.      — Je vous remercie, monsieur Alberto, dit-elle. Ne le prenez pas mal si vous voyez que je suis venue vous voir toute seule et sans être accompagnée de secrétaires ou comptables et encore moins de certains de mes collaborateurs. Je vous prie de considérer ma première visite au siège de votre organisation comme étant une prise de contact qui me permettra de vous connaître de prime abord. La prochaine fois, je serai fin prête à passer un marché avec vous.     — Nous avons tout le temps devant nous, madame, dit-il, mais rappelle-moi ton nom s’il te plait !     — Je m’appelle Lucia, dit-elle de façon spontanée qui n’attire aucun soupçon.     —  Enchanté, Lucia, dit Alberto.     — Bon, je dois retourner au travail, dit-elle. Voulez-vous me ramener chez moi.          Alberto qui avait un faible pour les femmes lui avait préparé une grande surprise.      — Moi, Alberto, je suis un homme mondain, qui aime passer du bon temps avec mes amis et en particuliers mes partenaires. Lève-toi et viens avec moi. Nous devons discuter, toi et moi, seul à seul.         Lucia n’en crut pas ses oreilles. Mais dans ce genre de situation, elle était bien préparée pour parer à toute éventualité. Elle savait comment se comporter avec ce genre d’homme.      — Avec plaisir, monsieur Alberto, reprit-elle, mais, il faut que je rentre chez moi avant la tombée de la nuit. Ma grand-mère ne peut pas être tranquille si je ne suis pas près d’elle. C’est une femme âgée qui ne peut pas se débrouiller toute seule pour prendre ses médicaments.      —  Et toi, tu vis seule avec elle ? demanda-t-il.      — Non, il y a aussi la bonne qui loge chez moi. Mais c’est une femme rustre et illettrée et elle ne s’y connait pas en posologie quand il s’agit de médicaments.     — Tu es n’es pas mariée ? demanda Alberto.    — Je l’étais ! dit-elle en poussant un long soupir pour feindre d’exprimer son regret.         Elle baissa les yeux comme si elle voulait éviter ce sujet, puis elle reprit :    — Mon mariage a été une catastrophe et je n’aime pas en parler davantage.         Malgré la mauvaise impression sur le mariage et peut-être sur les hommes qu’elle a insinuée, Alberto qui n’a jamais raté son coup n’a accordé aucune importance aux paroles de cette femme et il voulait qu’il soit sienne cette nuit.         Il l’amena dans un salon richement meublé, contigu à sa chambre à coucher et l’invita à passer du bon temps avec lui :    — Voici mon petit monde secret, installe-toi et dis-moi ce que tu veux prendre, dit-il.           Lucia esquissa de temps en temps un petit sourire courtois, histoire de camoufler son appréhension et sa peur d’être prise en otage par ce criminel qui ne pensait qu’à coucher avec elle.           Pour lui faire plaisir et exprimer son contentement avec des gestes de femme civilisée et élégante, il préféra prendre une coupe de champagne et la déguster avec délectation et savoir vivre.          Alberto, qui lui avait tendu le verre, s’est montré très galant envers elle en la dévisageant avec considération et intérêt avant de reprendre la conversation et de dire  à sa grande surprise :    — Les femmes comme toi, Lucia, sont rares et valent leur pesant d’or. Les découvrir est pour moi une tâche beaucoup plus difficile que de les croiser sans peine.           Pour détourner la conversation et ne rien dire sur cet éloge,  Lucia lui demanda à tout bout de champ :      —  Puis-je vous poser une question, monsieur Alberto ?       — Les questions, c’est moi qui les pose et encore moins quand je me retrouve avec une femme si jolie comme toi. Mais, puisque tu es chez moi, je peux te faire une exception. Vas-y ! Dis-moi ce que tu veux savoir et je te répondrai sans ambages.       — Une chose a attiré mon attention, dit-elle, et en tant que votre partenaire potentielle, je veux savoir les raisons pour lesquelles vos hommes m’ont bandé les yeux et liée les mains avant de m’amener ici.     — Alberto, dit-il, a autant d’amis. Il les connait sur les bouts des doigts et il a tellement confiance en eux, mais quant à ses ennemis, il les ignore et ne sait pas exactement le lieu et le moment où ils pourraient se manifester. C’est pour cette raison et pour d’autres que je ne suis pas obligé de te citer. Nous prenons jours et nuits toutes nos dispositions pour ne pas être pris de court. Bon, n’en parlons plus de ce genre de tracasserie et profitons, toi et moi, du moment présent. Moi, je compte beaucoup sur ta compagnie et j’aimerais bien que tu passeras la nuit ici pour connaître nos habitudes. Tu auras tout ce qu’il faut. Toutes mes servantes seront mobilisées pour répondre à tes services. Moi aussi, je souhaiterai un jour te rendre visite pour te mieux connaître.            Lucia savait bien qu’elle avait affaire à un des hommes les plus dangereux, qui pourrait abuser d’elle à n’importe quel moment, et à cet effet, elle ne pouvait                       

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