Antonia. – Moi qui jusqu’ici m’étais tenue pour une madrée, je te confesse de m’être qu’une coïonne. Nanna. – Venait le temps du Carnaval, qui est le supplice, la mort et la ruine des pauvres chevaux, des pauvres habits et des pauvres amoureux. Je commençais à entreprendre un des miens, qui avait plus de bonne volonté que d’argent, un peu après la Noël, alors que les masques commencent à paraître. On n’en voit pas encore beaucoup, mais ils font si bien que de jour en jour ils multiplient ; c’est comme les melons : il en vient cinq ou six chaque matin, puis dix, douze, puis une pleine corbeille, puis des tas, puis il y en a à jeter. Je te disais donc que les masques ne façonnaient pas encore lorsque mon tout-en-fumée me dit, me voyant la mine de quelqu’un qui veut être compris sans ouvrir


