Chapitre 13

2023 Mots
Je venais de me faire dérober mon téléphone par un jeune homme. Je n'arrivais pas à réaliser ce qui venait de m'arriver. Tout s'était passé très vite, je voyais cette silhouette s'éloigner au loin avec mon téléphone mais j'étais impuissante. Jamais encore une chose pareil ne m'était arrivée. J'étais tellement surprise que je ne savais même pas que faire. J'étais incapable de réfléchir, je ne savais pas s'il fallait que je crie ou alors que je me lance à la poursuite de cet individu. Sans même que je n'y prête attention, Holland avait vu la scène et en avait immédiatement parlé à Edward. - Il m'a volé mon téléphone, criais-je. C'était une réaction tardive mais spontanée. Je pouvais voir l'individu partir en courant au loin. Holland vint immédiatement vers moi. - Cette zone est très dangereuse Marvel, tu ne devrais pas rester toute seule ainsi, me dit Holland. J'étais dans tous mes états, j'étais choquée car ce fut bien la toute première fois qu'une chose pareil m'arriva. Holland me raccompagna à la voiture et aussitôt, Edward vint m'y rejoindre. - Je suis vraiment désolé qu'on t'ait volé ton téléphone, me dit immédiatement Edward. - J'en suis tout autant désolée, lui dis-je. Acheter un nouveau téléphone revenait à dépenser une petite fortune que je n'avais d'ailleurs pas. J'avais du mal à vivre à Londres avec le budget insuffisant que me donnait ma mère et voici, je me disais qu'il fallait que j'achète un nouveau téléphone, le plus tôt possible. - J'aurais dû le poursuivre et peut-être qu'il me l'aurait rendu, redis-je. C'était juste une pensée que j'avais dite tout haut par mégarde, ou plutôt, sous l'emprise du désespoir. - Tu ne l'aurais jamais rattrapé et si tu t'étais entêtée à le poursuivre, il t'aurais fait du mal, me redit Edward. - N'empêche qu'en me volant mon téléphone, il m'a tout autant fait du mal, redis-je. - Je sais bien que tu es en colère et j'en suis vraiment désolée vu que c'est moi qui t'ai emmenée dans cet endroit. Ici, ils sont vraiment dans le besoin. Ils volent pour survivre, tu aurais dû rester derrière moi ou même dans la voiture Marvel. Edward avait raison sur ce coup, j'aurais dû faire un peu plus attention mais hélas, je me retrouvais dans le village de "si je savais". Je gardai mon silence après le sermon d'Edward car oui, je me sentais coupable de ce qui venait de m'arriver. Je ne cessais de penser à la dépense supplémentaire que j'allais faire pour remplacer mon téléphone volé car il m'en fallait à tout prix un nouveau. Holland démarra la voiture aussitôt. Nous roulâmes pendant quelques instants et ensuite, Holland fit escale devant une maison de téléphone mobile. J'en fut très surprise. Holland sortis de la voiture et nous laissa seuls Edward et moi. - Pourquoi nous sommes nous arrêtés là ? demandais-je à Edward. - Il te faut un nouveau téléphone n'est ce pas! me dit Edward. - Ce n'est pas la peine, je puiserai dans mes économies pour m'en acheter un nouveau, dis-je. Je ne souhaitais pas qu'il porte la responsabilité de mon erreur, je ne souhaitais tout autant pas profiter de sa générosité. Je ne voulais surtout pas qu'Edward pense que j'étais une jeune femme intéressée. - Chérie, ne me retire pas le privilège de réparer mon erreur, je suis celui qui t'a emmenée dans cet endroit, je me dois de t'acheter un nouveau téléphone. - D'accord, lui dis-je. - Marvel, tu ne devrais pas être aussi réfractaire à tout ce que je te propose, je suis ton petit-ami et donc, je peux me permettre de te faire des cadeaux quand j'en ai envie, déclara Edward. - Je sais bien mais je n'aimerais pas non plus profiter de ta générosité, répliquais-je. - Le jour où tu en abuseras, je te le ferai savoir, me répondit Edward. Il se pencha vers moi et m'embrassa tendrement. Il le faisait si souvent que je finis par trouver cela plaisant, j'adorais ressentir la douceur de ses lèvres contre les miennes. - J'aimerais que nous allions chez-moi, si tu es d'accord, me dit Edward. - Tu sais, aujourd'hui, j'avais l'intention de chercher un job mais tu m'en as empêché avec ton programme improvisé, lui dis-je. - Si je comprends bien, tu es libre pour la journée ? me demanda t-il. C'était comme si il faisait exprès de ne pas m'écouter, il ne comprenait que ce qu'il souhaitait comprendre dans tout ce que je pouvais bien lui dire. - Non, je dois faire des courses car c'est moi qui cuisine aujourd'hui, lui répondis-je. - Dois-je comprendre que tu ne vis pas toute seule? me demanda de nouveau Edward. Ce n'est qu'à cet instant que je me rendis compte que j'avais encore tout plein de choses à dire à Edward à mon sujet. Il était évident que nous ignorions encore plein de choses l'un de l'autre. - Je cohabite avec Jany, on va à la même université, dis-je. - La vie d'étudiant ! s'exclama Edward. - Allons chez moi et là bas, tu trouveras certainement tout ce dont tu as besoin, me redit-il. C'est quand Edward dit cela que je compris qu'il n'y avait pas plus borné que cet homme. Néanmoins, les petits moments que nous passions ensemble me permettaient de le connaître d'avantage, je savais maintenant qu'il n'était pas du genre à lâcher l'affaire. Je compris donc que c'était à moi de m'accoutumer à sa manière d'être afin de l'emmener à me comprendre aussi. - Je préfère que nous nous arrêtions pour que je puisse faire mes courses et nous irons chez toi ensuite. Ainsi, quand il sera temps, je rentrerai chez moi avec mes courses, dis-je. Edward ne regimba pas du tout. Nous avions parlé pendant longtemps et nous n'avions pas vu le temps passer, voici, Holland était déjà là. Il avait un paquet en main et je savais bien qu'il m'était destinée. Il me le remit et je l'ouvrit sans même hésiter. C'était un nouveau téléphone, la nouveauté du moment en plus. Holland avait fait reconduire ma carte sim et aussi les contacts. J'avais un nouveau téléphone et en plus, on aurait dit que je n'avais pas perdu grand chose. Après avoir récupéré mon adresse mail, j'avais tout récupéré, mes images et le reste. - Avant d'aller à la maison, arrêtes-toi dans un supermarché car mademoiselle aimerait faire des courses, dit Edward à Holland. Aussitôt dit, aussitôt fait, Holland avait fait arrêt devant un super marché. Être en couple avec cet homme plus âgé s'annonçait moins difficile que je ne l'avais pensé. Edward était différent, il m'écoutait et me respectait, cela ne changea pas jusqu'à ce que des révélations choquantes nous séparent. Je savais ce qu'il me restait à faire et donc, j'étais prête à descendre de la voiture pour faire mes courses. - Laisse, Holland fera les courses pour toi, me dit Edward quand il vit que j'avais l'intention de descendre de la voiture. - Mais non, ce sont mes courses donc c'est à moi de les faire, dis-je. Je sortis aussitôt de la voiture car je savais bien qu'Edward ne dirait plus rien. Je fis toutes mes courses aussi rapidement que j'en avais l'habitude et j'étais déjà de retour dans la voiture. Holland vint m'ouvrir la portière et il démarra. On roula jusqu'à chez Edward et ensuite, Edward donna à Holland du repos. Après qu'Holland soit parti, je fus curieuse de savoir qui me ramènerait. - Holland reviendra t-il me chercher pour me ramener à la maison? demandais-je à Edward. - Rassure toi, je sais conduire aussi, me dit Edward, en usant du sarcasme. - Mais Holland est parti avec la voiture ! - Rassure toi, il y en a plein d'autres, me répondit Edward. Il m'emmena donc dans son garage et effectivement, il avait huit autres voitures, toutes aussi prestigieuses les unes que les autres, de vraies merveilles! - suis-moi, me redit Edward. J'avais déposé mes courses dans la cuisine et mon sac, à l'entrée. Je le suivis. Edward et moi allâmes dans sa chambre à coucher, la même chambre dans laquelle il me déclara sa flamme il y avait quelques semaines déjà. Rue n'y avait changé, tout était toujours blanc, comme Edward semblait l'apprécier. Déjà dans la chambre, nous nous livrâmes à des baisers interminables, je le laissai aller. Edward m'embrassait chaudement alors que nous étions tous les deux allongés sur son lit. Je me sentais bien mais pas du tout prête à franchir le cap. J'avais un peu plus confiance en lui et c'était en partie grâce à ce qu'il m'avait montré de lui aujourd'hui. Alors qu'Edward m'embrassait passionnément, il retira peu à peu ses vêtements et aussi les miens. Je ne m'y connaissais pas vraiment et donc, je me laissai juste aller. J'étais en sous-vêtements et Toute excitée car Edward se comportait comme s'il maîtrisait mon corps encore mieux que moi même. Il faisait tout avec une grande douceur. eEdward retira ma petite culotte et il donna des baisers à mon ventre jusqu'à ce qu'il arriva à mon vagin. Je ressentis à ce moment là une sensation qui m'était jusque là inconnue. Il se redressa et continua de m'embrasser, toujours avec autant de passion. Mon corps s'était laissé aller mais pas ma raison. - Arrêtes s'il te plaît, dis-je. Edward s'arrêta immédiatement. - Je suis vraiment désolée, lui dis-je une nouvelle fois. J'étais embarrassée d'avoir ainsi freiné son élan, seulement, je ne me sentais pas prête et je ne trouvais pas approprié de coucher avec lui aussitôt. - C'est ta première fois? me demanda t-il. - Je ne l'ai encore jamais fait, je suis désolée, lui dis-je. - Ne le sois pas car c'est très admirable qu'une jeune femme de ton âge ne se soit pas encore livrée à la passion, déclara Edward. ses paroles me réconfortèrent, je n'étais déjà plus embarassée. - Je ne me sens pas prête et j'espère vraiment que tu sauras m'attendre, dis-je. - J'attendrai le temps qu'il faudra, me dit-il. Il m'embrassa de nouveau et ensuite, nous restâmes couchés sur son lit, à ne rien faire. J'avais ma tête posée sur sa poitrine et nous étions tous les deux en tenu d'Adam et Ève. J'avais l'impression de vivre une autre vie. Je n'arrivais toujours pas à réaliser que j'étais dans un lit, toute nue avec un homme. Est ce que j'étais amoureuse d'Edward? certainement pas à cette époque mais j'avais trouvé du réconfort dans ses bras. Il me donna beaucoup de tendresse. - Avec combien de femmes as-tu fais l'amour avant moi? demandais-je à Edward. J'étais dans sa chambre, chez lui, toute nue dans son lit, la tête posé sur sa poitrine nu mais je tenais à ce qu'il me donne une réponse. - J'ai fais l'amour avec un grand nombre de femmes, me dit Edward, je ne saurais pas te donner un nombre car jamais je n'ai compté. Il m'avait parlé dans même hésiter, Edward avait l'air sincère. J'avais cru en ses mots. - Et qu'est ce qui me diffère de toutes ces femmes selon toi? lui demandais-je de nouveau. - Les mots ne sauraient pas expliquer ce que mon cœur ressens, tu es particulière Marvel. Je n'avais jamais eu de petit ami avant celui là mais il me disait des choses si belles qu'il était impossible de ne pas craquer. Ses réponses m'avaient satisfaite. Nous restâmes encore là quelques instants et ensuite, nous nous rhabillâmes car il était temps pour moi de rentrer. Pour être honnête, j'aurais aimé que le temps s'arrête afin que je reste là avec Edward. Edward me ramena chez moi comme il l'avait promis. Il m'avait même laissé choisir la voiture qui me ramènerait à la maison. Elles étaient toutes tellement belles que j'eus l'embarras du choix mais ma décision se porta sur la coccinelle. J'adorais cette voiture et je rêvais en avoir une un jour. C'était une véritable coccinelle, comme on en voit dans les vieux films en noir et blanc. Edward me laissa devant l'immeuble de chez moi. Ce fut difficile de lui dire au-revoir même si je ne le lui fis pas savoir. Ce fut une très belle journée.
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