IIMrs Barnett habitait, rue du Helder, un assez vaste appartement, meublé avec goût, sans fausse recherche d’élégance. D’ailleurs, sa toilette, ses manières, semblaient dénoter une bonne éducation. Elle était instruite, intelligente, elle savait recevoir avec grâce et mettant tant de feinte réserve dans sa coquetterie que celle-ci, aux yeux de bien des gens, passait pour de la simple amabilité. En ce jour de janvier 1884, l’actrice donnait une soirée dansante. Elle se tenait debout, dans le grand salon, recevant ses hôtes, parmi lesquels dominait l’élément masculin : artistes, auteurs de théâtre, hommes du monde. Les femmes étaient des actrices et des étrangères, toutes fort élégantes et choisies parmi celles qui gardaient le décorum, la façade respectable à laquelle semblait tenir la maî


