IIIUne quinzaine de jours plus tard, Dinah Barnett commençait les séances de pose chez M. de Faligny. Les deux premières fois, sa mère l’accompagnait. Puis, sous prétexte d’occupations, Mrs Barnett donna comme mentor à sa fille une vieille demoiselle d’origine américaine, miss Boyton, qui, régulièrement, s’endormait au bout d’un quart d’heure et ne s’éveillait que lorsque Dinah appelait : – Allons, miss Boyton, nous partons ! Dans sa tunique grecque aux plis souples et harmonieux, miss Barnett était une Diane délicieuse. Elle comprenait, en outre, très vite ce que souhaitait l’artiste et souvent, d’elle-même, prenait la pose ou l’expression de physionomie désirée par Raymond. Celui-ci, à chaque séance, se félicitait d’avoir passé outre à l’antipathie inspirée par les parents pour se pro


