XIII« Ainsi le voilà mort, celui que j’ai tant fait rechercher, celui que j’ai retrouvé enfin dans cette contrée inconnue... et j’ai reconnu son innocence, moi, son principal accusateur... je l’ai reconnue sans preuves ! » Raymond songeait ainsi en arpentant nerveusement la salle obscure où il s’était retiré. Mais il ne regrettait pas les paroles spontanées prononcées devant ce lit de mort. La sincérité de Norsten s’était imposée à lui avec une force irrésistible... Sa conviction, au reste, se trouvait puissamment étayée par les horizons imprévus que lui avaient ouverts les révélations du Père Gélin au sujet de Frund Erlich. Une nouvelle piste lui apparaissait, beaucoup plus vraisemblable que l’autre, étant donné les antécédents du cousin de Norsten et l’abaissement moral de Loïsa d’Argell


