Voilà qu’elle précipitait les choses au plus mauvais moment. Refuser, c’était la perdre à jamais, et accepter, c’était probablement au-delà de ses forces. Advienne que pourra. Julien décida de se laisser porter par les événements. Il avait sous-estimé sa partenaire : tous les deux, ils abattaient de l’ouvrage, d’autant que l’on se rapprochait de l’entrée de la bergerie et que les voyages étaient moins longs. Cela se transforma en un jeu : Julien se pressait pour arriver avant que Maritxu n’ait achevé d’étaler le contenu de la brouette précédente. Leurs silhouettes se détachaient dans les lumières de la Jeep. Ils étaient ensemble, heureux de cette complicité naissante. Ce fut Maritxu qui en fit la constatation la première : — Tu ne trouves pas que l’on fait une bonne équipe ? — Si…, mais


