XLIII Le départ impossibleJohan me descendit au palais de l’Intendance, où j’étais vivement attendu. Falster accourut au-devant de moi : du nouveau, s’écria-t-il en m’abordant, et c’est grave ! Ce que me raconta Falster me parut grave en effet. Mes visites à la tribu des Français, que je n’avais point cru devoir cacher à personne, parce qu’elles étaient loyales et provoquées par ma seule curiosité de voyageur et d’écrivain, avaient été incriminées auprès du roi Rhaman. Le roi se trouvait dans une telle disposition d’esprit, qu’il était tout préparé à recevoir les mauvaises impressions du soupçon ; et le voyage, que je venais d’entreprendre avec Johan, n’était assurément point fait pour apporter du calme dans cette affaire. Aussi, le roi Belt et son frère avaient-ils dû combattre vivemen


