XLIV Le matin d’une révolutionLe lendemain, cependant, un peu après notre lever, un magnifique aérostat, conduit par deux hommes, descendit dans la cour du palais de l’Intendance. Mais il était petit, si petit même que trois personnes seules pouvaient y tenir un peu à l’aise, et il fallait un guide pour le conduire. Les grands aérostats n’étaient point en bon état, nous dirent les ouvriers français, qui seuls en ont l’entretien à leur charge. Je commençai, dès ce moment, à prendre dans les paroles de la Reine une confiance que j’avais un peu perdue ; mais je la perdis de nouveau quand je vis arriver un autre ballon de même dimension que le premier. C’en était donc fait, j’allais partir. Pauvre Ouchda ! qu’allait-elle penser de moi ? Et moi, moi, que pensai-je de la Reine en ce moment ?


