Nana avait donc trouvé le moyen de suffire à tout. La maison, certains jours, regorgeait de nourriture. Deux fois par semaine, Bosc prenait des indigestions. Un soir que M me Lerat se retirait, enragée de voir au feu un dîner copieux dont elle ne mangerait pas, elle ne put s ’empêcher de demander brutalement qui est-ce qui payait. Nana, surprise, devint toute bête et se mit à pleurer. – Eh bien ! c ’est du propre, dit la tante qui avait compris. Nana s ’était résignée, pour avoir la paix dans son ménage. Puis, c ’était la faute de la Tricon, qu ’elle avait rencontrée rue de Laval, un jour que Fontan était parti furieux, à cause d ’un plat de morue ; alors, elle avait dit oui à la Tricon, qui justement se trouvait en peine. Comme Fontan ne rentrait jamais avant six heures, elle disposait


