CHAPITRE 3
Je me précipitais pour sortir dans le but d'éviter les questions de ma tante,mais...
Ma tante : Adjara, pourquoi tes yeux sont gonflés comme ça ? dit-elle pour me stopper dans mon élan
Mouni : Elle a un peu mal à la tête, répondit-elle à ma place.
Ma tante : Tu as pris des cachets ? me questionne-t-elle avec un air insatisfait de la réponse de Mounirath
Moi : Je le ferai une fois à la maison.
Ma tante : Salue tes parents de ma part alors.
Mon oncle : Dis à ton père de ne pas oublier notre rendez-vous de ce soir.
Moi : Ok. Au revoir !
Mouni m'accompagne dehors puis appelle un zém pour moi. Nous discutons du prix et une fois tombés d'accord, je fais au revoirs à Mouni puis monte.
Arrivée au portail, je vois monsieur le coureur de jupon. Ses yeux sont rouges et gonflés. Il a certainement pleuré aussi. On reconnait le vrai bonheur après lavoir perdu dit-on;en tout cas,pour moi,ce sont des pleurs de crocodile.
PRINCE
Après avoir chassé l'autre de chez moi, j'ai pris ma moto, la moto de Adjarath en fait. Je me suis rendu chez elle. Ce que je n'ai plus jamais fait d'ailleurs depuis la dernière fois que son père m'a chassé de chez eux, mais là il fallait que je m'explique. J'aime trop cette fille. Elle a trop donné pour moi en seulement trois mois de relation. Quand j'ai appuyé leur sonnerie, c'est avec matraque que le gardien est sorti, me menaçant de me blesser si j'essaie encore d'appuyer la sonnerie.
Je suis donc resté un peu loin du portail. Je suis resté assis sur la moto en attendant qu'elle sorte. Je me suis préparé pour tout à tout,même s'il va falloir que je dorme ici. Je regardais dans les airs quand elle arrive sur un zémidjan.
Elle a renfrogné la mine en me voyant, et même avant que je ne place un, elle me coupe :
Adjarath : Tu cherches quoi chez moi jeune homme ?
Elle vient de m'appeler jeune homme ? Vraiment ?
Moi : Adjara...
Adjarath (En colère) : N'appelle plus encore jamais mon nom ! Tchruumm !
Moi (Joignant mes deux mains) : S'il te plaît ! Écoute-moi ! Ce n'est pas ce que tu crois ! Laisse-moi au moins m'expliquer ! Après tu pourras partir.
Pendant ce temps, le gardien lui avait déjà ouvert le portail et elle est rentrée.
Le gardien : Bèèèh (bêlement de mouton) ! Tu ferais mieux de rentrer ! Sinon, tu vas pourrir là, me dit-il d'un ton moqueur.
Celui-là, je lui réglerai son compte après. Pour l'heure, il faut que je trouve un moyen pour me faire entendre par ma dulcinée.
Je rentre chez moi et vais directement dans ma chambre. Je voulais me coucher quand mon portable a commencé par sonner. Je le prends et c'est un numéro inconnu :
Moi : Allô ! C'est qui ?
Inconnu : C'est Isabelle.
Moi (ton nerveux) : Qu'est-ce que tu me veux encore ? Que ça soit la dernière fois que tu viennes chez moi. Une dernière chose ! Ne m'appelle plus jamais. Ok ?
Isabelle : Prin...
Je ne lui ai même pas laissé le temps den placer une. Elle a insisté, mais j'ai fini par mettre son numéro dans liste noire. J'ai ensuite appelé Adjarath plus de dix fois, mais elle n'a pas décroché. Je lui ai donc laissé des messages. Que Dieu fasse qu'elle les lise.
C'est le chant de mes vers intestinaux qui m'a ramené à la réalité. C'est en ce moment même que je me rends compte que je n'ai rien pris depuis ce matin. Ah ! sacré Amour.
MOUNIRATH
J'ai tellement de la peine pour ma cousine, mais c'est un mal pour un bien. Je la supporte dans tout, mais dans cette folie seulement, je ne peux pas. Elle ne peut pas se mettre avec celui-là pendant qu'il y a les big boss et les gars chics qui la veulent à tout prix.
Pourtant,elle va se mettre avec un pauvre et vulgaire type, qui de surcroît est un chrétien ? Jamais !
J'allais oublier de me dévoiler à vous à cause de cette histoire-là. Moi c'est Mounirath BALOGUN. À ce jour, jai vécu pour deux décennies trois ans. J'ai cinq mois de plus que ma cousine Adjarath. Mes parents n'ont que deux enfants : mon grand frère Lawal et moi. Lui, il est aux Royaumes Unis avec sa femme. Je fais la deuxième année en Sciences Économiques à l'Institut Universitaire Les Cours Sonou, l'une des plus grandes universités privées au pays.
Eh bah voilà ! Je vous ai trop parlé de moi comme ça pour l'instant. Je vais à un rendez-vous. Vous le savez bien !
Je suis rentrée donc dans la salle de bain pour me mettre bien avec de l'eau fraîche.
Dès ma sortie, c'est ma mère que je vois assise sur mon lit :
Moi : Maman ! Y a-t-il un problème ?, lui demandé-je en essuyant mon corps.
Elle : Adjarath a quoi ? Ou bien tu penses que je suis un bébé pour avaler votre mensonge comme ça ?
Moi (ricanant) : Je savais !
Elle : Tu savais quoi ?
Moi : Je savais que tu n'étais pas du tout satisfaite de ma réponse de toute à l'heure. Sacrée mammy. Cest d'ailleurs pourquoi je t'adore !
Elle : Tu veux me flatter ou tu vas me dire ce que ta cousine a ?
Moi : Si je ne te chouchoute pas, qui va encore le faire ? Papa est vieux déjà et n'a même plus beaucoup de temps pour toi.
Elle : Il ne faut jamais plus dire ça ! Ton père est un excellent mari en tout. Je te dis bien en tout !
Moi (sourire) : En tout hein !
Elle : Je ne suis pas là pour ces débats-là. Parle-moi plutôt de ta cousine.
Moi : Je te taquine juste.
Elle : Maintenant parle-moi de ta cousine ou tu te fous de moi ?
Moi : Waïh ! Jamais ! Bon ! C'est son gars qui l'a trompé en fait.
Elle : Lequel ?
Moi : Comment ça lequel ? Le seul que nous connaissons tous non !
Elle : C'est une bonne nouvelle alors. Je vais appeler ma coépouse toute à l'heure même pour lui souhaiter mes félicitations. Allah a enfin exaucé nos prières.
Moi : Allahou Akbar...
Elle : Et toi ? Tu vas où ?
Moi : C'est une amie qui m'a invité au resto.
Elle (Me fusillant du regard) : Une ou un ?
Moi : Une ! En plus je suis sérieuse. Ou bien on part ensemble ? Comme ça tu la verras avec tes propres yeux !
Elle : Aujourd'hui c'est samedi. Je passe ça avec mon mari.
Moi (Taquine) : Hummm ! Ok. Je viendrai à la maison avec elle (l'amie) un de ces jours.
Votre nourriture est déjà prête. Vous n'aurez qu'à la chauffer.
Elle : Fais attention à toi et roule comme un enfant qui a reçu une bonne éducation à la maison. Vous n'êtes que deux hein !
Moi (Me mettant au garde-à-vous) : À vos ordres !
Elle sourit et referme la porte derrière elle.
J'aime trop ma mère. Elle est tout pour moi. Vous l'avez vu s'amuser avec moi maintenant non ? Elle peut être dure des fois jusqu'à je me demande si c'est vraiment elle ma mère biologique. Bon ! C'est ma maman et je l'adore comme ça.
Mon téléphone signale un message. Je l'ouvre et lis ‟Tu viens plus ?”. Il s’agit de l'autre folle. Je lui réponds ‟Dans trente minutes cheftaine”.
Je porte un jeans bleu accompagné d'un t-shirt blanc de la marque Alure Paris. Je mets un léger maquillage et je laisse ma nouvelle coiffure baladée le long de mon dos. Je prends ma clé ainsi que mon sac. Je passe ensuite dans la chambre de mes parents pour leur dire au revoir.
UNE FOIS DEHORS
Le gardien (Souriant) : Inside life kêdê ninh minh ! (C'est rien que du Inside life hein !)
Moi (Souriante) : Anniversaire douwê kadéah ? (C'est anniversaire on fête ?) Pardon ! Ouvre-moi le portail !