Le bon samaritain

1560 Mots
CHAPITRE 4 ELIAS Elias Dotu SAGBO sont mes nom et prénoms. Du haut de mes vingt-sept ans, je mesure un mètre quatre-vingt. Je suis un expert dans le management des ressources humaines. Mais, je ne suis pas encore en couple car je n'y suis pas encore prêt. Je viens de poser mes valises sur la terre béninoise après plus de trois ans passées à l'étranger. Qu'il m'a trop manqué mon pays ! Après avoir récupéré ma valise, je la trimbale jusque dans la salle d'attente. Une fois y est, un sieur pas trop élancé est venu à ma rencontre : L'inconnu : Bonne arrivée patron, dit-il en essayant de me prendre ma valise. Moi : Vous êtes qui sil vous plaît ?, lui demande-je en lui retirant la valise. L'inconnu : Je suis le chauffeur de vos parents. Celui qui a été envoyé pour vous ramener à la maison. Attendez un instant ! C'est vos parents qui appellent. Le chauffeur : Allô patron ! La voix au téléphone : ... ? Le chauffeur : Oui je l'ai déjà vu. La voix au téléphone : Le chauffeur : Prenez ! Ils veulent vous parler, me dit-il en me tendant le téléphone. Moi : Mets ça sur haut-parleur, lui ordonné-je en mapprochant de lui tout en évitant de toucher le portable. La voix au téléphone : Fiston ! C'est moi ton père. Laisse le chauffeur te ramener à la maison. Mo : Ok papa. Je lui laisse enfin la valise. Une fois dehors, c'est l'air frais qui m'a accueilli malgré le soleil. Il fait tellement beau sans blague. La nature nous a bénis avec tout en Afrique. C'est Dieu seul qui sait le pourquoi on est encore à la traine. L'aéroport international Cardinal Bernardin GANTIN a tellement changé de visage que j'y croirais pas qu'il s'agit bien du même aéroport que j'ai vu il y a de cela trois ans seulement en arrière. Le pays est vraiment en chantier comme on nous l'a toujours fait savoir. Le chauffeur : Monsieur je suis prêt. Moi : Toi-là écoute. Mon nom c'est Elias, et tu m'appelles par mon nom. Daccord ? Le chauffeur : Mais ... Moi : Pas de mais lui dis-je en le coupant. Le chauffeur : Entendu monsi... Euh non ! Entendu Elias ! Moi : Bon ! dis-je soulagé. Il m'ouvre la portière du propriétaire de voiture. Je ne le dépasse et pars m'assoir devant. Je ne comprends même pas les gens. Suis-je un roi pour qu'il soit en train de faire tout pour moi ? Ou bien je lui ai dit que je ne peux pas ouvrir la porte moi-même ? Moi : Awé (mon gars) ! Viens conduire on va quitter ici. Il monte puis démarre sans rien dire. J'ai baissé la vitre de mon côté puis lui ai demandé de rouler doucement, puisque j'ai bien envie de regarder à quoi ressemble mon pays maintenant. Mais ce que j'ai vu me laisse sans voix. Tout a changé probablement. Ce n'est plus le Cotonou que j'ai vu il y a de cela trois années. Entre temps, on s'est arrêté à un guichet unique pour que je puisse retirer quelques billets de banque. On ne sait jamais. Je pourrais voir quelque chose qui me plairait : Moi : Comment tu t'appelles, adressé-je au chauffeur ? Le chauffeur : Moi ? Moi : Oui... Le chauffeur : Mahuton. Moi : Mahuton tout a changé hein ! Mahuton : Oui. Le gouvernement fait de son mieux. C'est le travail qui est difficile à trouver, sinon, on a une jolie ville maintenant. Jignore sa réplique et me contente juste de contempler la nouvelle Cotonou qui s'est présentée à moi. Subitement, je vois un homme en uniforme, qui serait sûrement un agent de sécurité, en train de trainer un homme par terre. La scène se passe devant un restaurant. Les gens sont là mais ne font rien. Comment les êtres humains peuvent être si insensibles ? Moi : Mahuton arrête ! Mahuton : Patron il y a un problème ? Moi (Je l'ai regardé pour lui signifier que je n'ai pas aimé le mot "patron" qu'il vient de prononcer) : ... Mahuton : Ok ok bro. Il y a quoi ? Moi : Tu as intérêt. Regarde ce qui se passe de l'autre côté de la rue, dis-je en indexant le lieu. Mahuton : Sûrement qu'il a fait une bétise, sinon les gens ne seront jamais ci indifférents. Moi : Gare bien et suis-moi. J'ai bien envie de connaître ce qu'il a fait. Je m'approche du lieu et vous nallez pas croire celui que j'ai vu. Mon frère ! Mon ami ! Mon camarade de classe ! Moi : Prince ! L'homme en uniforme : Vous le connaissez ? Moi : Oui. C'est mon frère L'homme en uniforme : Il a bu des boissons, mangé et ne peut pas solder sa facture. Moi : C'est combien il vous doit ? L'homme en uniforme : Huit mille cinq cent francs. Je sors mon portefeuille et lui tends un billet de dix mille francs. L'homme en uniforme : Attendez pour prendre votre monnaie ! Moi : Non cest bon. Vous pouvez garder ça. L'homme en uniforme : Il y a aussi sa moto ici. Moi : Aide-moi à le porter, dis-je au chauffeur en ignorant l'autre. On l'a porté nous deux jusqu'à la voiture, puisqu'il n'est plus du tout dans son état normal. Quest-ce qui pourrait pousser Prince à se disgracier jusqu'à ce point ? Je déverrouille mon portable puis vérifie dans "Google Maps" si je pouvais trouver un hôtel proche. Benh oui. Il y a un à dix mètres du lieu où nous sommes. Moi (À Mahuton) : Toi tu vas prendre sa moto et tu rentres à la maison puis tu reviens prendre la voiture. Prends mon numéro. 97XXXXXX. Mahuton : Et tu vas où avec lui ? Tu connais déjà quelque part ici ? Moi : Fais juste ce que je t'ai dit. Je suis dans mon pays, chez moi. PRINCE Je me suis arrêté devant le stade de l'amitié pour prendre une tchiza que je vais sauter pour me débarrasser un peu des soucis. Jai alors négocié pour qu'on passe toute la nuit ensemble. Là où je suis, c'est la seule chose qui pourrait me réconforter. Après avoir fini nos plats et nos boissons, on a pris la clé de notre chambre : Le réceptionniste : C'est la cinquième chambre à gauche. Moi : Ok. J'ai laissé la fille me devancer pour que je l'expertise un peu. Si seulement vous êtes ici pour voir ça, la fille elle est zoooo. Derrière bien sorti qu'elle remue dans tous les sens. Devant pamplemousse. De son teint, nen parlons pas. Ce n'est pas vos filles multi-peaulores là hein. Elle a un teint chocolat qui va bien avec sa forme coca-cola. Je vois maintenant pourquoi je n'ai pas réfléchi deux fois avant de la choisir malgré qu'elle mait chargé vingt-mille franc. Malgré ça, elle a encore pris de bouffe et boissons pour cinq mille francs. Moi (Intérieurement) : Je vais te sauter, tu ne vas jamais oublier de toute ta vie chérie. J'ouvre la porte puis je l'ai laissé rentrer en premier. Je rentre puis ferme la porte à double tours. Je la jette sur le lit et commence par la caresser et passe mes mains sur son corps. Elle est rentrée aussi dans mon jeu puis s'en est allé pour... Ce que vous savez. On était dans ces délits quand quelqu'un est venu me gifler par derrière. On dirait le grondement du tonnerre. J'ouvre les yeux et me retrouve dans un lieu inconnu et chose bizarre avec un homme à mes côtés. À voir son visage,on dirait qu'il est fâché : Moi : Où suis-je et qui êtes-vous ? L'inconnu : Tu ne me connais pas ? Je passe ma main sur mon visage et frotte bien mes yeux avec l'index. Peut-être que je rêve. C'est Elias je vois ? Si je dors encore, réveillez-moi. Lui : Cesse de me regarder comme un fantôme et dis quelque chose. Moi : Elias c'est bien toi ?, dis- je en sortant toutes mes trente-deux . Lui : C'est bien moi nonvi (frère) ! Quel type de rêve tu fais jusqu'à tu as commencé par s***r mes oreilles ? Moi : Laisse ça d'abord. Qu'est-ce je fais ici ? Lui : Je t'ai vu en train de te faire maltraiter dans un restaurant. Comment tu peux te faire humilier jusqu'à ce point ? Qu'est-ce qui t'es arrivé ? En même temps, les souvenirs ont commencé par me venir en tête... Moi : Bro, j'ai subit une grosse déception amoureuse hier,donc pour digérer ça, j'étais parti dans ce restaurant pour manger et boire,je ne savais même quand est-ce que je me suis fait soûler. Lui : Ce n'est pas bon sha (ça) ! Va prendre ton bain. On va quitter ici. Je t'ai payé de quoi te changer. Les-voilà sur la chaise là. Moi : Depuis quand tu es revenu au pays ?, dis-je en me levant du lit. Lui : On va en parler après. Pour le moment, va te laver et change-toi. Il faut que je rentre. Moi : Ok chef. Lui : Ekanwé (ça fait ton affaire) ! Oh ! Merdre ! Encore de l'humidité !...
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