La perversité et l'angoisse !

1557 Mots
CHAPITRE 5 Oh ! Merdre ! Encore de l'humidité ! Je me lave puis je me mets dans les nouveaux vêtements que Elias m'a payés : Lui : Regarde comme tu es beau nonvi. Moi : Merci bro. Ôla towé djin wê (c'est à grâce à toi). Lui : Rendons grâce à Dieu. Tu feras quoi avec ceux-là en main ?, me questionne-t-il en désignant mes habits que je tiens. Moi : Ce sont mes habits, dis-je étonné. Lui : Jette ça dans la poubelle djo (élément) ! Je m'exécute et on quitte les lieux. ONCLE HUBERT La secrétaire : Voilà le dossier monsieur. Je prends le document et le feuillète... Moi : C'est quoi ce merdier là ? Si tu es fatiguée du boulot, va chez toi ! Il y a pleins de gens plus diplômés et qui donneraient n'importe quelle chose pour avoir la "ta place" là ! On te dit d'établir un plan d'emprunt et voici ce que tu me présentes ? La secrétaire : Monsieur c'est ça j'ai fait, dit-elle en se renfrognant la mine. Moi : C'est à moi que tu parles comme ça ? Sors de mon bureau et refais-moi ça vite ! Elle tourne les talons sans piper mot. Regardez-moi ses grosses fesses ! On dit de venir on va te laver avec l'argent et tu dis que tu as un gars. Nous on n'a pas go ? Tu finiras par fuir, sauf si tu me laisses manger ta chose là aussi. Cest soit tu me libères le barbichette soit tu prends la petite porte. Bah... Moi c'est Hubert AYIVO. Je suis le Daïshi (baron) de tous ceux qui agissent dans la microfinance au Bénin. Je détiens les plus grandes structures qui empruntent de l'argent aux gens les plus grandes agences de Mobile Money. Que ça soit MTN CONNECT ou Flooz. Je fais également l'exportation des voitures que je vends un peu partout dans la sous-région. J'excelle de même dans beaucoup de domaines. Toute cette présentation honorifique juste pour vous dire que si c'est de l'argent, il y en a. C'est d'ailleurs pourquoi mon surnom est "Olowo Laye Mọn" (Le monde ne connaît que les riches). Si je veux, je me ferai fabriquer un lit et un matelas en argent. J'ai une seule femme et quatre enfants ;mais pleines de maîtresse. Je suis aussi le seul oncle de Prince... Vous ne rêvez pas,je parle bien de Prince TOHON... Vous voulez toujours plus savoir sur moi ? Mes richesses ? Eh bien ça va comme ça maintenant. Je suis fatigué pour le moment. Avec le temps, vous allez davantage me connaître, mais sachez tout simplement que je suis un homme extraordinaire ! Je regarde ma montre et il est presque dix-sept heures. Je range mes affaires puis appelle le chauffeur pour qu'il vienne prendre ma valise. En sortant, je réponds à des salutations de gauche à droite. Une fois arrivée au niveau de la secrétaire : Moi (m'adressant à la secrétaire) : Toi je veux que le dossier soit prêt avant demain matin. La secrétaire : Mais monsieur Vous m'aviez déjà demandé de faire la saisie d'un document avant demain matin ! Moi : Grouille-toi ! dis-je avec un léger sourire. La secrétaire : D'accord monsieur. Moi : Tu as intérêt... Je la laisse avec sa vilaine beauté puis rejoins le chauffeur : Le chauffeur : On va où Boss ? Moi : Dans mon hôtel préféré. Je ne rentre pas aujourd'hui. Le chauffeur : Ok Moi : Une fois que tu me déposes, tu iras me chercher trois supers héroïnes (ce sont les tchizas nous on a surnommé ainsi).un pour toi, deux pour moi. Le chauffeur : Merci beaucoup boss, dit-il souriant. Moi : Tu aimes ça aussi hein Abdoul ! Le chauffeur (Avec accent étranger) : Mɛ ka mɔn gbɛ́ bo gbɛ ? (qui n'aime pas la belle vie ?) Moi : Là tu as raison. Avance ! Le vert est déjà allumé. Sois un peu rapide. Jai aussi une faim de loup. ADJARATH Ça fera bientôt une semaine et demie que Prince et moi ne sommes plus vu. J'ai déjà mis son numéro dans la liste noire. Je lai aussi bloqué sur tous les réseaux. Ses SMS, je les supprime sans même les ouvrir.J'avoue que Ça me fait sacrement mal d'en arriver là avec lui, mais je ne peux malheureusement pas continuer à vivre avec un être pareil. Javais vraiment confiance en lui. Une confiance aveugle même. Mais moi je ne savais pas que Prince la coulait douce derrière moi. Comment les gens peuvent être si venimeux ? Malgré tout ce que je lui ai fait, c'est avec ça qu'il me paie ? C'est maintenant que je comprends pourquoi les ‟Fon” ont l'habitude de dire que "les hommes sont comme des chiens. Même si tu les prépares de la viande de gibier à la maison, ils iront toujours chercher des os sur les tas d'ordures"... D'ailleurs,depuis lors, je passe la quasi-totalité de mes temps dans ma chambre. J'ai demandé à ma patronne de m'accorder un peu de temps pour me remettre,parce que j'arrivais plus à bien réfléchi;et si ça continuait comme ça,je pourrais finir par péter les câbles. Beaucoup de mes collègues sont venus à la maison me voir pour me remonter le moral,mais ça n'a fait aucun effet.Mêmes mes parents ne font que se plaindre. J'étais dans mes soucis quand j'entends des cognements sur ma porte. Je me lève ,j’ouvre, puis je tombe sur mes deux parents : Moi : Salem papa. Salem maman, dis-je à tout de rôle en faisant la génuflexion. Ma mère : Adjarath tu ne veux plus quitter ta chambre ou quoi ? Mon père : C'est à cause de ce vaut rien de va-nu-pieds que tu veux te tuer ? Tu feras mieux de te comporter comme quelqu'un de normal. Autrement, tu me passeras sur le corps. Ma mère : Baba ! Notre fille est normale. Cesse de dire des négativités. Mon père : En tout cas, vous êtes averties toutes les deux. Je m'en vais moi au bureau, dit-il en se retournant. Ma mère : Baba tu ne veux pas prendre ton bisou aujourd'hui ? Mon père : À ce soir. Vous m'avez déjà énervé comme ça. Ma mère : Attends ! Mon père : Quoi encore ? Ma mère s'approche de lui, replace bien sa cravate,et lui fait le bisous, tout en lui souhaitant de passer une bonne journée. Mon père : Merci chérie. Toi désormais, tu fermes les yeux, me dit-il. Au fait, mes parents sont moitié moderne, moitié traditionnel ; c'est d'ailleurs pourquoi son frère,le père de Mounirath lui fait des reproches tout le temps, pourtant,ils ont pour eux chez eux. Papa est parti et ça ne reste que maman et moi seule maintenant : Ma mère : Tu feras mieux de bien te comporter avant que ton père ne refuse de te faire la surprise qu'il t'a promise pour ton anniversaire... D'ailleurs, c'est un voyage sur le Brésil quil veut t'offrir. Moi : Maman c'est faux. Je n'ai même pas encore mon visa alors que mon anniversaire est le mois prochain. Tu dis ça juste pour me berner oui. Je ne suis plus à ce stade maman. Ma mère : Ok. Cest moi qui mens non ? Viens avec moi. Elle me traîne jusqu'à leur chambre et sort des documents emballés dans un cartable : Ma mère : Ouvre ça toi-même ! Je l'ouvre et qu'est-ce que je vois ? Mon visa ! Les papiers pour mon voyage au Brésil. Moi : Waouh ! Dis-je en ouvrant grandement les yeux. Ma mère : Tu as vu avec tes propres yeux maintenant ? C'est pour te faire la surprise que ton père a gardé ça en attendant, sinon c'était là depuis un mois. Moi : Vous êtes les meilleurs parents. Je vous adore papa et toi, dis-je en l'embrassant. Ma mère : Tchruumm ! Parle doucement. Les autres sont au salon. On range tout à leur place et on sort de là : Ma mère : Maintenant tu m'affiches ton sourire séducteur là. Ça m'a vraiment manqué. Moi : Hahaha, ricané-je Ma mère : Voilà ! Cest comme ça que j'aime te voir. Bon ! Va dans la cuisine et trouve-nous quelque chose à grignoter. Moi : Je prépare quoi ? Amir : Grande sœur, c'est spaghetti avec œuf que moi je veux. Moi : Mon petit prince t'inquiète ! Tu auras ça. Mesdames ! Suivez-moi, lancé-je aux jumelles. Séidath et Zeynab (En chœur) : Hummm ! Zeynab : Grande sœur, tu ne peux pas préparer seule pour aujourd'hui. Ce qui se passe à la télé là est trop intéressant. Moi : Vous allez me suivre ou bien que je vous botte d'abord ? Amir : Mammy ! Depuis elles ne m'ont pas permis de regarder des dessins animés. Maman : Allez rejoindre votre grande sœur à la cuisine, ordonne-t-elle tout en changeant la chaîne sur une chaîne de dessins animés. Ne les regarde pas mon prince. Ce sont des agbayas (yoruba: un grand qui ne se respecte pas ). Regarde leurs grosses fesses. Ma mère à cette manie d'insulter sans offenser. Sacrée maman ! Que serais-je sans mes parents ? Les deux autres diablesses me rejoignent dans la cuisine en murmurant ...
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