L'amour dans les airs

2756 Mots
CHAPITRE 6 Les deux autres diablesses me rejoignent dans la cuisine en murmurant : Séidath : En tout cas, nous c'est abôbô (haricot) plus zomi (huile rouge fait spécialement qui donne envie d'en consommer) avec pain on veut... Zeynab : Oui c'est ce qu'on veut. Moi : Donne-moi le couteau là-bas, dis-je à Zeynab. Dans tous les cas, vous avez aussi vos mains et vous savez préparer. Il suffit juste d'attendre que je finisse. Séidath : Comme on ne veut pas manger votre spaghetti avec vous, on peut aller au salon alors en attendant que tu finisses ! Moi : Pas question ! Vous restez ici jusqu'à ce que je finisse. Zeynab : Tu veux nous apprendre à cuisiner ou quoi ? Moi : Tant mieux ! Personne ne bouge je dis. Elles ont recommencé par murmurer pour de bon. MAHUNA Sans vous mentir, il y a beauté derrière beauté. Ce gars il est juste beau. Il est trop mignon. Un teint légèrement clair, forme ni mince ni costaud, environ un mètre quatre-vingt de taille, (sûrement quil aura une bonne banane entre les cuisses). Il se coiffe toujours en sisco. Très simple, malgré qu'il ait diminué un peu de poids, ses fossettes apparaissent toujours quand il essaie de sourire, laissant voir ses dents blanches tel le kaolin. Je craque trop pour ce gars. Oh ! Dieu le Père ! Jaurais voulu que vous soyez ici pour le remarquer avec moi les filles. Vous allez l'adorer toute suite je vous jure. Mon grand frère a amené Prince pour la première fois à la maison quand j'avais treize ans. Je l'aimais vraiment dans le temps, puisqu'il me payait beaucoup de choses à chaque fois qu'il venait chez nous. Aujourd'hui j'ai vingt ans et sans mentir, loin de toute hypocrisie, il me plaît énormément. Ça fera bientôt une semaine qu'il est chez nous. Jai déjà fait tous les gestes. Je dis bien tous les gestes, mais monsieur fait comme s'il ne voit rien. Peut-être quil est aveugle. Aujourd'hui les parents sont sortis avec mon grand frère et ça ne reste que nous deux à la maison.Donc,aujourd'hui c'est aujourd'hui. Je vais le surprendre. Il pense que c'est de lamusement : Prince : Mahouna ! Moi j'y vais me laver. Tu n'as pas besoin de quelque chose j'espère ? Moi : Non Prince : Sinon, après le bain, je vais me reposer et je ne vais pas apprécier que tu viennes me déranger. Moi : Tcho ! Tu ne veux pas rester un peu avec moi et on va s'amuser ? Prince : S'il te plaît, me dit-il sur un ton suppliant. Toi-même tu sais que je suis à zéro pourcent de mon moral. Psychologiquement, je ne suis pas au top. Moi : C'est bon. Tu peux aller, dis-je pitoyablement Prince : Fais pas cette tête, dit-il avec son sourire pour me chatouiller de plus en me prenant dans ses bras et me donne un bisous sur le front. Hum ! Si seulement ça pouvait être sur tout mon corps quil passe le bisous-ci, je serai tellement en train de planer déjà. Au fur et à mesure qu'il est parti dans sa chambre, je suis rentrée dans la mienne. Je me suis déshabillée complètement puis jai pris la direction de sa chambre . Quand je m'y suis approchée, j'ai commencé par marcher sur la pointe des pieds comme les ninjas dans les films d'action. Une fois arrivée devant la salle de bain, je me suis arrêtée quelques minutes attendant qu'il ouvre l'eau, comme ça, je saurai qu'il est déjà nu aussi ; et boom !! Jouvre la porte sur lui. Les filles venez voir bonne banane et joli corps. Prince : Ah ! Oooooooh ! Dit-il en prenant rapidement une serviette et la noue à la taille. Qu'est-ce que tu cherches ici et comme ça ? Prends cette serviette et couvre-toi. Moi : Cesse de jouer au dur. Tu n'es plus un bébé à ce que je sache, dis-je en croisant mes bras. Prince : Mahouna ! Tu es comme une sœur de sang pour moi. Te toucher serait une abomination. De plus, tu n'es pas en manque d'hommes. Il y en a pleins qui se serait entrain de courir derrière toi. Je tourne devant lui pour qu'il voie ce qu'il est en train de perdre. Je me couche complètement parterre et commence par me m*******r devant lui en écartant grandement les jambes : Moi : Ferme tes versets là et fais-moi s***r ton bonbon. Laisse-moi goûter ta banane. Regarde comment mes seins sont durs à cause de toi. Regarde comment je suis mouillée à cause de toi. Je prononce ces paroles entre des gémissements : Prince : Sûrement que tu es déjà possédée toi. Moi : Oui. Possédée par toi Prince. Je ne te demande qu'un seul tour sil te plaît. Prince : Tu n'es plus en toi. Je te laisse la salle de bain. J'ai voulu l'attraper par les pieds, mais il me menace : Prince : Si jamais ! Dit-il avec rage. Je n'ai pas daigné. Moi : Je vais dire à mon grand frère que tu as voulu me v****r, lui lancé-je mélancoliquement. Prince : Si ça t'arrange, tant mieux ! Tchiééé ! Quelle honte ! Mais, il va me le payer cher même. J'ai pris un bain vite fait. Je sors de la douche, serviette nouée à la taille et rejoint ma chambre. ********************************** C'est quand j'ai commencé par entendre le vrombissement de voiture que je suis sortie de ma chambre... Moi : Bonne arrivée papa maman ! dis-je en ouvrant la porte Ma maman : Comment tu vas ma chérie ? Pourquoi tu as les yeux gonflés ? Tu as pleuré ? Moi : Maman il n'y a rien. Je viens juste de me réveiller. Ma maman : Ah ok ! Je ne te connais plus alors. Mon papa : Tu es sûre que tout va bien ? Moi : Oui ! Prince: Bonne arrivée. Comment ça a été ? Mon papa: Bien mon fils. Ma maman : Comment a été ta journée ? Prince : Bien maman. Elias : Bon bro ! J'ai parlé avec un ami à propos de l'affaire du job et il a promis d'ici la semaine prochaine. Prince : Merci beaucoup nonvi (frère) ! Moi : Je vais me coucher. Mon papa : Tu ne peux pas nous faire quelque chose à manger d'abord ? Ma maman : Non. Laissez-la. Je vais m'en charger. Elias : Vous gâtez cette fille avec ces grâces que vous lui accordez. Ma maman : T'inquiète. Je sais ce que je fais. Je retourne dans ma chambre. Mon grand frère lui ne sait rien. Je bénéficie de ces genres de grâces chez maman quand je suis malade seulement. À vrai dire, j'avais aussi beaucoup pleuré. La honte-là était trop. Moi Mahouna, celle que tant de garçons veulent, me fait rabaisser jusqu'à ce niveau pour un garçon pour qu'il m'embête à la fin ? J'ai pleuré parce que je l'aime beaucoup, mais ce que je vais lui faire, même son âme va le haïr. Kôkôkô (des coups sur la porte) Moi : Entrez, ordonné-je ! La personne ouvre,et c'est mon grand frère... Elias : Mahouna il y a quoi ? Prince t'a fait quelque chose ? Moi : Non rien. Elias : Tu penses que je ne voyais pas la tête que vous vous faisiez Prince et toi toute à l'heure au salon ? Moi : Vraiment on se faisait tête ? Questionné-je en simulant l'étonnement. Elias : Ou bien c'est ton fiancé ? Moi : Cesse ça granf ! Elias : Ok. Si tu as quelque chose, tu peux toujours m'en parler. Ok ? Moi (Soulagée) : Ok merci beaucoup fofo (grand frère). Il part et je me recouche. PRINCE Assis dans le jardin, je plonge mon regard dans le vide. Pourquoi la nature est si injuste envers moi ? Pas de famille, pas d'amis,pas de boulot. Voilà Adjarath aussi qui vient de partir. À chaque fois qu'une once de bonheur apparaît dans ma vie, il faut toujours un problème pour que tout parte en couille. Oh ! Ciel ! Ayez pitié ! C'est trop cette souffrance ! Je ne fais que quémander... Combien de temps sais-je que je passerai encore chez Elias ? Voilà sa sœur, une petite fille que j'ai vu grandir sous mes yeux qui veut de moi. Même si les gens pensent que la vie est gâtée, que plus rien n'est à sa place, il y a au moins certaines lois de la nature que l'on ne doit jamais ignorer... Tout rattrape sur cette terre et tout ce que tu fais te fait. Chacun récoltera ce qu'il a semé. Du coup, je peux être le voyou le plus gradé au monde, mais coucher avec la petite sœur de mon meilleur ami ? Ah ça ! jamais ! J'étais dans mes soucis quand quelqu'un me touche par-derrière,ce qui me fait sursauter... ? CHAPITRE 7 ? : Des situations fortuites J'étais dans mes soucis quand quelqu'un me touche par-derrière,ce qui me fait sursauter. Elias : Bro, tu pensais à quoi ? Moi : Rien dis-je à bout du souffle Elias : Apparemment, tu étais corps présent esprit ailleurs hein. Qu'est-ce qui ne va pas frère ? Moi :Bro,je n'arrive plus à comprendre ma vie en fait. Tout s'est juste chamboulé, mélangé... Tu vois ? J'ai un diplôme en main, mais je n'en profite pas. Tout ceux qui peuvent m'aider m'ont fui ou jeté dans les oubliettes ! Moi un enfant de riche, un héritier, je suis devenu quémandeur. Sans te mentir, des fois j'ai envie de me suicider et je ne sais même ce qui me l'empêche. Elias : Bro ! Cesse de dire des bêtises tu veux ? Je suis là maintenant et tu vas m'énerver si tu répètes encore le mot ‟quémander”. On te traite comme un mendiant ici ? Moi : Non. Elias : Donc cesse de dire des énormités broco. Moi : Excuse-moi beaucoup bro. Tu as parfaitement raison, mais... Elias (Me coupant) : Laisse ton affaire de mais. Il n'y a aucun mais. Bon,ta go ou ton ex, comment s'appelait-elle ? Moi : Adjarath Elias : Tu as une photo d'elle pour me montrer ? Je sors mon portable et la lui montre Elias : Waoh,une très belle fille Mais,tu ne m'avais pas raconté ce qui s'était réellement passé Moi : Tu te rappelles de Isabelle ? Celle avec qui on a fréquenté ? Elias : Bien-sûr que oui Je lui raconte tout ce qui s'est passé de début jusqu'à la fin ;mais il ne semble pas étonner Elias : Bro,on se connait maintenant,il y a très longtemps,moi je savais que Isabelle kiffait pour toi,mais comme tu aimes toujours être neutre, surtout quand il s'agit des filles, j'ai décidé de me taire là dessus,je t'exhorterai d'accepter Isabelle, cette fille est physiquement et financièrement bonne,il faut en profiter Moi : Est-ce que tu t'attends parler ? Donc,si Isabelle couche,tu vas monter ? Elias : Pourquoi pas ? Y-a-t-il un problème là? Moi : Elias ? Tu es quel genre d'être même ? Cette fille est comme une sœur pour nous ! exclame-je Elias : Sœur combien ? Tchruuu ! Mɛ'ka mɔn gbɛ́ bo gbɛ ? (Qui n'aime pas bonne chose ?) Si ce n'est pas l'université, est-ce que tu l'aurais connu ? Ce n'est pas nationalité qui nous a uni à Dakar ? Moi : Tu as raison,mais moi je ne peux pas Elias : Ekanwé (ça fait ton affaire) En tout cas l'autre show, c'est aujourd'hui, tout à l'heure même. Donc va te changer. Moi : Bro, laisse-moi rester à la maison. Elias : Oublie ça. On ira ensemble. D'ailleurs, ce n'est pas une suggestion. Cest un ordre. Toi qui es tout le temps soucieux, c'est ces genres de choses qu'il te faut. Va vite te changer. Je vais faire de même. Moi : Ok. Mon avis ne compte pas !? Elias : Non. Fais vite. Il ne faut pas qu'on soit en retard, me lance-t-il. QUELQUES HEURES APRES Nous voici tous les deux sapés comme ce n'est pas permis. On dirait Amir et Nasty Nesta : Elias : Trop frais frèro ! Moi : Toi aussi tu frappes grave. On s'était tous les deux mis en blanc du haut jusqu'en bas, parce que c'est une white party. On passe après dans la chambre des parents et leur faire notre au revoir. Après quelques minutes de chemin avec tous les embouteillages et les feux, on finit par arriver sur les lieux au bout d'une heure de temps environ. Que c'est magnifiquement décoré le lieu. C'est le paradis sur terre. Tout en blanc. Les gens bougent à gauche à droite au rythme du son que donne le DJ. Elias : Mademoiselle vous êtes seule ? Pouvons-nous prendre place à côté de vous ? Elle : Oui sans soucis. On prend place. Elias entame en même temps une discussion avec la demoiselle. Moi je commence par scruter les lieux. De loin, je vois quelque chose écrite au mur avec les lumineux qui tire mon attention. Je me lève pour aller voir cela de plus près. Elias : Tu vas où ? Moi : Je viens. Elias : Fais attention à toi. Je m'approche de l'écriture et je ne me suis pas trompé. C’est bien écrit ‟Joyeux Anniversaire Isabelle Sêdodé DOSSOU.” Transpiration sur transpiration, ma tête a commencé en même temps par se chauffer. Cest un piège ? Je me retourne à ma table et vois Elias qui se fait saluer par deux demoiselles. Elles sont de dos. Je ne vois donc pas leur visage, mais j'ai reconnu Isabelle même de dos. La seconde par contre ne me dit pas grand-chose, mais paraît-il que j'ai déjà entendu une voix pareille quelque part. Elias : Il est là dit-il en me désignant du doigt. La seconde demoiselle se retourne et je la vois enfin. Cest la cousine dAdjarath. Isabelle : Waouh ! Dit-elle en s'accrochant à moi et commence par m'embrasser de partout. Je la pousse légèrement pour ne pas paraître bizarre aux yeux des spectateurs qui n'ont jamais vu une femme embrasser un homme. Moi : Elias vient. Il faut que je te montre quelque chose. J'ai juste dit ça pour qu'on se retrouve seul lui et moi. Isabelle : Vous partez déjà ?, dit-elle tristement. Elias : On revient tout à l'heure. On s'est un peu éloigné pour qu'on puisse se voir seul : Moi : Tout ceci me semble un piège. Je ne comprends plus rien. Elias : Comment ça un piège ? C'est pour ton bien je fais tout ceci bro. Isabelle est une fille de riche et elle t'aime vraiment. Tu ferais mieux de baisser ta garde. Même tout ce que tu as porté là, c'est elle qui te les a payés. Elle a insisté pour que ce soit elle qui les paie. Moi : Mais qu'est-ce que tu racontes ? Isabelle est comme une sœur pour nous ! Elias : Sœur de mon c*l oui. Vous signez les mêmes noms de famille ou bien ? Si ce n'est pas les études, tu l'aurais connu ? Moi : En tout cas, je rentre tout de suite. Elias : Tu ferais mieux de te calmer, parce que celui qui veut tembaucher viendra ici et ce n'est rien d'autres que le père dIsabelle. Moi : Quoi ? Donc tu as raconté tout me concernant à cette fille ? Elias : Calme-toi bro. Détends-toi. Cette fille t'aime et ne veut que ton bien. Sil te plaît on y va. Les autres nous attendent. Moi : Ce n'est pas comme si j'avais le choix hein. On se retourne sur les lieux de la fête. Isabelle réapparaît pour de bon et bienvenus les désordres : Isabelle : Viens on va danser. Moi : Tu blagues je pense, dis-je angoissé. L'animatrice : Avant qu'on ne coupe le gâteau, l'heureuse du jour a dit qu'elle va danser avec quelqu'un. Il s'agit de Prince TOHON. Oh ! Merdre ! Oh Merdre ! Je retourne regarder Elias. Il a tourné son visage pour que nos regards ne se croisent pas. Le DJ met le morceau de Sessimè en featuring avec Mr Leo qui a pour titre "Je ne vois que toi". Est-ce que j'ai le choix ? Je dois danser... LE LENDEMAIN DU SHOW J'ouvre les yeux dans un milieu étrange. Je ne suis qu'en boxer seulement ...
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER