Suicide

1396 Mots
CHAPITRE 17 Moi (grattant ma tête ) : Prince a été arrêté par la Police Républicaine et il est en prison. Même si vous n'accepteriez jamais ma relation avec lui, donnez-moi juste l'autorisation de l'aider à s'en sortir. Papa (En colère) : Tchruumm ! Quitte devant moi hein ! dit-il en se levant Subitement, mes larmes ont commencé par pleuvoir ; je ne sais pas pourquoi mes parents n'aiment pas du tout entendre parler de Prince. Maman quant à elle ne dit rien et se contente juste de regarder. Je les ai quittés et rejoint ma chambre en larmes. Quelques minutes après : je pleurais le visage fermé sur le lit quand ils ouvrent la porte et viennent tous les deux s'asseoir au bord de mon lit : Maman : Adjarath chérie, lèves-toi. Je veux te parler. J'exécute : Papa : T'inquiète ma princesse. Tu as notre autorisation ; et si tu as besoin d'un coup de main, n'hésite pas à nous en parler. Moi (Les embrassant) : Merci beaucoup papa. Merci beaucoup maman. Vous êtes les plus beaux cadeaux que Dieu m'ait donnés. Maman : Maintenant va dormir. Moi : Douce nuit à vous. Papa : Bonne nuit ma princesse. Maman : Ne l'oublie jamais. Nous t'aimons. Moi : Moi aussi je vous adore. Je dirai que mes parents sont les parents les plus magnifiques au monde. Je ne remercierai jamais assez Dieu de m'avoir envoyé chez des parents les plus merveilleux, les plus admirables et les plus compréhensibles du monde. ELIAS Papa n'a toujours pas encore trouvé de temps pour qu'on aille voir Prince. Je voulais aller seul, mais il a insisté pour que personne n'y aille sans lui. Cependant, ces derniers jours ont été trop chaud avec moi, et le mien était plus que mieux ; c'est pour Mahuna qui me fait marrer. Maman ne fait que l'insulter à chaque fois qu'elle pose les yeux sur elle. Papa, lui l'a privé des faveurs qu'il lui faisait et a même stoppé de lui donner l'argent de poche. Moi-même je la targuais de temps en temps pour me détendre. Au fait, je suis un gros immature moi. Vous comprenez n'est-ce pas ? Elle est où même ? Sûrement dans sa chambre, puisqu'elle et sa chambre sont encore plus intimes que quiconque dans la maison depuis un moment. J'irai la chercher pour qu'elle me fasse quelque chose à manger. J'ai faim moi. Je rentre dans sa chambre et la vois coucher les yeux contre le lit : Moi : Mahuna pardon viens me faire quelque chose à manger. Face à mes propos, elle ne réagit pas. Elle ne se retourne même pas. Je vais à sa hauteur cette fois-ci pour vérifier que tout va bien : Moi : Mahouna l'appelé-je, en la tapotant. Toujours aucun mouvement. Je la retourne et qu'est-ce que je vois ? Des liquides blanchâtres qui sortent de sa bouche. Moi : Papa ! Maman ! M'écrié-je en la portant dans le salon. Ma maman : Elle a quoi ? Qu'est-ce que tu lui as fait ? Moi : Je ne lui ai rien fait. C'est comme ça que je l'ai trouvé répondis-je en courant vers la sortie. Le chauffeur avait déjà démarré la voiture. J'y monte avec ma petite sœur tout faible en main. Maman monte avec nous. Papa est allé ouvrir le portail... Mon papa : Allez-y, je viendrai s'écrie-t-il. Moi : Chauffeur accélère ! Maman ne fait que se lamenter. Elle pleure toutes les larmes de son corps. Environ cinq minutes de conduite plus tard, nous sommes arrivés à l'hosto. L'arrêt de la voiture et ma descente sont faits presque dans le même tempo : Moi : Docteur ! Ma maman : Docteur ! Infirmière ! Une demoiselle en uniforme sort avec un brancard. Je mets le corps de Mahuna dessus. Un homme en uniforme et une dame en blouse (la docteure sûrement) se joignent à nous. On a poussé le brancard le long du hall de l'hôpital jusqu'à la devanture d'une salle. Ma mère court derrière nous également en se lamentant toujours bien-sûr. La dame en blouse : Restez ici ! Vous ne pouvez pas rentrer. Ma mère s'est assise complètement à même le sol et pleure toujours à chaudes larmes. Papa vient de rentrer dans le hall avec le chauffeur derrière lui. Ses yeux étaient tous rouges. C'est maintenant que nous nous rendons compte tous de notre bêtise, du mal qu'on infligeait à la fille. Si jamais quelque chose de grave lui arrive, nous nous en voudrons toute notre vie, puisque c'est nous qui l'avons poussé dans la dépression par ignorance ; on peut corriger son enfant oui, mais avec intelligence ; nous on est allée trop fort avec Mahuna ; voilà qu'elle en a mare et elle veut se suicider. Papa : Elle est où ? Moi : Ici, dis-je en pointant la salle tout juste devant nous, puisque nous sommes juste devant celle-ci. La demoiselle en uniforme (la brancardière) sort et m'appelle. Papa et maman me suivent : Papa : Comment va-t-elle ? La brancardière : C'est vous son père ? Papa : Oui. La brancardière : C'est bien. Vous prenez l'ordonnance et allez payer. Faites vite me dit-elle. Vous, suivez-moi dit-elle aux parents. Au bout de cinq minutes, je suis déjà de retour avec les médicaments prescrits par les médecins. Je transpire de partout parce que j'ai couru à l'aller comme au retour. Je vais les remettre et revenir là où se trouvent les autres. Papa fait des va-et-vient. Maman elle, elle est toujours assise parterre. Le chauffeur et moi sommes adossés au mur. Plus de trente minutes se sont écoulées avant que la docteure ne montre sa tête : La docteure : C'est vous la famille de Mahuna ? Mahuna SAGBO? Maman : Oui oui. La Docteure : Suivez-moi. Le chauffeur : Moi je reste ici ? Moi : Oui. On quitte le hall là où on était et on rentre dans un autre couloir. On arrive devant un bureau. Elle ouvre. La docteure : Asseyez-vous, dit-elle en s'asseyant à sa place. Les parents s'asseyent sur les deux chaises devant elle. Quant à moi, je m'adosse mur : La docteur : Votre fille a consommé un poison de la famille des inhibiteurs de la synthèse d'adénosine triphosphate. Je ne sais pas si vous m'avez compris, mais celui-ci a déjà beaucoup agi sur son organisme. Elle est donc rentrée en coma en ce moment. Ma maman : Seigneur Jésus Christ ! Exclame-t-elle en levant les mains vers le toit. La docteure : Mais ne vous inquiétez pas. Tout ira mieux. Elle ira très bien bientôt. Mon papa : Vous êtes sûre ? La docteure : Allah s'en chargera. Nous (le corps médical), nous soignons, mais c'est Lui (Allah) qui guérit. Mon papa : Et le docteur Marius ? Vous n'avez toujours pas pu le joindre ? Puisqu'à mon niveau, il est injoignable. La docteure : Je ne l'ai pas encore appelé. Je le ferai après, mais dites-moi ! Quest-ce qui a poussé Mahuna jusqu'à ce quelle soit allée prendre du poison. Papa : Elle a fait une bêtise. On na fait que la corriger. C'est tout. On n'a pas pensé qu'elle pourrait imaginer faire quelque chose du genre. Maman : On ne l'a même pas frappé hein. Juste les insultes et quelques privations des faveurs qu'elle bénéficiait chez son père. La docteure : Les enfants d'aujourd'hui n'ont pas la même mentalité que nous. Ils ne veulent aménager aucun effort pour avoir quelque chose. J'en suis sûre que ce qu'elle a fait valait la peine, mais elle a voulu user de leurs slogans "Quand je ne serai plus là, est-ce que je verrai encore tout ça ?" pour vous incriminer à jamais. Maman : Etlɛ kpaca (c'est même étonnant) ! Je n'aurais jamais espéré ça d'elle. La docteure : Mais que ceci soit une leçon pour tous. Connaissez le genre d'enfant que vous avez et le genre de punition qu'il faut leur infliger pour “ne pas qu'en voulant bercer l'enfant, l’on le réveille” (adage Fon). Mon papa : Merci beaucoup docteure. Votre nom s'il vous plaît. La docteure : Sofiath HABIB. Mon papa : Moi c'est SAGBO Henry. Enchanté de faire votre connaissance dit-il en lui tendant la main. La docteure : Enchantée dit-elle en acceptant la main de mon père ...
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