Le vrai amour ne s'épuise jamais

1292 Mots
CHAPITRE 16 ADJARATH Depuis mon retour de chez Mounirath, on ne s'est plus contacté ni revu et ça, je m'en fous d'ailleurs. Mon problème est que je n'ai pas encore trouvé le meilleur moment pour parler de Prince avec mes parents. Ça me plaît bien d'aller le voir en prison et de l'aider à s'en sortir, mais je ne veux pas offenser mes parents, je veux leur en parler d'abord. Salami : Adjarath ? Moi (En sursautant) : Oui ! Salami : Tu n'était pas ici hein ? Donc, tu n'as même pas entendu quand je tapais la porte ? Moi : C'est ce qui t'amène qu'il faut dire. Salami : La patronne t'appelle. Moi : Ok, je viens. Qu'est-ce qui m'arrive ? Je n'arrive sincèrement pas à enlever Prince de ma tête, surtout maintenant que je sus que tout a été planifié par ma sorcière de cousine et sa saleté d'amie. Je dois avoir une sérieuse discussion avec mes parents. Ils doivent savoir que nous ne sommes plus au temps préhistorique où on exigeait à sa fille, comment elle doit se marier. Moi : Me voici Madame dis-je en entrant dans le bureau de ma patronne. Elle : Il est presque dix-huit heures. Moi je rentre déjà hein, dit-elle en rangeant ses affaires. Vous avez quelque chose à faire encore ? Moi : Oui j'ai encore quelques dossiers à mettre au propre. Elle : Ok, bonne soirée et à demain. Moi : Merci madame, à demain. Je retourne dans mon bureau et continue ce que je faisais avant d'être plongée dans des songes... QUELQUES HEURES PLUS TARD Je bossais sur mon ordinateur quand mon portable a commencé par sonner. Je regarde, c'est maman : Moi : Allô maman ! Elle : C'est toujours le boulot depuis ? Moi : Oui maman. Il y a pleins de dossiers ici qui m'attendaient. Elle : Il est presque vingt heures. Ce n'est pas encore tard pour que tu rentres ? Tu veux dormir là-bas ? Moi : Maman j'ai presque fini. Je rentre tout de suite. Elle : Tu as intérêt. Ton père est passé chez toi ? Moi : Non, il n'est pas encore rentré ? Maman : Non oh, et il ne décroche pas mes appels. Moi : Hum, calme-toi maman ; sûrement qu'il est occupé. Maman : N'houn ! Nkosé (c'est entendu). Toi aussi rentre vite hein. Moi : Ok maman. Après l'appel, je range mes affaires et sors de mon bureau. Tout le monde est rentré déjà je pense. J'arrive au secrétariat et Salami y est toujours. Salami : Tu as fini ? Moi : Oui tu m'attendais ? Salami : Oui ... Moi : Ok mais pardon, je n'ai vraiment pas la tête à écouter tes choses là hein. Salami : Ok, mais je parie que tu pensais à ton ex quand je suis rentré toute à l'heure dans ton bureau. Moi : Ce n'est pas tes affaires et je ne t'ai jamais dit qu'on s'est séparé. Salami : Sinon, Adjara comprends-moi ! Je t'aime vraiment. Je ne te blague pas ! Moi : Tchrummm ! Je l'ai devancé et suis allée prendre ma moto ; direction maison. Qu'est-ce qu'il ne comprend pas dans je ne veux pas ? Salami, c'est un collègue qui me drague depuis que j'ai été employée. C'est vrai qu'il est m******n et pas mal comme garçon, mais je ne suis pas intéressée. Après avoir roulé quelques minutes, je suis arrivée à la maison au même moment que papa. Gardien : Bonne arrivée. Moi : Merci. Moi : Bonsoir papa. Papa : Bonsoir chérie. Comment a été la journée ? Moi : Pas mal. Moi : Et vous ? Papa : Chargée comme d'habitude. Avant même qu'on n'ouvre la porte, maman a déjà commencé par bombarder des questions à papa. Maman : Lawal tu étais où aujourd'hui ? Moi : Maman, calme-toi. Maman : Est-ce que c'est normal tout ça ? Ton père veut me tuer sûrement. Tout d'abord, ils ont trouvé sa voiture devant un hôtel à Porto-Novo aujourd'hui, pendant que sa maison et son boulot sont à Cotonou. Ensuite je l'appelle, il ne décroche pas. C'est normal tout ça ? Moi-même cette partie où on a trouvé la voiture de papa à Porto-Novo m'a intrigué un peu. Ma maman : Lawal tu es allé faire quoi à Porto-Novo aujourd'hui ? Et pourquoi ton téléphone sonne et tu ne décroches pas ? Mon papa : Hahahaha ! Ricane-t-il et s'assoit. Même à la gendarmerie, on pose les questions un à un. Il faut donc aller un à un. Ma maman : Donc tu te moques de moi hein ? J'ai dit qu'est-ce que ta voiture fait devant un hôtel à Porto-Novo aujourd'hui ? Mon papa : Attends, je vais faire un appel. Maman : Appel ? Pour lui dire que tu es déjà rentré ? Mon père lance l'appel et le met sur haut-parleur : Papa : Allô Sayad ! Tu étais où aujourd'hui avec ma voiture ? Le fameux Sayad : J'étais à Tôkpa pour quelques courses. Papa : Àbúro (Yoruba : mon frère), ne mens pas. Tu étais où ? Sayad : Mais j'ai dit Tôkpa. Je ne te mens pas ! Maman : Et comment ma voiture s'est retrouvée à Porto-Novo devant un hôtel ? Une voix féminine de l'autre bout du côté de Sayad : Heinhin ! C'est ton nouveau système ça maintenant ? Pinh-pinh-pinh-pinh. L'appel a été coupé. Papa : Madame la gendame, vous avez compris maintenant ou bien d'expliquer encore ? Maman : Et pourquoi je t'appelle et tu ne décrochais pas ? Ne sais-tu pas que je pourrais penser que quelque chose t'es arrivée ? dit-elle en s'asseyant à côté de papa. Moi je ne fais que sourire ... Papa : On a terminé depuis dix-huit heures. C'est le vagabond d'ami que j'ai que j'attendais depuis. Je sais pertinemment que si jamais je décroche ton appel, ce que je vais entendre ne va pas plaire à mon âme. Maman : Tu pourrais prendre Bénin Taxi et il t'apportera ta voiture demain ! Papa : Il m'appelait et disait de l'attendre. Maman : Ok ne te fâche pas. Pardonne-moi. C'est ton amour qui veut me rendre folle. Houn ! Les vieilles personnes comme ça ? Ko "C'est ton amour qui veut me rendre folle". Ma mère hein, elle ne veut jamais vieillir ... Papa (sourire) : T'inquiète. Tu es pardonnée. Et les enfants ? Moi : Ils dorment déjà. Papa : Qu'est-ce que tu as préparé ? Maman : Ta nourriture préférée. Papa : Ok. Je prends mon bain et je reviens tout de suite. Moi : Je fais de même ... Avant qu'on ne revienne, maman a déjà chauffé la bouffe et dressé la table. Pendant qu'on mangeait, papa ne faisait que chanter des éloges de maman. À chaque bouchée, il faisait une appréciation sur la nourriture. Maman aussi riait tellement qu'on aurait dit qu'elle a gagné la loterie. Après le repas puis l'arrangement de la table, j'ai décidé de vomir ce qui me chauffe la langue : Moi : Papa, maman, je veux vous parler. Papa : Ça ne peut pas attendre demain ? Je suis fatigué. Moi : Non, pardon c'est très important. Papa : Ok parle et sois brève. Moi : Vous nous avez toujours appris que "L'islam est la religion de la «rah mah»", c'est-à-dire une religion qui prône l'amour, la charité, la clémence, la bienveillance et la générosité. Papa : Oui ! Moi (Grattant la tête) : Prince a été arrêté par la Police Républicaine et il est en prison. Même si vous n'accepteriez jamais ma relation avec lui, donnez-moi juste l'autorisation de l'aider à s'en sortir. Papa (En colère) : ...
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER