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4285 Mots
CHAPITRE 3 *** Ahlem Bekale *** Maurice: suis moi dans la chambre Ahlem. Il a posé son verre de whisky en se levant et s'en allant. J'ai débarrassé le tout parce que Maurice a horreur que je laisse traîner des choses dans la maison. Il déteste le désordre. J'ai rincé le verre et rangé ma bouteille dans le frigo. J'ai rejoint Maurice dans la chambre. Il était assis au bord du lit et il commençait à déboutonner sa chemise en me fixant. J'ai fermé la porte et c'est en souriant que je me suis mis à retirer mes vêtements également. Je me suis retrouvé en sous-vêtements devant lui.  Maurice (voix grave): approches toi. Je me suis approchée de lui, il m'a tiré par le bras pour me retourner brusquement et me mettre une gifle sur les fesses qui m'a fait sursauter et trembler. Je suis restée dos à lui. Il m'a tenu par les hanches en caressant ses fesses et continuant de tapé dessus puis il a baissé mon string jusqu'à mes chevilles. Maurice: Est-ce que tu es prête à me recevoir Ahlem ? Moi (la gorge sèche):... Maurice (passant sa main entre mes cuisses): Ahlem ? Je me suis mise à trembler quand il m'a pénétré avec deux doigts d'un coup. Maurice s'est mis à les bouger avec force en moi, ce qui m'arrachait de petits cris entrecoupés. Maurice (me tournant): Occupes toi de moi. Je me suis agenouillée entre ses jambes en retirant sa ceinture puis en ouvrant la boucle de son pantalon. J'ai retiré soigneusement son pantalon suivi de son caleçon. J'ai pris son s**e dans ma main en me mettant à le masser doucement. Maurice: Prends-moi dans ta bouche chérie. Je me suis exécutée et je l'ai glissée doucement et entièrement de ma bouche avant de le ressortir et s***r doucement le bout de son g***d et j'ai repris le même procédé alors qu'il s'est mis à durcir et grogner. Maurice: Regarde moi quand tu fais ça. Je le regardait alors que son s**e faisait des vas et viens dans ma bouche. Il me fixait et au fur et à mesure il plissait ses yeux avec le plaisir, il s'est mis à marmonner de gros mots alors que je continuais ma f*******n. Il a sorti son s**e de ma bouche en me tirant pour que je me lève. J'ai ouvert mon tiroir pour récupérer un préservatif. Jamais sans mon préservatif. Je le lui ai enfilé et je me suis placée à quatres pattes sur le lit. Avec Maurice même lors de nos ébats c'est très carré, très directif. Il ne me laisse jamais monter sur lui, il a toujours le dessus sur moi. Il n'est pas du tout doux, c'est souvent même brutal avec lui. Je l'ai senti me pénétrer d'un coup. Je me suis cambrée pour mieux le recevoir. Moi: Haan bébé ! Maurice (tenant mes hanches): Tu me rends fou Ahlem ! Il s'est mis à me pilonner sans douceur, il allait très loin en moi, très fort, je ressentais chaque coup comme une décharge. Je me suis mise à caresser mon bouton de plaisir avant de me mettre à jouir. Je suis tombée sur le lit en hurlant. Maurice (grognant): Je n'ai pas fini Ahlem. Moi (me mettant sur le dos): bébé  Maurice: Écartes tes jambes. J'ai ouvert mes jambes, il s'est mis à genoux entre mes cuisses et il m'a pénétré à nouveau. Il grognait en regardant son s**e s'enfoncer en moi puis son regard s'est pour sur moi, il m'a tenu le coup. Il me regardait droit dans les yeux alors que j'ondule des hanches pour l'accompagner. Maurice: f**k ! Il s'est penché pour m'embrasser en allant plus vite et plus fort. Il m'a tenu par les fesses en décollant mon bassin du lit. Il s'est retiré au moment de jouir pour le faire sur mon ventre. Même s'il a un préservatif, il ne jouit jamais en moi. Il a gardé son s**e posé sur mon ventre en soufflant. Moi (le regardant): ça va ? Maurice (me regardant): Oui. Tu peux aller te rincer. Je me suis levée du lit en allant dans la salle de bain. J'ai retiré mon soutien gorge et je suis rentrée sous la douche. Il est rentré faire pipi avant de me rejoindre. Je l'ai aidé à se laver alors que l'on m'embrassait langoureusement. Une fois la douche terminée. Nous nous sommes habillés et nous sommes retournés dans le salon. Je me suis assise contre lui en caressant son torse tout en discutant. Moi: Bébé, j'ai trouvé le local au marché pour ma boutique. Maurice: Où exactement? Moi: à Petit Paris. C'est pas très grand mais ça fera l'affaire. C'est juste pour vendre pas de coiffure sur place. Maurice: Ok et c'est combien ? Moi: 60 000 fcfa par mois. Je dois déposer aussi une caution. Au moins pour réserver le temps que je puisse avoir la marchandise. Maurice: Je m'occuperai de ça cette semaine alors. Moi (souriante): Merciii Maurice (me regardant): Ce sera tout? Moi: beh après il faudra que je commande ou bien j'y vais moi-même. Tu peux aussi venir avec moi, ça te fera des vacances non ? Maurice: Je verrais en fonction de mon programme. Et comment ça s'est passé à Port-Gentil? Moi (restant naturelle): Oh bof tu sais ce n'était pas la grande joie hein et ma cousine a le moral au plus bas. Maurice (me fixant): hum. Moi: Qu'est ce que tu as envie de manger ce soir ? Maurice: Un bouillon de poisson avec de la banane. Moi (me levant): C'est comme si c'était fait. Je suis directement allée en cuisine pour sortir tout ce qu'il faut pour faire le poisson de monsieur alors qu'il était au salon en train de se mettre à l'aise devant la télévision. Une fois que j'ai terminé avec le poisson, je me suis attaquée à la banane que j'ai mise dans le couscoussier. Il ne manque jamais à manger et à boire chez moi. Maurice ne me laisse manquer de rien, il fait le ravitaillement chaque mois en plus de l'argent qu'il me donne. Il paye le loyer et les factures également. Maurice ne dort avec moi que deux fois par semaine. Soit c'est le mardi soit c'est le jeudi, le reste du temps il rentre chez lui peu importe l'heure. Il ne passe jamais le weekend, il a toujours des choses à faire et sa famille à voir. J'en profite pour faire ma vie pour passer du temps chez ma mère. J'ai deux chambres à la maison mais je ne peux pas inviter n'importe qui dormir chez moi sans autorisation. La seule personne qui a libre accès et sans condition c'est ma mère sinon tout les autres je dois toujours l'informer et demander la permission. Après je comprends parce que c'est lui qui paye le loyer, je suis sa petite amie. Quand il vient, il veut se mettre à l'aise et pas être gêné par la présence de quelqu'un chez lui. Surtout lorsqu'il décide de me prendre dans toutes les pièces de la maison. Est-ce que je suis amoureuse de Maurice ? Ma réponse c'est que j'aime l'argent et le confort. Je ne suis pas née avec une cuillère en argent dans la bouche alors je veux avoir une belle vie, j'ai des projets et plein d'ambition. Je veux mettre ma mère a l'aise et montrer à mon père que je n'avais pas besoin de lui. J'ai mis la table en lui servant à nouveau à boire. Ça commençait à sentir bon, j'ai vérifié ma marmite en goûtant pour savoir si l'assaisonnement était bon. Une fois prêt, j'ai invité Maurice à table. Moi (souriante): bon appétit chéri. Maurice: merci à toi aussi. Moi: Tu veux un peu de vin ? Maurice (commençant à manger): Je veux un verre stp. Je lui ai laissé le soin de choisir la bouteille de vin qu'il a ouvert et je lui ai servi. J'en ai pris un peu pour l'accompagner sinon je ne bois pas vraiment d'alcool. Après le repas, il est encore resté une heure avant de s'en aller. Je me suis enfermée et je suis restée devant la télévision à suivre les novelas.  Il y a un acteur qui m'a fait penser au taximan sexy et j'avais sa voix et son visage dans mon esprit. Je répète c'est un gaspillage ça, d'ailleurs j'aurai même dû prendre son numéro comme ça quand j'ai une course je m'appelle et je profite à me rincer les yeux. JM (sms): Bonsoir Ahlem. Désolé pour aujourd'hui. Tu es bien rentrée? Moi (tournant mes yeux): Ouais ça va. JM: On peut se voir dans la semaine mon amour ? Moi: Je serai occupée avec maman au marché. JM: Ok si tu as besoin passe à la banque me voir. Moi: Ok JM: bonne nuit mon coeur. Ça m'a fait du bien ce weekend. Tchuiiip. Je n'ai pas répondu et j'ai posé mon portable après avoir effacé tous les messages. Pourquoi suis- je encore avec Jean-Marie? Parce que je l'ai connu avant Maurice. C'est un gentil tonton, il a la main large avec moi parce que je lui donne de l'affection. Il croit que j'habite toujours à Sotega avec ma mère et mes frères et ça m'arrange sinon il voudra venir me coucher dans la maison de Maurice. Je ne me suis pas encore débarrassée de JM parce que je n'étais pas trop sûre avec Maurice au départ. Et puis ma chérie si j'ai JM qui me donne 10 000 fcfa et Maurice 20 000 fcfa, je préfère garder les deux comme ça j'ai 30 000 fcfa à la fin. C'est l'intérêt qui guide l'homme. JM je vais bientôt me débarrasser de ce tonton de 57 ans et qu'il continue avec son aigrie de femme. Je vais me concentrer sur Maurice parce que c'est lui mon avenir qui est peut être là comme ça. Ce genre là, je ne laisse pas pardon et il me donne ce que je veux. Il n'est pas très romantique mais ce n'est pas le romantisme que je mange. J'ai tout éteint et je suis allée me brosser les dents, mettre mon pyjama et je suis tombée directement dans mon lit pour plonger dans un profond sommeil. Je me suis réveillée à 7h du matin et j'ai commencé ma routine. J'aime prendre du temps pour moi et mes soins. J'aime me maquiller et me coiffer, en ce moment, j'ai ma perruque coup de coeur que j'ai mis sur ma tête. Je me suis habillée en mettant mes formes généreuses en valeur comme d'habitude quoi. C'est mon fond de commerce, mon meilleur atout. Une fois mon petit déjeuner pris, je suis sortie en fermant tout derrière moi. J'ai mis mes lunettes de soleil sur mon visage. Je marchais dans ma ruelle en cherchant un taxi et j'avoue que j'avais envie de croiser Marco. Moi: 300 charbonnages ? Taxi: non. Moi (me redressant): Bon dégage même. Il est parti et j'ai encore attendu 10 minutes avant d'avoir enfin un taxi. Comme il y avait des gens derrière, je suis montée devant. Je voyais comment le type louchait sur moi, je n'avais pas son temps et j'ai bien fermé mon visage. Un vilain comme ça. Moi: Arrêt ! Taxi: Je ne peux pas me garer là. Moi: Mais c'est là que je veux descendre. Taxi: Pardon tu ne vois pas la police ? Il s'est garé 200m plus loin. J'étais bien énervée, j'ai sorti 1 000 fcfa que je lui ai tendu.  Taxi (boudant): Madame le matin comme ça je n'ai pas la monnaie. Moi: Et donc? On fait comment ? Taxi: Tu n'as pas les pièces? Moi (agressive): Je n'ai pas. Si tu ne veux pas ton argent tant pis. Moi je descends. On a commencé à se disputer. Il y avait une tantine derrière qui avec gentillesse m'a donné deux billets de 500 fcfa en échange de 1 000 fcfa et j'ai récupéré ma monnaie de 200 fcfa avec ce vilain taximan. Taxi (énervé): Bordelle va. Moi (claquant la portière): c'est ta mère la Bordelle. Tchuiiip. Taxi: Dégage Voilà quand je dis que les taxis sont trop sauvages. Je me suis arrêtée à ma boulangerie pour prendre du pain frais et j'ai repris un autre taxi pour Sotega chez maman. Le lundi, elle ne vend pas au marché. Moi (souriante): Bonjour maman. Maman (souriante): Bonjour Ahlem. Comment ça va ma fille ? J'ai retiré mes lunettes de soleil et je lui ai fait la bise. J'ai posé le pain sur la table. Je lui ai fait un café et un pain avec du pâté que je lui ai donné. J'ai tiré le tabouret et je me suis assise. Maman: merci mon bébé. Moi: les garçons sont à l'école. Maman: Normalement et j'espère pour eux. Moi: Ils savent que c'est leur avenir qui est là comme ça. Maman (mangeant): c'est ce que je leur dit chaque jour. De faire l'école, la chance peut sourire à tout le monde. Moi: il y en a qui finissent toujours par s'en sortir. Maman: Et c'était comment à Port-Gentil? Hum Ahlem ! Moi (soupirant): Maman je sais déjà ce que tu penses. Maman (me regardant): Tu as un homme qui s'occupe bien de toi, il te donne ce que tu veux… Qu'est-ce que tu cherches avec l'autre vieux ? Moi: Mais c'était au début tout ça ! Maman: Maintenant laisse cet homme-là et concentre toi sur Maurice. Il est jeune, pas de femme et il est sérieux.  Moi: Maman: Ne gâche pas ta vie pour rien. Tu as 24 ans et c'est le moment de te poser. Moi: oui mais Maurice aussi met trop de distance entre nous, on ne dirait pas un vrai couple. Je ne sais même pas qui veut vraiment s'engager un jour, tout est copliqe avec lui. Maman: Et ce n'est pas avec ce vieux de Jean-Marie que tu iras quelque part et que sa femme ne t'attrape pas un jour. Imagines même un jour Maurice te coince tu feras quoi et diras quoi ? Moi: J'ai compris. De toute façon, j'allais rompre avec Jean-Marie. Maman: Et ce Maurice il ne veut pas d'enfant. S'il veut donne lui Ahlem, tu as déjà l'âge d'être maman et de te marier. Moi: on verra bien la suite. Maman (croisant mon regard): Ne fait pas comme ta mère, je ne veux pas que tu termines comme elle a perdre ta jeunsse et finir avec une maladie qui va te tuer. Je ne veux pas ça pour toi, j'ai déjà perdu ma petite soeur. Moi (grimaçant): Je me suis levée et je suis rentrée dans la maison. J'ai enlevé ma tenue et j'ai mis un pagne pour me couvrir. J'ai commencé à aider maman à faire son manioc pour demain. On discutait tranquillement. J'ai profité pour faire du manioc pour moi à la maison aussi. Je lui ai lavé le linge également que j'ai installé à la corde. J'ai fait le ménage dans la maison et les deux chambres qu'il y a. Je suis entrain de lui chercher un autre endroit où aller louer qui sera mieux qu'ici.  J'ai mange avec elle à midi un bon paquet de poisson. C'est avec elle que j'ai appris à cuisiner, la femme-là a un don. Je me suis nettoyé pour enlever l'odeur et je me suis habillée. Maman: Merci mon bébé. Moi: Tu as encore l'argent dans ton airtelmoney ? Maman: oui 120 000 fcfa. Moi: Ok c'est bon. Je vais y aller. Je lui ai fait la bise et je suis partie. Il y avait vraiment des gars qui ont du cran. Quand il me voit, le tonton pense vraiment qu'il peut me gérer ? Pardon il faut savoir apprendre à rester à sa place. Je suis allée en ville parce que je voulais voir un gars qui vend des ensembles tailleurs. J'aime bien avoir des tenues qui font classe. J'ai pris deux tenues et je suis partie ensuite déposer l'argent que JM m'a donné dans mon compte en banque. Je marchais quand je vois qui sortir des impôts? Mon sexy taximan, il est trop beau je répète. Il avait des documents en main qu'il lisait. Il avait un jean noir, un polo blanc et des baskets en toile aux pieds. Je me suis dit que j'allais profiter à prenee une course qu'il ne refusera pas. Je l'ai accosté au moment où il deverrouillait un touareg noir. J'ai eu un gros bug. Marco (se retournant): Ah bonjour Ahlem.  Moi (fronçant les sourcils): Qu'est-ce que tu fais ? Marco: J'étais prendre des renseignements. Et toi ? Moi: c'est la voiture de qui ? Marco (me fixant): De mon patron. Moi (soutenant son regard): Oh? Marco (regardant autour de lui): Je peux t'avancer si tu le souhaites ? Moi: euh ok. Je suis montée devant avec lui. Ca sentait bon, non c'est lui qui sent bon en fait. Il a rangé les documents dans la boîte à gants et il a mis sa ceinture de sécurité. Je le regardait simplement au coin de l'oeil alors qu'il était concentré sur la route. Moi: Je pensais que tu étais taximan ? Marco (me regardant): c'est le cas. Moi: Donc là c'est encore la voiture de qui ? Marco (souriant): Bah de mon patron comme je t'ai dit. Moi: Donc tu es aussi chauffeur ? Il faut choisir hein. Marco: Je choisis ce qui rapporte de l'argent. Simple taximan ça ne couvre pas toutes mes charges. Moi: Je répète encore que c'est un gâchis. Marco (amusé): Il faut bien que je gagne de l'argent sinon je ne vis pas. Moi: ça ne m'étonne pas si à chaque fois tu fais des courses gratuites. Marco (me regardant): Je ne fais ça qu'avec toi. Moi: pourquoi? Marco (me fixant): parce que tu me plais et que ke veux de toi Ahlem. Moi (rire): Le rêve est permis mon cher. Marco: Parce que je suis chauffeur je ne peux pas prétendre sortir avec toi? Moi: Tu as tout compris. Marco: Pourtant c'est honnête et légal ce que je fais. Moi: tout à ton honneur. Marco (se garant):  Moi (retirant ma ceinture): merci. J'ai accroché mon sac à mon épaule lorsqu'il a verrouillé les portières alors que je voulais descendre. Je l'ai regardé le coeur battant et il me fixait. Marco (me regardant droit dans les yeux) : Ahlem sache que si je te veux alors je t'aurai… Tu n'auras pas le temps de comprendre que (caressant ma lèvre) tu seras déjà folle amoureuse de moi. Moi (perdue): Marco (voix grave): Je suis patient. On est resté à se fixer jusqu'à ce que j'entende le bruit de la portière qui s'est déverrouillée. *** Yannick Koumba *** La vie au Gabon est difficile. C'est vraiment difficile même quand tu touches en salaire chaque moi. Une fois que tu as réglé toutes tes charges, il ne te reste presque plus rien pour te divertir. Voilà pourquoi j'aime d'abord aller boire avec mes amis et profiter avec une ou deux petites. À la sortie du boulot, j'ai sorti mon téléphone en envoyant un message à mon petit-frere pour lui demander sa position et s'il peut venir me chercher. On doit aller chez maman ce soir. Marielle va me rejoindre avec les enfants. Mon téléphone s'est mis à sonner. Moi (nerveux): oui allô? Charlene: Bonjour chéri. Moi: Bonjour Charlene. Charlene: Ah Yannick toi aussi depuis là j'attends et même pas un appel ou un message. C'est comment ? Moi: C'est compliqué en ce moment. Et j'ai l'enfant qui est malade donc je n'ai pas trop le temps. Charlene: Dis plutôt que c'est à cause de ta femme oui. Tu me prends pour une maboule ? Moi (agacé): Charlene je te dis que jai beaucoup de chose à régler en ce moment. Le temps me fait défaut. Charlene: Mais j'ai besoin de toi aussi Yannick. J'ai besoin d'argent pour acheter les fascicules pour les cours. Moi: Là je n'ai rien mais dès que j'ai une petite entrée, je te ferai signe ok ? Charlene: Ne me mens pas hein Yann. Moi (voyant mon frère arriver): Ok je n'ai plus de batterie. Je vais te rappeler. J'ai coupé l'appel sans attendre la suite. Trois fois ou quatre seulement que je suis monté sur elle c'est déjà chérie j'ai les problèmes et tout ça. Les femmes sont trop fatiguantes comme si ce n'était déjà pas suffisant avec Marielle à la maison. Moi (montant dans le taxi): Oh Monsieur KOUMBA ! Marco (souriant): Bonjour chef. Moi: Comment ça va ? Marco: ca va et toi? Moi: Le travail comme d'habitude toi même tu sais ? On fait acte de présence pour pouvoir toucher le salaire à la fin du mois Marco (démarrant): Tu comprends pourquoi moi je ne peux pas n'est ce pas? M'habille chaque matin pour aller m'asseoir à 5 ou 6 dans un bureau et me tourner les pouces. Moi: Écoutes tu as choisi ta voie et ton business. Mais quand je vois ton parcours, ce n'est pas pour moi. Je n'ai pas la patience pour ça. Marco: Quand on veut on peut. Moi: Sinon à quand une madame Koumba ? Tu ne vas pas me dire qu'un gars comme toi galère? Marco (souriant): elle ne sorte pas avec les taximan il paraît. Moi: Mais est-ce que tu lui as expliqué le genre de taximan ? Il s'est arrêté pour prendre deux jeunes femmes. Il y a une qui a commencé à parler bien fort pour se faire remarquer. Elle: excusez moi mais vous êtes des freres ? Moi: Oui oui. Elle: Ah va vous vous ressemblez hein. Moi: Je suis le plus mignon. L'autre (guettant Marco): Donc le genre la aussi est taximan ? Avec un charisme comme ça tu cherches l'argent comme nous? Marco (souriant): apparemment. L'autre: On ne gaspille pas la beauté comme ça. Mieux même tu deviens g****o. J'ai éclaté de rire. Elles sont descendues en payant leur trajet. Il rigolait simplement. Moi: Le taximan le plus sexy de la ville. Nous sommes arrivés chez maman. Elle a directement commencé son bruit sur moi, je suis absent, je ne pense pas à elle. Pour venir ma voir c'est compliqué et blabla heureusement que Marco est là J'ai 32 ans et Marco c'est mon petit frère, il a pris ses 30 ans en Janvier. Nous sommes les garçons de nos parents. Notre père vit dans Libreville avec un autre femme. Ils nous a quitté notre mère quand j'avais 12 ans et on a vu le changement parce que Maman ne travaillait pas. Ils nous faisait galérer pour avoir l'argent chaque fin de mois. Maman a dû commencer dame de ménage. On a fait des études. On s'est forcé à faire de longues études. J'ai eu la chance de rentrer dans la fonction publique. Marco a eu la chance d'avoir une bourse d'études et il est allé jusqu'au Master en Communication. Il est rentré et à force de galérer, il a enchaîné les petits boulots pour acheter un taxi et il a commencé son buiness. On a passé la soirée avec Maman, on a bien mangé et rigolé. C'est Marco qui nous a laissé à la maison. Il a remis discrètement 20 000fcfa aux garçons même si je sais très bien que leur mère a capté le geste. Marielle (riant): Tonton Marco les garçons ont dit qu'ils veulent passer le weekend avec toi. Marco: c'est vrai ça? Tony (6 ans): Oui tonton. Marco (le regardant): On va organiser ça mais je viens seulement vous chercher si vous êtes sages. Kenny (4ans): on sera sages. Moi: Tu vas bosser un peu ou tu rentres direct? Marielle: Est-ce qu'il a les mêmes problèmes que nous ? Moi: Je vais bosser en rentrant faire le dépôt puis je rentre. Moi: Ok. Sois prudent et bonne soirée. Marielle, les enfants et moi sommes rentrés à la maison. Nous nous sommes directement couchés après avoir chacun pris notre douche. Je me suis couché en caressant ma femme. Marielle: Koumba pardon je suis fatiguée. Moi: Je ne vais pas durer chérie. Juste un petit coup. Marielle: C'est ce que tu sais faire monter sur moi mais le reste rien. Moi: Marielle? Marielle (me regardant): Tu as vu et encore entendu Marco aujourd'hui non ? Tu as vu ton petit frère? Il ne manque jamais de 5 000 fcfa, il est discret dans tout et humble. Mais toi la grande gueule pour rien. Moi: Tu me fatigues avec ça. Marielle: C'est lui qui vous mets un peu en haut. Mais toi c'est aller traîner au travail et te balader dans les bars. Voilà mes cheveux sales, depuis là même l'argent pour les mèches rien. Moi: Marielle : C'est encore dans mon petit salaire ménagère que je dois puiser ? Moi: Si tu travailles c'est pour te faire plaisir non ?  Marielle (me toisant): Tu es un vrai rigolo. Moi (m'enervant): Et maintenant quoi ? Tu veux que j'aille voler? Marielle: Demande à ton frère comment il a fait pour en arriver là au lieu de perdre ton temps. Moi: Si Marco te fascine tant qu'est ce que tu fous la ? Va lui écarter tes cuisses au lieu de me fatiguer. m***e ! Marielle (me tournant le dos): tchuiiip Elle me fatigue souvent celle-là, elle peut garder ses fesses. Quelqu'un qui te prend toujours la tête même pour te donner du plaisir ou de l'amour. Et l'on s'étonne que j'aille voir dehors très souvent. Deux jours plus tard je continue d'éviter les appels et messages de Charlene. Elle me fatigue et le mois est encore long. Charlene: Bonjour Yannick. Est-ce qu'on peut se voir? J'ai un retard.
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