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CHAPITRE 2 -(...)Tu sais ce par quoi nous sommes passés pour avoir cette vie ? C'est toi qui a galéré avec lui ? Qui t'es privé pendant des mois ? Tu étais là? Imbécile va ! Chantal: Anastasia tu te calmes. Christelle est plus âgée que toi.  Moi: Rien à foutre. Vous êtes tous une b***e d'hypocrites, tous réunis. Pas un pour sauver l'autre. Chantal: Anasta.. Moi (pleurant): TOUS. Sinon vous ne seriez pas réunis là en train de vider cette maison. Vous ne seriez pas là… Toi Chantal tu venais chaque week-end t'asseoir et manger à ma table et depuis que Fabrice n'est plus là, tu ne reconnais plus le bien que je t'ai fait. Chantal (me toisant): Le bien que tu m'as fait avec l'argent de mon cousin oui. Moi (dégoutée): Tu me donnes envie de vomir. Christelle (attachant le pagne): Je ne sais pas où Fabrice est allé trouver une pauvre femme comme toi. Alors qu'il avait le choix. Mais maintenant tu vas dégager. Moi (la regardant): Cette maison est au nom de ma fille. Vous n'aurez rien. Christelle: De quelle fille tu parles? La bâtarde que tu lui as attribué? Je me suis à nouveau jetée sur elle. On ne traite pas mon enfant de bâtarde, ça jamais de la vie. Fabrice m'a connu vierge et Soraya est la sienne alors insultez moi mais pas mon enfant. Mon frère Claude est arrivé en me tirant de là. Si on ne l'attrape pas, je vais finir avec elle c'est clair. Une de nous y laissera sa vie s'il le faut. J'ai trop souvent vu ça et je ne me laisserai pas faire. Il y avait les voisins qui guettaient et le reste de la belle famille qui m'insultait.  Moi: Même les marmites vous volez ? Même les marmites? Ça fait pitié de voir des responsables faire ce genre de choses. Soraya (giflant une de ses cousines): Tu ne touches pas à mes affaires. Leonie (tenant sa joue): Tu es folle ? Tu gifles qui ? Soraya (arrachant des affaires): b***e de voleurs comme ça. Même les draps et les serviettes.  Claude: Soraya tu te calmes stp ! Christelle, ta famille et toi foutez le camp d'ici. Christelle: Un rigolo qui vient me parler ? Sans Fabrice tu aurais pu t'habiller un jour et venir l'ouvrir devant moi ? S'il tu ne venais pas mendier ici et qu'il ne t'avait pas trouvé du travail tu allais être quoi aujourd'hui ? Claude (la regardant): Je ne te dois rien du tout à toi ok ? Absolument rien. Tu veux faire la morale aux gens alors dans ce cas comporte toi comme une civilisée. Tu viens à spoiler une veuve et une orpheline mais tu y gagnes quoi? Chantal: Elle n'avait qu'à ne pas empoisonner son mari. Elle croit qu'on va l'épargner ? Tchuiiip Moi: Vous faites honte à la gente féminine. Vous êtes des rapaces, des vipères. Christelle: Tu vas dégager d'ici. Moi (la fixant): On va régler cette histoire au tribunal. Vous en avez trop fait, vous n'allez pas réussir à me tuer. Tout ça ce n'est rien. Vous pouvez tout brûler et casser Christelle: Tu nous accuses de quoi ? Parce que tu crois que c'est nous ? C'est le karma, tu payes ta dette au diable. Claude: ça suffit. Je vais appeler Roland afin de programmer une réunion de famille. Mais rien ne bouge d'ici. Anastasia et Soraya sont chez elles. Quand Roland est arrivé. Il a fait déguerpir tout le monde, tous ceux qui étaient inutiles. Avec Soraya, on a rangé ce qui traînait. Ils ont vidé la cuisine. Plus de micro-ondes, plus de robot de cuisine, les marmites parties, la bouteille de gaz disparue. Je suis allée dans la chambre de ma fille pleurer un bon coup. Quand je disais à chaque fois à Fabrice de faire attention, il n'écoutait pas, il aimait sa famille, il donnait à tout le monde. Autant il me protégeait mais autant il faisait tout pour sa famille. Soraya: Maman on t'attend dans le salon. Moi (essuyant mes yeux): J'arrive.  Soraya: ok courage.  Je suis passée avant dans la salle de bain pour me rincer le visage et je les ai rejoint au salon ensuite. Je me suis assise en les écoutant commencer les grands discours dépourvus de sens.  Roland (la voix grave): Hier, nous avons enterré notre benjamin Fabrice. Son esprit est encore là avec nous ses proches. Le ciment n'est même pas encore dur que je suis déçu de voir ce qui se passe, vos comportements à chacun. Christelle tu as un foyer et des enfants, tu es responsable mais quel image penses-tu donner à tes enfants?  Nous:  Roland: Fabrice et Anastasia étaient mariés, coutume et civil. Il y a un certain ordre des choses à respecter tout de même. Nous ne sommes pas chez les sauvages ici quand même. On peut faire les choses dans l'ordre et le respect. S'il y a un besoin, consulter la maîtresse de mon avant de se servir. Christelle: consulter la maîtresse de maison ? Pour quelque chose qui appartient à mon frère? Je dois supplier une femme comme moi ? Roland (la regardant): Que tu le veuilles ou pas ce n'est pas ta maison ici Christelle. Ou bien tu dois nous informer que tu as contribué à sa construction ? À l'évolution du couple? Tu étais peut être marié à ton frère? Christelle (tordant la bouche): Roland: Bien ! Maintenant pour éviter toutes discordes ici et tout malentendu, je propose que l'on se mette d'accord sur certaines choses. Que l'on discute et s'arrange afin de trouver le juste milieu et que tout le monde soit d'accord. Claude (levant le sourcil): Ça veut dire quoi que l'on trouve un juste milieu ? À quel sujet au juste ? Fabrice n'est plus donc tout revient de droit à son épouse légitime ainsi que son enfant. Roland: Cette maison et ce terrain sont au nom de Soraya. Anastasia et sa fille habitent ici et personne ne va les déloger, elles ne seront pas sans abri par contre le reste, nous allons gérer à notre manière. Moi (stupéfaite): le reste c'est à dire ? Roland (me regardant): On ne va pas se mentir Anastasia mais tu n'es pas en mesure de tenir une entreprise et tu n'as aucune compétences dans le domaine. Il ne s'agit pas de ton snack et ton institut, n'essaie pas de faire des choses qui vont te dépasser. Moi: Vous ne pouvez pas m'arracher l'entreprise de mon mari. C'est tout ce qu'il me reste pour nous faire vivre ma fille et moi.  Claude: Le snack et l'institut d'Ana ont brûlé ce matin. Tout a pris feu, il s'agirait d'un incendie criminel. La plainte a été déposée. Christelle (tournant les yeux): Et qu'est ce qu'on en à foutre? Est-ce que c'est de notre faute? Où est le rapport avec les biens de Fabrice? C'est son problème. Claude (la fixant): Apprends à t'adresser correctement aux gens Christelle. Toi et moi ne sommes pas de la même famille, je ne me gênerai pas de… Roland (haussant la voix): Ça suffit tous les deux. Eux: Roland (me regardant): Je suis désolé pour toi Anastasia, c'est une épreuve de plus qui s'ajoute mais il faut faire la part des choses. L'entreprise de mon frère doit subsister et être géré correctement et c'est à moi d'assurer désormais. Moi: Il n'a jamais été question de ça.  Roland: Je ne te laisse pas le choix de toute façon. Soraya: Tonton je ne suis pas d'accord. La loi est claire au sujet de la succession. Les personnes aptes sont le conjoint survivant ainsi que les enfants légitimes. Il n'est pas question de vous céder quoi que ce soit. Papa et maman sont mariés sous la communauté des biens et… Christelle: Oh fermes-la toi ! Qui te donne l'autorisation d'ouvrir ta bouche ? Roland (regardant Soraya méchamment): C'est toi qui va m'apprendre la loi ? C'est toi Soraya qui va m'apprendre quelque chose? Tu n'as rien à dire. Ton comportement de malpolie et d'éducation européenne, c'est loin de moi ! Quand les adultes parlent tu te tais. Moi (posant la main sa jambe): Laisses tomber Soso. Je vais régler ça. Roland: Si tu tiens vraiment à continuer à jouir des bénéfices de cette entreprise, tu as tout intérêt à me laisser faire.  Claude (soupirant): C'est à discuter Roland. J'entend bien ce que tu dis mais il va falloir que ce soit carré et que l'on s'assure qu'elle reçoive une pension. Je ne leur fais pas du tout confiance. Christelle c'est sûr que c'est une sorcière mais je sais que Roland peu être pire encore. Il a toujours été sournois et il sait escroquer les gens. Roland (me regardant): Est-ce que vous avez un compte commun ? Moi (mentant): non. Christelle: Dans ce cas, il est évident que tu avais accès au compte de Fabrice alors. Nous voulons savoir de quoi il en ressort. Moi (la toisant): Et en vertu de quoi ? Christelle: c'est l'argent de mon frère. Tu penses tout t'accaparer ? Toi et ta fille vous allez jeter ça par la fenêtre? Moi: c'est pour les études de ma famille. Elle doit repartir dès que possible. Nous sommes en plein milieu d'année scolaire. Christelle: Et qui va payer ses études? Qui va continuer à payer les centaines de mille de l'école de commerce? Qui va subvenir à ses besoins ? Tu comptes sur quoi Anastasia ? Claude: Elle doit au moins terminer cette année et ensuite, on verra comment anticiper. Christelle: tchuiiip conneries ! On ne sait pas si c'est vraiment l'école qu'elle fait. On ne voit pas les résultats mais que les grandes photos sur les bah f*******: et w******p. Nous avons prévu un conseil de famille la semaine prochaine pour remettre tout ça au point. Quand ils sont sortis, j'ai été choqué de les voir partir avec le Toyota Prado de mon mari. Moi: une b***e de chiens ! Ils n'attendaient que ça. Claude (soupirant): Tu dois te calmer Ana. Il vaut mieux les laisser comme ça et régler ça à l'amiable. Ne rentre pas dans une guerre qui va te dépasser. Moi (le regardant): Tu es en train de me demander de laisser tomber ? D'abandonner tout ce que j'ai construit avec mon mari pendant 23 ans de la vie ? Claude: On sait comment ça se passe. Il va falloir te contenter de ce que tu as déjà. Gère comme tu peux, essaie de monter un nouveau business et de vivre avec. Pour le reste laisse tomber. Moi (les larmes aux yeux): C'est l'avenir de ma fille, je ne peux pas Claude. Claude: Tu as déjà la maison, tu as un toit. D'autres dans ta situation n'ont plus rien. Elles se retrouvent dans la rue avec les enfants. Vaut mieux faire profil bas. Regarde comment ton mari est mort ? Tu penses que c'est anodin ? Moi (en larmes): Claude (regardant Soraya): Tu n'es plus un bébé et tu es assez grande pour comprendre certaines choses. Tu dois soutenir ta mère désormais. Soraya (révoltée): Tonton je comprends très bien ce que tu dis mais il faut arrêter d'avoir peur, d'accepter et laisser continuer ce genre de choses durer parce que c'est devenu coutume dans un pays de spoiler la veuve et l'orphelin. On ne se laissera pas faire. Claude: Ce sont des démarches longues et pénibles. Cela peut prendre 2, 3 voir 4 ans. Les ministères et les institutions sont perpétuellement en grève. Nous:  Claude: Je te conseille déjà de faire des démarches plus simples comme l'obtention de pension pour le conjoint survivant. C'est ce qui peut t'aider dans l'immédiat. Moi: La loi est de mon côté Claude et je le sais. Je ne peux pas leur laisser tout ça et jouir de l'entreprise de mon mari. Lorsqu'il avait des dettes sur le dos je n'ai vu personne, quand on mangeait le pain et la boîte sardine toujours personne et je te passe les détails. Soraya: Je ne comprends pas pourquoi papa n'a tout simplement jamais pensé à déposer un testament.  Claude: Personne n'y pense jamais réellement. Rares sont les personnes qui préparent leur décès et c'est aussi ce qui porte préjudice plus tard.  Moi: Je ne laisserai rien passer. Je vais les surprendre. Claude (se levant): Tes business ont brûlé ce matin Ana, ce n'est qu'un avertissement de leur part. Ils sont prêts à tout. Penses à Soraya et toi. Moi: Ce ne sont que des sorciers et s'ils veulent la guerre. Ils vont me trouver. Claude (me regardant): Je t'aurai prévenu Ana. Tu es ma sœur, je t'aime beaucoup mais sache que j'ai également ma petite famille et je ne suis pas prêt à te suivre dans ce combat. J'ai eu mal au cœur en entendant ses dernières paroles. Ils nous a laissé et il faisait déjà nuit. Je suis restée à ranger et faire le ménage avec Soraya. Nous avons mangé une salade dans le silence. Mon Dieu c'est quelle vie ça ? Comment je vais faire ? Fabrice pourquoi tu nous as fait ça? Pourquoi tu es parti comme ça? Je suis restée seule dans le salon en train de pleurer de chagrin. Je ne peux pas laisser tomber, je ne suis pas quelqu'un de faible. Le lendemain, Soraya et moi avons fouillé et sorti les documents de Fabrice pour les trier par ordre d'importance. Je sais où il rangeait et j'étais triste que plusieurs papiers aient disparu. Je n'ai plus que les copies que je gardais en ma possession. Je me suis mis à faire les comptes avec ma fille. Soraya: Les 600 euros de l'école pour le mois de Février n'ont pas encore été payés. Et j'ai également les 400 euros de loyer. Moi (la regardant): Ok combien as-tu sur ton compte ? Soraya: 115 euros sur le compte courant et 300 euros en épargne.  Je ne vais pas la blâmer de n'avoir pas assez de réserve avec tout l'argent qu'on lui envoie chaque mois. C'est le gros problème de nos jeunes à l'étranger, ne jamais penser à épargner en cas d'urgence ou problème. On pense que tout est éternel. J'ai 6 millions sur le compte commun avec Fabrice et dans mon compte personnel environ 3 millions. Pour l'instant, il faut que je compte que je n'aurai plus d'entrée. Je dois tout de même payer les salaires du mois de Février aux 2 filles qui étaient au bar et les 3 à l'institut. La dame de ménage et le gardien ici. Il faut que Soraya reparte. Mon Dieu comment je vais m'en sortir? J'ai constitué un dossier administratif à déposer à la fondation de la Première Dame pour la protection de la veuve et de l'orphelin. Je vais le faire mais je refuse de rester les bras croisés. Je suis rentrée à la maison et Soraya était sortie également. La fatigue m'a poussé à aller m'allonger un peu. Je dormais profondément quand j'ai senti quelqu'un monter sur le lit. J'ai ouvert les yeux en pensant que c'était Soraya. J'ai voulu crier qu'il avait mis la main sur ma bouche. Roland (me fixant): Comment va ma chère Ana? Moi (essayant de me débattre): huuum Roland (sourire): Est-ce que tu sais que tu m'as toujours attiré? Je t'ai toujours désiré chaque fois que je te voyais avec mon frère… Tes tenues près du corps, ton parfum, ta beauté… cette poitrine…  Moi (en larmes): hum hum… hum … Il est monté sur moi en pesant de tout son poids sur moi. Roland a un fort gabarit et il m'étouffe presque. Il a bloqué mes mains au dessus de ma tête et a plaqué sa bouche contre la mienne. Roland: Tu vas adorer Anastasia. Je sais que tu es du genre s****e. Je vais te b****r. Moi (criant): L CHES MOI !!! AU SECOURS… (crachant sur lui)... PAF ! C'est le bruit de l'énorme gifle que j'ai reçu sur la joue. Il était en colère. Il s'est mis à me brutaliser et déchirer mes vêtements. *** Ahlem Bekale *** Finalement, j'ai accepté de passer le weekend avec Jean-Marie à Port-Gentil loin des regards indiscrets. À Libreville, il y a sa femme et ses enfants dont la dernière a le même âge que moi. Nous sommes arrivés le vendredi soir et on a mangé au restaurant en se baladant un peu dans les coins de la ville. C'est intéressant Port-Gentil aussi, il y a l'air d'avoir de bons gibiers ici dis donc. Il faudrait que je me fasse des contacts ici comme ça quand je suis fatiguée de Libreville, je viens me cacher ici. Jean-Marie (me regardant): Ton téléphone n'arrête pas de sonner depuis une heure Ahlem. Qui t'appelle comme ça? Moi (tournant mon portable): C'est maman. Elle s'inquiète parce que je suis ici avec toi et tu sais très bien ce qu'elle pense de ma relation avec toi. JM (soupirant): Mais c'est ton choix et ta vie. Tu n'es plus une petite fille Ahlem. Tu savais lorsqu'on s'est rencontré que j'étais marié et je ne le cache pas. Moi: je le sais bien oui. JM: Donc je prends soin de toi comme je peux et j'essaie de dégager du temps pour que mon soit ensemble. Moi: Et ça va durer combien de temps comme ça? J'ai tout de même l'âge de ta fille. C'est clair que cette relation ne me mènera nulle part. Je suis juste en train de lui prendre la tête mais clairement je n'en ai rien à foutre de ma relation avec JM, je suis là uniquement par intérêt. Je ne suis pas stupide, il est marié et je ne rêve même pas qu'il quitte sa femme pour mes fesses. La perte de temps de ça. Moi (sms): Bonsoir mon coeur, je suis au deuil et je n'ai plus de batterie. Je rappelle dès que l'on rentre. Maurice (sms): Ok. J'ai déposé mon téléphone en soupirant et me concentrant sur Jean-Marie qui me racontait sa vie et les problèmes avec sa femme. Ça ne m'ennuie pas de l'écouter, au contraire parfois ça m'amuse et je me dis que les hommes sont vraiment de gros CHIENS ! JM: Je n'en peux plus de Christelle franchement elle me dépasse. En ce moment, elle était tout le temps dehors avec l'histoire du décès de son petit-frère.  Moi: Mais il n'a pas déjà été enterré ? JM: Si si mais c'est Christelle. Je ne sais pas ce qu'elle manigance avec son frère pour emmerder la pauvre veuve. Elle oublie de s'occuper de son foyer pour se concentrer sur des conneries. Moi: JM: La semaine dernière j'ai dû gueuler pour avoir mes vêtements propres et repassés. Je dois gueuler pour que ma de me sois assise à table le soir avec moi. Ce qui l'intéresse c'est se mêler de la vie des gens et faire chier le peuple. Moi: ah ça ! JM: Christelle est impolie et insolente. Franchement elle passe son temps à me frustrer. Donc quand je suis avec toi Ahlem je me sens très bien, je peux être un peu libre et discuter de tout et rien. Moi: Donc c'est comme ça que tu justifies ton infidélité au lieu de trouver des solutions avec ta femme? JM (me regardant): Christelle à 52 bientôt 53 ans et moi j'en ai 57 Ahlem. Nous sommes arrivés à un âge où l'on ne divorce pas. Pour faire quoi et où aller? Même si les enfants sont grands ça ne sert à rien. Moi (haussant les épaules): Dans ce cas souffre en silence JM et supporte la femme que toi même tu es allé chercher. On a fini par rentrer à l'hôtel. Avec JM, je ne me prends pas du tout la tête. Je sais ce qu'il aime et je le lui donne. Je ne couche jamais avec lui sans préservatif. C'est moi-même qui les achète et les garde. Je n'ai pas envie de me retrouver avec une grossesse inutile pour gâcher ma vie.  Peu importe la personne, je me protège toujours. Il n'y a pas un goût qui m'a fait oublier un préservatif. Peu importe si les hostilités sont lancées et l'excitation à son paroxysme, s'il n'y a pas la c****e, tu oublies mon pote. JM n'est pas compliqué, la plupart du temps, il se laisse dominer, il aime me voir faire le boulot. Je lui donne simplement ce que sa femme ne lui donne pas et le tour est joué, monsieur est heureux. Bon à 57 ans, on n'est plus très vigoureux donc un coup et s'il est en forme deux et fin de l'histoire pour la soirée. Vers 5 heures du matin, je me suis levée et je suis allée dans la salle de bain en m'enfermant. J'ai allumé mon portable et j'ai appelé directement Maurice. Je sais qu'il ne dort pas. Il m'a répondu à la 4eme sonnerie. Maurice (voix grave): Bonjour Ahlem. Moi: Bonjour chéri comment ça va ? Maurice: Je vais bien et toi ? Tu es bien rentrée ? Moi: oui oui. Je suis ko je te dis, rester éveillée toute la nuit comme ça c'est fatiguant. Maurice: hum je comprends. Moi: Qu'est ce que tu vas faire de ta journée bébé ? Maurice: J'ai toujours des choses à faire Ahlem et en soirée je dois voir ma famille. Moi: Tu penses à moi ? Je te manque ? Maurice: je répondrai à ta question dimanche soir. Je passerai chez toi. Moi (le cœur battant): Ok pas de problème. Je t'attendrai. Maurice: Bonne journée. Moi: Merci à toi aussi. Bisous. Maurice: Bises. J'ai raccroché. J'ai ensuite fait une transaction airtelmoney à ma mère. Enfin, ce n'est pas vraiment ma mère mais plutôt ma tante, la grande soeur de ma mère. Ma mère est décédée lorsque j'avais 5 ans et je suis restée avec ma tante qui a continué de m'élever avec ses maigres revenus. Ma tante avait 2 garçons mais pas de fille donc je suis la fille qu'elle n'a pas eu. Mon père est quelque part à Libreville. Oh ne vous inquiétez pas, je sais très bien qui sait. Je porte son nom et je l'ai déjà vu. Entre ma mère et lui, c'était une courte histoire. Il m'a tout de même reconnu mais il ne s'est jamais occupée convenablement de moi parce qu'il avait ses autres enfants et sa femme. Une année, je venais d'avoir mon BEPC, j'étais allée le voir pour lui demander de l'argent pour la rentrée en secondes mais il avait dit qu'il avait ses problèmes et j'ai appris deux jours plus tard que ses autres enfants étaient en Afrique du Sud pour les vacances. Mon cœur avait tellement chauffé que pour me venger et trouver l'argent que je demandais, je suis sortie et j'ai couché avec son collègue de boulot. C'est comme ça que j'ai perdu ma virginité. Maman (sms): Merci mon bébé. Moi: De rien maman. Maman: Tu rentres quand ? Moi: Demain soir. Mais je passerai Lundi pour te voir. Maman: ok bisou. Sois prudente. Moi: bisous. J'ai posé mon téléphone et je suis passée sous la douche. Après la douche, j'ai brossé mes dents et je me suis essuyée. C'est le moment de passer la crème sur tout mon corps, c'est vraiment un travail ça. J'ai passé mes sous-vêtements et je suis sortie de la salle de bain. JM dormait encore. J'ai ouvert ma valise pour sortir une tenue. Je me suis ensuite occupée de ma perruque et j'ai pris le temps de me maquiller. Une fois prête, j'ai réveillée JM, pardon moi j'ai déjà faim. Pendant qu'il passait à la douche, moi je faisais mes photos tranquillement. JM (prenant son petit déjeuner): Tu vas faire quoi aujourd'hui? Moi (prenant mon verre de jus d'orange): On peut aller au Cap Santa Clara. J'ai envie de voir et profiter de la plage et surtout du beau temps. JM: Ok. Je vais louer une voiture, comme ça on peut faire le tour tranquille cette journée. Moi: Ok Nous avons terminé le petit déjeuner et l'on n'a pu commencer la journée. Je vois bien comment les gens me regardent et ce qu'ils pensent mais je n'en ai rien à foutre. Je n'ai de compte à rendre à personne. J'assume ma vie. Nous avons passé toute la journée dehors et je m'assurais de répondre si Maurice m'appelle parce que je ne veux pas de problème. Une fois de retour à l'hôtel, je me suis occupée de JM comme d'habitude. Le dimanche après-midi, on a repris l'avion pour le retour sur Libreville. Sa femme l'a appelé et ne faisait que le harceler et elle a dit venir le récupérer à l'aéroport. Donc il a dû l'abandonner mais avant il m'a remis une enveloppe. Le reste rien à foutre. En plus, sa femme est bien vilaine hein. Je les ai vu passer quand j'attendais mon taxi. Moi (me baissant): Course 1 500 fcfa au Bas de Guegue ? Taxi: combieng ? Moi: 1 500 fcfa. Taxi (redémarrant): tchiiip Moi: imbécile va ! J'ai proposé encore à 2 taximan qui ont refusé. A l'aéroport, ils ont trop le malin ce n'est pas possible, ça devient de l'arnaque. Je commençais à être fatiguée et surtout avec mes sandales à talons. Moi (soupirant): Course 2 000 fcfa Bas de Guegue Lui: Bonsoir. Moi (reconnaissant sa voix): Bonsoir. Lui: Vous pouvez monter. Moi: J'ai une valise. Il a mis ses feux de détresse et il est descendu en s'approchant de moi, très près de moi que je pouvais sentir son souffle sur mon visage. Il m'a regardé droit dans les yeux en récupérant mon trolley. Lui : installez-vous. Je me suis empressée de monter à l'arrière le cœur battant. Il est grand de taille, je ne m'y attendais pas du tout et ce physique qu'il a. Je n'avais pas fait attention la première fois. Il a mis la valise à l'arrière avant de revenir s'installer au volant en croisant mon regard dans le rétroviseur. Je refuse qu'il soit taximan. Regarde moi ce bras musclé et tatoué, j'ai des frissons. Ce teint caramel qu'il a et ce regard sombre. Je refuse, il y a certains hommes avec certaines carrures qui ne peuvent pas faire n'importe quel métier. Je le trouve beau. Lui (me regardant dans le rétroviseur): Tout va bien ? Moi: pourquoi tu es taximan ? Lui (souriant): Parce que c'est mon travail Moi: Quel gâchis ! Lui: Vous faites quoi dans la vie si ce n'est pas indiscret ? Moi: c'est très indiscret. Lui: Ok. Moi: Tu as quel âge ? Lui (croisant mon regard): C'est indiscret. J'ai souri en baissant les yeux. Moi: Je m'appelle Ahlem. Lui: C'est original. C'est arabe, il me semble. Moi: Ça signifie rêve ou douceur. Lui (me regardant): hum. Moi: Et toi ? Lui: Je m'appelle Marco. Moi: Ok. Je lui ai indiqué le chemin lorsque l'on se rapprochait puis j'ai demandé l'arrêt tout juste devant chez moi. Je suis descendu avec mon billet de 2 000 fcfa et j'ai attendu qu'il sorte ma valise en se mettant face à moi. Il me perturbe Moi (le fixant): Ton argent. Merci. Marco (soutenant mon regard): Ce n'est pas nécessaire. Moi (tournant les yeux): Arrête de faire genre, c'est ton argent, tu ne travailles pas gratuitement quand même. Marco: Et si tu les gardais pour la prochaine fois? Moi: C'est à dire ? Marco: la prochaine fois que l'on se verra. Moi (rigolant): Je ne sors pas avec les taximan. Désolée pour toi. J'ai posé le billet sur sa poitrine en le forçant à le prendre. J'ai tiré ma valise et j'ai disparu derrière mon portail que j'ai ensuite fermé. Ça me fait du bien d'être chez moi. J'ai sourit en repensant à Marco, un taximan sexy mais ce n'est pas ça qui paye mes factures. J'ai eu le temps de me doucher et me reposer un peu quand j'ai entendu frapper à la porte. Je me suis levée d'un bond en allant me contrôler dans la salle de bain et revenir ouvrir à Maurice. Moi (souriante): Bonsoir chéri. Maurice: Bonsoir Ahlem. Moi (l'embrassant): Entre ! Il a passé la porte en allant prendre place sur le canapé en me dévisageant. Je me suis dépêchée de lui servir un verre de whisky avec deux glaçons comme il aime. J'ai pris de l'eau gazeuse pour moi puis je me suis mise à lui masser les épaules en discutant. Maurice c'est mon homme. C'est lui que l'on connaît dans mon entourage. Il n'est pas marié, il n'a qu'un seul enfant. Un garçon de 4 ans. Maurice a 38 ans et il travaille dans un ministère de la place. Ça fait un an que nous sommes ensemble.  Il m'a pris cette maison de deux chambres qu'il paye chaque mois pour moi. Je ne manque de rien. J'ai tout ce que je veux. Je vais commencer les cours de conduite le mois prochain et je sais que la voiture va vite arriver. Nous n'habitons pas ensemble. Il habite seul dans une grande maison à Agondje. Son fils vit avec la mère, il le prend rarement mais il s'en occupe très bien. J'ai déjà vu en fils, c'est un gentil garçon. Maurice est très sérieux et très carré. Avec lui, il fait éviter les débordements, il peut vite péter un câble. Tu ne fais pas de crises, tu ne débarques pas chez lui comme tu veux. J'ai fait ça une fois pour lui faire une surprise. Je n'ai même pas dépassé le portail. Je compte le nombre de fois où je suis rentrée chez lui. Parfois, il ne faut pas se poser trop de questions et rester à sa place et c'est ce que je fais. Je profite pour monter mon petit business de vente de perruques et de mèches. J'ai pris un local à Petit Paris où je vais faire ma boutique. Maurice (se levant): Suis moi dans la chambre Ahlem.
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