Point de vue: Isabella La lune est haute et claire quand je reprends conscience de moi-même. Le sable sous mon dos est doux, presque chaud malgré l’heure tardive. Les draps blancs bruissent doucement sous mes doigts. À mes côtés, Caleb dort enfin, paisible, une main reposant sur mes hanches. J’inspire profondément. L’air marin est chargé de sel, de brise, de possibilité. Tout mon être frémit d’une sérénité que je croyais inaccessible. Je le regarde, tranquille, le visage détendu. Sa respiration régulière me rassure comme aucun mot ne pourrait le faire. Avant, j’aurais attendu un discours, une déclaration, une résolution bruyante. Maintenant, je sais que ce silence-là, cette présence, c’est ce que j’attendais sans le savoir. Il y a quelques heures à peine, il m’enlaçait dans les bras du


