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523 Mots
— ... p****n, la vieille arrête de me baratiner et file-moi le fric... Le jeune homme agitait son couteau et essayait d'avoir l'air menaçant. — Je t'ai déjà dit que je n'en ai pas, t'es sourd ou t'es bête ! ? On t'a dit que ça rapporte combien une bibliothèque dans un quartier comme Badangels ? — Arrête de te foutre de moi et file-moi ton pognon, sinon je te tranche la gorge. — Maintenant tu lui fous la paix où je t'éclate ! Patty lança un regard vers moi, elle était surprise. Le jeune bandit se retourna. Il puait l'agitation. J'avançais vers lui. Sa lame trancha l'air pour espérer m'atteindre. J'esquivai, je maîtrisais son bras et le tordis. Il cria et lâcha son arme. Son coup-de-poing s'élança pour ma joue, mais j'esquivais à nouveau, puis je lui administrai une claque suivie d'un uppercut. Je desserrais l'emprise que j'avais sur son bras, il tomba. Il n'en pouvait plus, il criait. — Ne t'arrête surtout pas, tourne encore, je crois que ça remettra ses idées en place, ajouta Patty. Il se releva dans l'espoir de me poignarder. J'anticipais son geste, il était lent. Je lui donnais un coup de coude dans le visage. Son nez se mit à pisser du sang, il le tint en criant, en laissant s'échapper des jurons. — p****n Pet, tu vas me nettoyer ce bordel. T'as vu, ce merdeux vient de pisser du sang sur mon sol. — Moi j'en ai rien à foutre. Elle déréglait ou quoi ? Je lui venais en aide et elle voulait me faire taffer ? — Si tu ne le fais pas je te bute sur place. — Ah ouais, vas y voir. Sans me laisser le temps de réagir, Patty sortit son flingue et le pointa vers moi. La balle passa à côté. Le morceau de plombe s'était logé dans le pied du petit bandit. — Pet, va vite chercher un seau pour me nettoyer ce bordel. Et toi le merdeux si tu remets les pieds ici, je te bute, est-ce que c'est clair ? Pour toute réponse, il secoua la tête comme un maracas, puis gagna la sortie. C'est sous le regard moqueur de Patty que je nettoyais cette m***e et terminais mon taf de la journée. À présent, cette radine s'occupait de sa tête, en roulant sur ses cheveux des anneaux perforés en plastique. — Pourquoi tu te fais belle la vieille ? — Ça ne te regarde pas et arrête de me causer si c'est pour me traiter de vieille. Je te signale que j'ai juste vingt ans de plus que toi, et avoir quarante ans ne veut pas dire que je suis rouillé, je peux encore te mettre une raclée. — Ouais cause toujours... J'en étais sûr, mon rire la foutait en rogne. C'était pour ça qu'elle me fila mon fric et me demande si je ne devais pas aller taffer. — Attend, avant que tu ne foutes le camp, je voudrais avoir des nouvelles de Sandra. Comment va-t-elle ? À nouveau, la tristesse lessiva la joie qui s'était installée en moi. Évoquer ce sujet m'était toujours déplaisant.
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