1

558 Mots
— Elene arrête d'embêter ce jeune homme et ramène tes fesses ici. — Mais mamie je n'ai rien fait, dit-elle en me souriant vicieusement. — Comment va ta mère Petter ? demanda Madame Devagio. — Elle va bien. — Nous prions tous pour qu'elle s'en sorte, cria-t-elle de nouveau depuis son salon. Je souris tristement. L'évocation de ce sujet savait me foutre le blues. — Par hasard, saurais-tu ce qu'a fait l'épicier. D'après ce qu'on dit... — Non, je ne connais pas le bail. La vioque, je dois terminer mon bain, donc si tu le permets, je voudrais s'il te plaît le prendre chez toi. — Tu peux le prendre ici, il n'y a pas de soucis. Tout de même, tu es sûr de ne pas connaître l'histoire avec l'épicier... — Merci la vioque ! Et pour la énième fois, je ne connais pas le bail. terminais-je avec un sourire faible. Elene m'invita à entrer. Son clin d'œil s'accompagna d'un sourire aguicheur. Je n'y fis pas plus attention et me dirigeais vers la douche. L'eau chaude se répandait sur ma peau. En plus de ne pas être froide, cette eau me faisait un bien fou surtout en cette période de froid. Lorsque je terminais, j'allais remercier madame Devagio. Cette dernière insista une énième fois pour savoir si je n'étais pas au courant des bails avec l'épicier. Le rire aux lèvres, je sortis. À mes talons, Elene. Cette rousse m'arrêta en tenant ma serviette, ce qui manqua de la faire tomber. Elene ne semblait pas avoir pigé, j'avais décidé de faire un trait sur les meufs. Même si la fille de la baie vitrée m'intriguait. Depuis que mes yeux s'étaient posé sur elle, dans mes pensées, ce n'était qu'elle. — Elene, j'en ai ma claque de ton c*l, peut-être, c'est ça que tu voudrais entendre pour que tu me fiches la paix ! Avec une voix qui cachait à peine sa frayeur, elle me dit : — Je voulais juste te donner cette gamelle. Je comptais te l'apporter tout à l'heure. Ce n'est pas grand-chose, mais tu pourras prendre des forces pour ton entraînement, dit-elle en détournant son regard du mien. Son expression avait flingué mon énervement. Un sourire timide se dessina sur mes lèvres et je la remerciais. — Je suis désolé, lui dis-je, en la quittant. J'atterris dans la cuisine. Le frigo était vide comme mon ventre. Je le refermais, la rouille qui se formait sur l'un des bords s'effrita. Je me consolais avec l'idée que je pourrais le remplir ce soir, payer les factures et tout le reste quand je toucherai mes payes. Trois rues plus tard et quelques virages en plus. J'étais devant la librairie de Patty. C'était mon employeuse. Elle me prenait pour son homme à tous faire et son larbin. Toutefois, nous partagions un lien qui existait entre une mère et son fils. C'était curieux, la librairie était toujours fermée. À cette heure, Patty devrait être ouverte. Je décidais de gagner l'arrière-boutique. Tout avait l'air normale. Les lumières étaient allumées, l'odeur du café saturait l'air. J'avançais vers la porte qui menait à la librairie. J'entendis des chuchotements. On aurait dit la voix d'un jeune homme mêlé à celle de Patty. Ils se disputaient ? Je regardais par l'entrebâillement qu'offrait la porte. Un jeune homme avait flanqué son arme sur la tête de Patty.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER