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Trente minutes s'étaient écoulées depuis que le coach nous avait quittés. Nous avions terminé de nettoyer la salle et avions décidés de nous rendre chez Marc pour prendre notre douche. Durant la route, nous finîmes par taper la causette question de passer le temps. —... alors tu étais où cet autre matin ? — Je t'ai déjà répondu, je travaillais chez Patty. — Même si tu travaillais comme tu le dis, cela ne l'expliquait pas toujours. Tu faisais autre chose ce matin, comme tous les autres. — Tu peux la fermer deux secondes et te remuer Gadget, mon corps est en surchauffe et il colle. — T'es qu'un gros casse-pied, je finirais par découvrir où tu te fourres chaque matin. — Ouais, c'est ça, je lui répondis un sourcil arqué et le sourire en coin. — Au fait tu as déjà trouvé un autre boulot, me demande-t-il avec un peu plus de sérieux. — Je cherche toujours. C'est pas si facile d'en dégoter un. — J'espère que tu en trouveras. Puis soudain, Marc s'arrêta devant une vitrine. Il semblait couper du monde. Je marchais vers lui, le regardais, regardais la vitrine. Mais je ne pigeais rien. Pourquoi s'extasiait-il devant une vitrine de chocolat ? — Je suis quand même canon, c'est fou comme je suis beau ! Je comprends pourquoi Charlotte ne veut pas décrocher. — Marc, le vaniteux est de retour, soufflais-je en remuant la tête... Mais c'est vrai qu'avec tes cheveux blonds, ton teint caucasien et ton corps de danseurs... Tu peux faire carrière comme mannequin. terminais-je en étouffant un rire. — Mais de quoi tu parles, s'offusqua-t-il en riant, tu sais bien que j'aime pas ces mecs, tu parles, mais tu es pareil à moi... Regarde à part tes cheveux noirs et ton teint basané, nous sommes pareils. Même toi, tu as le même corps que moi. Je finis par lâcher un rire et repris la route. — Tu viens, on fout le camp ! Sinon on va terminer comme des glaçons. — C'est vrai que nos corps de mannequin ne doivent pas s'abîmer, ajouta-t-il en éclatant de rire. Lorsque je terminais de m'habiller avec des fringues que j'avais laissées chez Marc – car ça m'arrivait de pioncer chez lui– je descendis l'attendre dans la cuisine. Marc avait la manie d'user de parfum, de chaînes, de bagues et de tout le tralala. Moi, je m'étais contenté d'un t-shirt et d'un pantalon noir. J'étais assis dans la cuisine en train de manipuler mon téléphone lorsque monsieur Wind, le père de Marc, passa devant moi. Il portait toujours le même regard hostile pour moi. Et il avait bien raison après ce que je lui avais fait.
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