XXXIINous n’étions pas revenus là depuis le retour du Rendeer à Tahiti. – En nous retrouvant dans ce petit recoin qui jadis était à nous, nous éprouvâmes une émotion vive, – et aussi une sensation délicieuse, qu’aucun autre lieu au monde n’eût été capable de nous causer. Tout était bien resté tel qu’autrefois, dans cet endroit où l’air avait toujours la fraîcheur de l’eau courante nous connaissions là toutes les pierres ; toutes les branches, – tout jusqu’aux moindres mousses. – Rien n’avait changé ; c’étaient bien ces mêmes herbes, et cette même odeur, – mélangée de plantes aromatiques et de goyaves mûres. Nous suspendîmes nos vêtements, aux branches, – et puis nous nous assîmes dans l’eau, savourant le plaisir de nous retrouver encore, et pour la dernière fois, en pareo, au baisser du


