Une alternative

2308 Mots
ÉPISODE 05 CHEZ LES AMOUSSOU MIREILLE AMOUSSOU Mes parents m'ont top énervé, alors je suis restée dans ma chambre tout l'après-midi. J'ai fait l'effort de dormir mais en vain. J'étais dans mes pensées quand on frappe à ma porte : Moi : Entrez ! Ma maman : Le repas est prêt ma chérie. Moi : Je n'ai pas faim. Merci ! Ma maman : Ok ! Mais ton père veut te voir. Moi : Moi je n'ai pas envie de le voir. Mon papa : Petite insolente ! Tant que tu es chez moi, tu dois m'obéir. Je sais que tu peux quitter, mais si tu veux le faire, tu dois aller chez un homme et pour ça, je dois te savoir enceinte. Moi : Est-ce un crime de rêver grand ? Est-ce un crime de ne pas vouloir faire d'enfant ? Est-ce moi qui vous ai contraint a ne fait que moi ? (En larmes) Mon papa : Je venais te dire qu'on reçoit demain à la maison ton futur mari. Moi : Quoi !? Si Dirk venait, il allait m'avertir. Mon papa : Qui te parle de ce bon à rien ? Je te parle de Franck de SOUZA. Ma maman : Le fils de ton ami qui est allé étudier en Amérique ? Mon papa : Oui. Il vaut mille fois mieux et est prêt à faire des enfants. Moi : Vous ne me forcerez pas à épouser un homme que je ne veux pas. Je suis de la justice je vous rappelle ; et je connais mes droits et devoirs. Mon papa : Tu veux convoquer tes parents ? Waouh ! Du jamais vu. Moi : Sinon vous allez me perdre. Je vais me suicider. Ma maman : Non calme-toi ! Je ferai de mon mieux mon ange. J'ai passé la nuit à pleurer toutes les larmes de mon corps. Dirk m'a appelé, mais je ne pouvais pas décrocher. DIRK KENNE Hier, j'ai passé toute la soirée à appeler ma chérie mais rien. Elle n'a pas décroché. J'ai repris aujourd'hui à cinq heures. Dieu merci qu’elle a répondu présente : Moi : Bonjour ma belle ! Mireille : Bonjour. Ça va ? Moi : Tu as quoi ? Je t'ai appelé hier toute la soirée et ce n'est quaujourd'hui que tu me réponds aussi froidement ? Mireille : Je t'ai déjà dit de venir faire la connaissance de mes parents afin que je te rejoigne, mais non. Ce n'est pas ça le souci de monsieur. Moi : Toi-même tu sais que je vis avec ma sœur chez mon père. Si je fais la connaissance, tu viendras vivre où ? Mireille : Tu dors dans la rue ? Moi : Je te comprends, mais donne-moi quelques mois juste. Mireille : Le problème c'est qu'on a plus le temps. Demain mon père me présente à un autre homme. Moi : Quoi ? Comment ça ? Tes parents me connaissent non ? Même si ton père veut jouer au dur, ta mère et moi on se connait assez non ? Mireille : Viens le leur demander toi-même. Si tu m'aimes vraiment, il va falloir laisser tomber tes principes de tout avoir avant de me prendre en mariage. Moi : Ok c'est bon ! Si celui qu'on te présente rentre, fais-moi signe. Mireille : Pourquoi ? Moi : Fais-le juste sans me poser de question et tu verras. Mireille : Comment tu peux vouloir attendre l'autre ? Viens avant lui et on pourra bien gérer. Moi : Ok ! Il vient à quelle heure ? Mireille : Au moins midi, car je les ai entendu fait un programme pour le déjeuner. Moi : D'accord. C'est à croire que la vie est contre moi. J'avais comme principe ‟être chez moi avant de prendre une femme”. Je ne compte pas sur l'argent familial, sauf en cas de force majeure. Entre elle ses parents qui veulent qu'elle soit mère à tout prix et mes parents qui ne veulent pas d'une béninoise à mes bras, je suis perdu. Mais c'est ma vie. J'en fais ce que je veux. PAPA DIRK Aujourd'hui, mes gosses viendront me voir. J'ai quitté notre maison de Calavi histoire qu'ils puissent apprendre à vivre d'eux même. On ne leur a pas pris de domestique, rien. Tout ce qu'on fait, c'est de leur envoyer l'argent de mois et celui de poche. C'est la meilleure manière d'éduquer son enfant à la vie active quand on est riche. Les autres enfants cherchent à se suffire, mais nous nos enfants ont déjà tout, alors il faut leur apprendre à savoir économiser. La seule chose que je leur demande, où dois-je dire je demande au tout puissant, c'est qu'il leur donne leurs âmes sœurs. Certes, aujourd'hui je leurs refuse de prendre des béninois ou béninoises, mais si c'est ce qu'il leur faut, je suis prêt à fermé l'œil, même si tout au fond de moi, je leur dirai au premier faux pas que je les avais prévenu. Maman Dirk : Mon chéri ! Les enfants sont là. Moi : Ok je viens bientôt. Dosky : Maman... Maman Dirk : Ma fille ça va ? Dosky : Oui et toi ? Où est papa ? Moi : Je suis là. Bonne arrivée à vous. Dirk : J'ai cru un instant que j'étais invisible. Maman Dirk : Non mon garçon ! Tu sais juste que ta sœur sait voler la vedette. Dirk : Oui, mais pourtant papa me voit. Moi : Qui t'a dit que je te vois ? Je préfère voir ma nièce. Dirk : Décidément alors. Maman Dirk : Ça va bien Yasmine ? Yasmine : Oui tantie. Moi : Installez-vous ! Je vous ai appelé pour qu'on parle de la rentrée de votre sœur. Il y a deux choix qui s'offrent à elle. Soit elle reste chez vous et fait une école sur le campus, ou alors elle reste avec nous pour une école. Dirk : Mais papa, on avait déjà dit qu'aucun enfant ne viendra vous gêner ici non ? Moi : Oui, mais elle peut rester où elle veut. Sa chambre, sa moto tout ce qu'elle veut. Dosky : Ok. Là c'est à elle de choisir alors. Yasmine : Et pourquoi je ne peux pas quitter Calavi pour l'université d'ici ? Moi : La distance ! Cest tout. Yasmine : Là je vais rester à Calavi. Maman Dirk : Ok c'est bien ma fille. Dirk et ta petite amie ? Dirk : Elle va bien. Elle était même à la maison jusqu'au samedi. Moi : Je vous ai déjà dit de ne plus parler de cette fille quand je suis là. Yasmine : Mais tonton ! Elle est très gentille. Pourquoi vous ne l'appréciez pas ? Dosky : Je me le demande aussi. Maman Dirk : Ne vous inquiétez pas. Votre père est juste trop protecteur ! Dirk : Alors pour votre information, j'ai besoin de vous. Dosky : Avant que tu ne nous dises ce pourquoi t'as besoin de nous, je dois savoir si c'est juste pour Yasmine que papa nous a demandé. Moi : D'une part, sinon ma femme et moi voulions passer la journée avec nos enfants. Maman Dirk : C'est trop demandé ? Dirk : Non non. Moi : Alors parle. Dirk : Voilà ! Je veux que vous alliez rencontrer les parents de Mireille avec moi. J'aime cette fille et hier, elle m'a dit que son père veut lui présenter un autre homme comme je ne suis pas prêt à l'enceinter. Maman Dirk : Comment tu n'es pas prêt à l'enceinter ? Eux ils ne pensent pas à ce que leur fille se marie d'abord ? Moi : Elle a quel âge même ? Et s'ils n'ont pas d'argent, je dirai que c'est ton argent qu'ils veulent. Yasmine : Et s'ils étaient en faillite et veulent juste se relancer grâce au mariage de leur enfant ? Dirk : Ses parents disent que vingt-cinq ans pour une fille, c'est largement suffisant pour avoir un foyer. Et ses parents ont tout ce qu'il leur faut. Maman Dirk : Ça c'est vrai. Et si on se tient à ce qu'ils ne sont pas à la ramasse actuellement, on est plus riche qu'eux. Ce qui ne rejette toujours pas la théorie de Yasmine. Moi : Bon Dirk ! Tu les as informés qu'on devrait venir aujourd'hui ? Dirk : Non, parce que ce serait une surprise. Dosky : Mais t'as dit que ses parents voulaient lui présenter un prétendant aujourd'hui non ? Dirk : Oui, mais elle doit me contacter dès qu'ils ne sont plus là, ou le moment propice je dois dire. Moi : D'accord. Comme tu tiens à Mireille, j'irai voir ses parents, mais à titre préventif, je vais modifier mon testament. Dirk : Cela ne me gêne pas. Vous savez que je ne compte pas sur votre argent. Maman Dirk : C'est vrai, mais un parent qui force sa fille à se faire enceinter par un homme, c'est bizarre. Yasmine : Ma tante, mon oncle ! N'oubliez pas qu'elle a déjà vingt-cinq ans. Et elle peut déjà se nourrir vu qu'elle a un boulot. Moi : Alors dans ce cas, qu'ils inspirent leur fille à leur montrer un homme. Et après ça, ils peuvent mettre la pression sur lui s'il le juge bon. Dosky : Je ne vous comprends pas. Pourquoi vous êtes si paranoïaques ? Frère ! Si tu n'arrives pas à la dégoter, il y a pleins de fille qui courent après toi. Sandra, Maria, Kêmi, Conceptia et j'en passe. J'ai même oublié ma copine Émilienne. Elle a toujours été fan de toi, et tu sais ce que valent ses parents financièrement. Dirk : Dosky arrête avec tes blagues à deux balles. Je vais me reposer un peu, le temps que je reçoive son appel. Dosky : Ton téléphone sonne et c'est elle. Moi : Tu le mets sur haut-parleurs s'il te plaît ? Dirk : Salut ma chérie ! Mireille : Ils viennent de partir. Si je ne t'ai pas appelé avant eux, c'est parce que depuis le matin, la maison est en mouvement. Si tu venais avec tes parents, vous n'aurez pas l'accueil qu'il faut. Mais maintenant, tu peux venir voir mon père s'il te plaît. Même si on est ensemble avec des gosses, on peut toujours arriver à réaliser nos rêves. D'accord mon ange ? Dirk : C'est compris ma belle. Je serais chez toi dans trente minutes. Maman Dirk : Alors si tout le monde est prêt, on peut y aller ! Dosky : Oui, mais moi je vous fausse compagnie à Calavi. Je dois aller voir un ami. Yasmine : Et moi je dois rentrer à la maison. Moi : Fils ? Tu vois comment tes sœurs t'aiment ? Maman Dirk : Je ne me voyais pas aller demander la main d'une fille pour mon fils en compagnie de ses sœurs naturellement ! Nous éclatons tous de rire et regagnons nos voitures en direction de Calavi, vu que Mireille habite Godomey d'après les propos de mon fils. MIREILLE AMOUSSOU Je suis dans ma chambre et prie Dieu qu'à l'arrivée de Dirk, que mon père accepte, car j'aime trop cet homme. C’est vrai que tout est déjà conclu avec l'autre imbécile, mais je prie Dieu de lui faire changer d'avis. On a trop de rêve ensemble et je ne suis pas prête de tout recommencer maintenant avec un autre que je vais apprendre à connaître d'abord. Ma maman : Ton père veut te voir. Et sache qu'on veut le meilleur pour toi. Moi : Ah bon ! Vous voulez le meilleur pour moi ! Donc selon vous, je ne sais pas ce qui est meilleur pour moi-même ? Ma maman : Je vais t'expliquer ce qui se passe. Il y a de cela trois générations avant moi dans ma lignée, soit la mère de ma grand-mère. Elle était la deuxième femme d'un homme. Sa première épouse ayant mal pris leur union, elle lança une malédiction sur la grossesse de ma grand-mère et leur mari. Le sort consistait à rendre orphelin de père le nouveau-né avant sa naissance et lui prendre sa mère le jour de sa naissance. D'après l'histoire qu'on m'a racontée, un remède a été cherché en vain. Mireille : Arrête-moi ces mensonges. Tu veux bien ? D'ailleurs, si c'était le cas, tu serais déjà morte et l'homme en bas aussi. Sauf si vous n'êtes pas mes parents biologiques ni n'êtes pas de cette lignée. Ma maman : Apparemment, la malédiction prend effet à partir de vingt-six ans. Moi : C'est bête de lancer un sort et de placer l'âge aussi haut. Et aussi, pensez-vous que faire des enfants avant cet âge réglerait le problème ? Ma maman : Tu es trop curieuse et trop intelligente. Mais c'est pour ça que ton père et moi faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour t'épargner d'être une mère célibataire, voir même qu'on te perde. Moi : Il fallait juste me le dire plutôt et Dirk et moi vous aurions déjà fait plein de gosses ! Ma maman : Tu ne comprends toujours pas. Ton père essaie juste de sauver ton bien aimé aussi. S'il s'avère que la malédiction n'a fait qu'un saut de génération, ton mari mourra et vu que ce ne serait pas Dirk ou je ne sais quoi, vous pouvez vous marier en paix. Moi : Ah bon ? Parce que la malédiction s'applique uniquement à la première grossesse ? Ma maman : Vivre en paix avec l'enfant du mari défunt je voulais dire. Mireille : Tu veux bien sortir et me laisser maman ? Collaboratrice de maison : Madame et mademoiselle ! Monsieur souhaite vous voir. Il me charge de vous annoncer que vous avez de la visite ...
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