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2419 Mots
ÉPISODE 05 MIREILLE AMOUSSOU Mon papa : Bonjour ma fille. Moi : Papa ! Comment allez-vous ? Mon papa : Bien. Moi : Ok. Et maman ? Mon papa : Elle est partie voir des amies dans le quartier. Toi tu étais où depuis le vendredi ? Moi : J'étais chez Dirk. J'en avais parlé à maman. Mon papa : Je vois ! Tu prends de l'âge et je veux voir mes petits fils. Moi : Ça viendra au moment opportun papa. Mon papa : Quel moment toi tu appelles opportun ? Dis-le-moi enfant gâté. Tu es mon seul espoir, alors si d'ici deux mois tu ne tombes pas grosse, je prendrai les choses en mains moi-même en personne. Moi : Mais papa ! La vie c'est un programme. Comment veux-tu nous imposer tes programmes à toi ? Mon papa : J'ai fini avec toi. Si ta mère revient, dis-lui que je suis dans le jardin. Voilà ce que j'endure de la part de mon père depuis mes vingt-quatre ans. Certes j'ai eu un boulot, mais je ne suis pas encore où je veux. Et avec Dirk, on s'est donné un objectif. Donc c'est soit il se calme soit il me perdra pour toujours. MAMAN MIREILLE Je suis commerçante. J'ai une très grande boutique. Certains diront même un mini super marché. Aujourd'hui je suis dans mes cinquante septième années et mon mari dans la soixantaine. Quand je suis rentrée et j'ai vu ma fille à table toute triste, j'ai vite compris qu'elle s'est encore disputée avec son père. Eux deux-là, ce sont les mêmes discours. L'un veut avoir ses petits-enfants et l'autre parle de l'argent. En tant que mère, j'ai l'habitude de la réconforter comme je peux, mais aujourd'hui, je vais lui cracher mes quatre vérités : Moi : Ma chérie tu es bien rentrée ? Mireille : Oui maman et toi ? Ça va ? Moi : Oui. Apparemment, vos ébats t’ont fatigué hein ! Mireille : Maman... ? Moi : Va te reposer pour reprendre des forces. Mireille : Je suis fatiguée plutôt de ton mari. Moi : Quoi ? Mon mari a fait quoi à notre enfant ? Mireille (Souriante) : Non maman. Ce n'est pas l'heure de me faire rire. Je suis très sérieuse. Moi : Je t'écoute aussi ma fille. Mireille : Dis-lui de me laisser vivre ma vie comme bon me semble, au lieu de tout le temps me chanter l'hymne des enfants. Je deviendrai mère quand je veux, quand j'aurai ce que veux. Moi : Et qu'est-ce que tu veux ? Mireille : Avoir mon propre cabinet. Moi : Alors j'en parlerai avec ton père et on verra quoi faire. Mireille : J'y arriverai sans votre aide. Moi : Tu sais quoi ? Ça ne t'a jamais traversé l'idée de te demander pourquoi notre amour pour les enfants est si grand ? Nous n'en avons eu que toi. Mireille : C'est peut-être votre choix ou je ne sais quoi d'autre. Moi : Ce n'était pas un choix ma grande. Nous avons été contraints. Mireille : Ah bon ! Par qui ou comment alors ? Moi : Euh... La nature peut-être. Mireille : Alors c'est de ça que vous avez peur ? Que la nature m’en prive ou m'en donne qu'un seul ? Moi : Tu ne peux pas comprendre. Mireille : Alors laissez-moi vivre ma vie. Peut-être comme ça, je vais comprendre. Moi : Mireille reviens ici ! Vraiment ! Les jeunes d'aujourd'hui ne font qu'à leurs têtes et n'aiment écouter personne. DIRK KENNE Moi : Vraiment frère ! Mes parents désirent me voir demain. Siédonalk : Et il y a un problème à ça ? Moi : Mon père va reprendre avec son discours traditionnel de ”tu prends de l'âge” et autres. Siédonalk : Oh je vois, mais présente leur Mireille. ça te donnera une longueur d'avance. Moi : Tu ne me comprends pas. Mon père veut que j'épouse une camerounaise. Siédonalk : Pourquoi ? Moi : C'est une longue histoire. Siédonalk : J'ai toute la journée monsieur Duchéquier ! Moi : Quand mon père avait quitté le Cameroun pour le Bénin, il n'avait rien ni personne. Il était juste un étudiant dont les parents n'avaient pas les moyens. C'est alors que des béninois sont venus à son secours et l'ont logé. Siédonalk : Donc il doit garder de bons souvenirs de nous, et doit savoir qu'on est serviable et hospitalier. Moi : Quelques mois après son installation chez sa nouvelle famille, un soir aux environs de vingt-deux heures, la police avait fait une descente dans la maison et avait retrouvé dans la chambre de mon père de la c*****e et beaucoup d'argent. Mon père dit qu'il n'en savait rien et ne savait même pas qu'une telle chose était là. Mais c'était des explications en vain. Siédonalk : C'est méchant ça ! Et comment il est sorti de la prison ? Moi : Il y est resté pendant six mois avant que la famille ne le fasse sortir, mais mon père les avait quittés pour la rue. Ainsi, l'un de ses cousins l'a rencontré et l'a hébergé chez lui. D'après ce qu'il a dit, le cousin avait beaucoup d'argent. Mon père avait donc fermé l'œil sur la trahison de la famille béninoise et est tombé love d'une béninoise. La fille pensait que son cousin était son frère et que donc, lui aussi devrait avoir de l'argent. Comme mon père ne dépensait pas sur elle, elle était venue voir mon père une fois chez l'oncle et après son départ, l'oncle a perdu cinq millions. Siédonalk : Waouh... ! La béninoise n'a pas raté ton vieux dis donc frérot ! Moi : Son cousin a failli être emprisonné mon gars, car il était comptable dans une grande structure de la place. Mais avec un peu de pression et grâce à la police, la fille a reconnu les faits et na retourné que quatre millions. Le cousin n'avait rien dit à mon père, mais leur complicité n'était plus là même. C'est ainsi que mon père après quelques années avait rencontré ma mère et nous sommes venus au monde. Donc, il refuse qu'on épouse une béninoise ou un béninois. Ma sœur est encore plus dans le beau drap que moi, car elle, son mec en plus d'être un béninois est aussi m******n. Comme j'en rigole ! Siédonalk : Mais ton père est plus civilisé que ses idées qu'il avance ! Moi : Frère ! Il n'a que ma sœur et moi et tu penses vraiment qu'il va accepter prendre des risques avec la fortune qu'il va nous léguer ? Siédonalk : Tu as raison oooh... Qui m'appelle encore ? Siédonalk : Allô ? : .. Siédonalk : Oui je suis en ville. : Siédonalk : Ok dans dix minutes. Siédonalk : C'était mon père. Il a chance et on est dans Aibatin. Il veut que je passe le chercher à l'aéroport. Moi : Je vais alors prendre un taxi. Siédonalk : Ils ont eu leur temps et nous ont dicté notre conduite, mais maintenant, nous sommes assez majeurs pour décider de ce que nous voulons. Alors monsieur mon ami, tu montes et nous irons le chercher. Moi : Ok. Siédonalk : Mais pourtant ta mère est béninoise ! Moi : Oui. C'est pour ça que ma mère connaît très bien Mireille. Siédonalk : Entends-toi avec elle et elle va t'aider à convaincre ton père. Moi : Oui tu as raison. Je vais essayer. Siédonalk : Mais comment ta mère a pu épouser ton père alors ? Moi : Ma mère a prouvé sa loyauté. Siédonalk : Alors que ton père permet à Mireille de faire pareil. Moi : Selon lui, vu notre rang social, plus personne ne peut prouver sa loyauté. Siédonalk : Je comprends mieux. PAPA SIÉDONALK Je suis un homme d'affaires qui investit plus dans l'immobilier. Je veux que mon fils prenne la relève, mais l'imbécile ne fait qu'à sa tête. Tout ce qu'il sait faire, c'est prendre mes millions et aller en boîte les dilapider. Malgré son master en commerce international, il n'a jamais rien fait pour moi d'extraordinaire. Je regrette même n'avoir qu'un seul enfant. Mais tellement j'aimais sa mère que je ne me suis pas remis de notre séparation. Je lui ai demandé de passer me chercher à l'aéroport. Nous allons un peu discuter, car il faut qu'il se marie et laisse son vagabondage reconnu à grande échelle derrière lui. Siédonalk : Papa bonne arrivée. Et les affaires ? Dirk : Bonjour papa. Moi : Mon fils comment tu vas ? Dirk : Je vais bien. Moi : Rentrons, car j'ai vraiment à te dire fiston. Siédonalk : C'est sans problème. DOSKY KENNE Moi : Tu peux me dire quand tu comptais m'informer que les parents veulent qu'on vienne les voir ? Dirk : Euh... J'étais en ville aujourd'hui quand papa m'a appelé pour me le dire. Moi : Et tu ne peux pas lui dire qu'on est déjà occupé ? Dirk : Yasmine doit commencer les cours, donc nous devons en parler avec eux. Moi : Si ce n'est juste qu'à cause d'elle, alors je suppose que je peux être absente. Dirk : Actuellement j'ai investi toutes mes économies, donc si le peu qu'il me donne ne vient plus, je ne sais pas comment je peux vivre. Alors quel que soit ton programme pour demain, tu me l'annules. Moi : Tu parles maintenant comme lui ? Dirk : Tout ce qui m'importe, c'est d'avoir l'argent pour ma société. Rien de plus. Moi : D'accord ! Et tu t'en fous même si pour ça je dois annuler un rendez-vous avec mon petit ami ? Dirk : Non mais qu'est-ce qu'elle me raconte ? Au lieu de donner ton s**e gratuitement là, commence par réfléchir à la suite de votre relation. Entre lui et toi, rien ne pourra marcher ! Il faut que tu descendes sur terre maintenant ! Moi : Pourtant, toi tu es toujours avec Mireille et tu la b****s bien ! Dirk : Et tu penses que si on se quitte, moi j'aurais perdu quoi ? Je perdrai quoi ? Si ce n'est pas le temps. Réfléchis bien Dosky. Moi : C'est donc comme ça que tu l'aimes ? Dirk : Ne change pas de sujet s'il te plaît. Moi : Non mais réponds à ma question. Tu ne l'aimes pas ! Tu lui fais juste perdre son temps et la pauvre se tue à la tâche, pensant avoir trouvé le bon. Finalement, tu es comme tous ces béninois que papa ne veut pas pour nous ! Dirk (Tapant du poing sur la table et criant) : Ça suffit ! Je ne veux plus t'entendre. Et demain, on ira voir les parents ensemble. Moi : Eh oui ! Demain on ira. Je tourne les talons vu que je dois appeler mon chéri pour lui dire que je ne pourrai plus venir le voir demain. Ça me fait très mal, mais je n'ai pas le choix. Au téléphone : Moi : Bonsoir mon chéri. Arafath : Mon ange ça va ? Moi : Oui... Bon un peu. Arafath : Cette réponse ne garantit rien de bon pour notre rendez-vous de demain hein ? Moi : Je suis désolée chéri, mais mon père veut nous voir. Arafath : Quand ce n'est pas ton père, ce sont les cours. Si tu as un autre dans ta vie dis-le-moi et arrête de me prendre pour le plus nul voyons. Moi : Ce n'est pas ça. Tu es ma faiblesse toi ! Tu sais que je t'aime plus que tous et jamais... Allô ? Allô ? Boff ! Il me raccroche au nez parce que je suis juste occupée. Les hommes en font un peu trop parfois. PAPA SIÉDONALK Siédonalk : Le repas est prêt. Moi : Ok un instant. Siédonalk : Monique tu peux me servir. Mon père descend dans quelques minutes. Monique : C'est votre père qui me paie, alors on l'attend. Siédonalk (Sourire aux lèvres) : Depuis que je te refuse l'accès à ma bite, tu joues à la maligne. Moi : Monique qu'est-ce qui ne va pas ici ? Monique : Rien monsieur ! Vous avez fait un bon voyage ? Moi : Oui ! Sers-nous et après tu peux disposer. Siédonalk : Je pense qu'on devrait changer de domestique. Moi : C'est normal ! Après que tu aies fini de te ressourcer dans son pays bas, tu veux t'en débarrasser. Siédonalk : Mais papa ! Qu'est-ce que tu dis comme ça ? Moi : Tu veux me dire que tu ne l’as pas fait ? Siédonalk : Bah même si c'était le cas, je n'ai pas de compte à te rendre père. Moi : Bref ! Vu que tu vis majoritairement seul dans la maison, tu peux le faire. Siédonalk : Tu es sérieux père ? Moi : Oui ! Vu que bientôt tu seras père de famille aussi. Siédonalk : Pour ça, il faut que je trouve d'abord la femme de ma vie. Moi : Tu as raison ! C'est justement pour cela que j'ai contacté Norbert, mon associé de Londres pour qu'il te donne la main de sa fille Vicencia. Siédonalk : Tu as fait quoi ? Je peux envoyer la femme que je veux dans mon lit, alors je ne vois pas pourquoi tu m'arranges un mariage. Moi : Je l'ai fait parce que l'argent et le vagabondage t'empêchent de voir clair. Ça t'empêche de savoir que tu prends de l'âge et qu'il faut mettre de l'ordre dans ta vie. Excepté mettre des femmes dans ton lit, tu ne sais plus rien faire d'autres. Donc il est en mon devoir de père de t'enseigner le reste. Siédonalk : Donc selon toi, je n'y pense pas ! Je n'épouserai pas cette fille quand même hein. Moi : Si tu ne le fais pas, je te déshériterai. Siédonalk : Ah bon ! Et tu remettras les millions à qui ? Moi : Cela ne te regarde plus. Et ne compte même pas sur ta mère. Siédonalk : Assez entendu ! C'est ma vie et je vais la vivre comme je veux. D'ailleurs, ta femme est la dernière personne sur qui on peut compter dans les affaires de famille. Moi : Le mardi prochain, la fille viendra ici. Alors sois galant. Siédonalk : Le mieux, c'est que toi-même en prennes soin, sinon tu seras déçu en quittant la table ...
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