Chapitre 4-3

2105 Mots

*** Car un amour tout à fait tranquille est-il bien un amour. Peut-être. En tout cas pas une passion. Je trouvais que c’était ma chance, d’avoir Serge. J’étais sûre de lui convenir et il savait qu’il me convenait aussi. À Paris, un équilibre s’était établi entre nous que nous n’avions pas connu à Alger. Là-bas, lorsque j’allais le rejoindre, je le trouvais distrait, inaccessible. Puis, la situation ayant changé, il s’était fait solliciteur encombrant, puis furieux et menaçant. Rien de ces discordes à Paris : nos tête-à-tête, toujours discrets, secrets, ne se passaient pas toujours dans l’enthousiasme, mais c’était toujours de l’amour. Quelque chose comme une joie profonde, silencieuse. Le soir, en présence de ma mère, au dîner, en regardant la télévision, ou en faisant une partie de carte

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