Enfin nous arrivâmes sur le bord de ce canal dont je vous ai parlé. La fuite n’était plus possible pour l’assassin, et pourtant je le vis hésiter et m’attendre. Quand je me jetai sur lui, il évita mon étreinte et, se rejetant en arrière, me cria : — Voleur et assassin, oserez-vous m’approcher ? C’était mon bijoutier pâle et terrible. J’en restai stupéfait et comme honteux ; mais, poussé par la colère et le sentiment que j’avais d’être dans mon droit, je résolus d’atteindre le drôle et de lui infliger une de ces corrections que j’infligeais à ceux qui ne me plaisaient pas. Je fis un pas en avant et me reculai aussitôt. J’étais sur un rebord sablonneux qui s’émiettait sous mes pas. Un tronc d’arbre sans écorce était placé au travers de l’abîme et je voyais mon ennemi le traverser pieds n


