Le Rouget n’était pas content, et puis, faut-il le dire, il avait peur. Aussi se hâta-t-il de rejoindre un des éléphants déserteurs, ou un cheval quelconque. Mais les chevaux avaient brisé leurs longes. Heureusement qu’il rencontra un éléphant que son guide avait pu retenir. Ces guides sont d’étranges compagnons. Ils aiment leur éléphant plus qu’eux-mêmes. L’éléphant du reste le leur rend bien. Le guide fit monter le Rouget sur le cou de l’éléphant. À ce moment les broussailles s’écartèrent, et un tigre bondit suivi d’un autre. Que se passa-t-il, je l’ignore. Le Rouget avait fermé les yeux. Quand nous arrivâmes guidés par un bruit affreux de cris et de rugissements, nous vîmes l’un des tigres suspendu par les pattes aux flancs de l’éléphant et l’autre déchirant à belles dents quelque chos


