Les jambes flageolantes, je me rends me présenter au secrétariat. Bam. Bam. Bam. Mon cœur frappe violemment contre ma cage thoracique. Il bat si fort que le bruit de ses battements prédomine dans mes oreilles. C'est à peine si j'entends les indications de la secrétaire. Lorsqu'elle m'invite à poursuivre mon chemin, j'acquiesce, sans vraiment connaître ce que je viens d'approuver. J'avance le long d'un immense couloir, dont la fin me paraît presque inatteignable. L'angoisse agrippée à mes chevilles rend mes pas plus lourds et ralentit ma cadence. Je passe devant quelques bureaux dont la porte est ouverte en grand. Le personnel me lance des regards intrigués du haut de leur ordinateur. Je tente de les ignorer, de marcher plus vite pour les semer, en vain. Leur présence persiste et cogne


