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La bonne et le flic : qui ne veut pas tuer Victor ?

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Pendant que William est occupé à devenir capitaine, Alex est chargé par son cousin de surveiller Diana, qui depuis son enlevement veut vivre pleinement… la tentative de meurtre sur le commissaire met tout le monde en alerte. Diana prend son role de mascotte du commissariat à coeur et au grand desespoire de son ami, se decouvre l’âme d’une enquetrice… elle se pose une question… qui n’en veut pas au commissaire ?…

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Prologue
Diana observait attentivement le commissaire. Deux jours s’étaient écoulés depuis qu’elle lui avait donné son sang. Les médecins avaient préféré le maintenir sous sédatifs un peu plus longtemps, le temps qu’il récupère. Les opérations avaient été compliquées, mais par chance, aucun organe vital n’avait été touché. Sa barbe avait poussé. Lui qui était toujours rasé de près. Ça lui faisait bizarre. C’était presque un autre homme… Ce n’était pas que ça ne lui allait pas — au contraire — mais ça changeait son visage. Cathe était partie chercher un café, la laissant seule à veiller son mari. Diana remonta doucement le drap sur son torse bandé. Ils auraient quand même pu lui mettre une blouse… Du bout des doigts, elle effleura sa peau. Beaucoup moins froide depuis que son sang coulait dans ses veines. Bon signe. La porte s’ouvrit. Alex entra, les bras chargés d’un bouquet. " Encore là, Didi ? À force, tu vas finir par prendre racine. — Je veux être sûre qu’il ne meurt pas. J’ai pas donné dix l****s de sang pour rien. T’as ramené des fleurs ? — Faut bien décorer un peu. — C’est adorable ça… Finalement, il y a peut-être un cœur qui bat sous tous ces muscles…" Elle s’arrêta net, se redressa et s’approcha du bouquet. " Hé… mais !?" Elle lit la banderole. " Alex !?! Je peux savoir pourquoi il y a écrit « Regrets éternels » sur ton bouquet ? Je te signale que les médecins ont dit qu’il était hors de danger ! - Bah ouais… justement." Elle le frappa à coups de poing dans le torse. " T’as donc aucune once d’empathie, espèce de monstre ! — J’ai passé ces derniers jours à traquer celui qui a fait ça. — Encore heureux, c’est ton boulot ! — Si je remets la main sur ce connard, il va m’entendre…" Il haussa les épaules. " Franchement, c’est quand même pas compliqué de viser le cœur." Un ricanement s’éleva depuis le lit. — Plus facile à dire qu’à faire… Diana sourit aussitôt. — Commissaire ! Vous êtes réveillé ! Je vais chercher votre femme. Avant de sortir, elle lança un regard réprobateur à son ami. — Enlève cette banderole ridicule. Tu dégages de très mauvaises ondes. Elle quitta la pièce. Alex sourit, puis tapota l’épaule de son père, qui retint un gémissement. — Oh, pardon… C’est vrai que c’est de ce côté-là. En tout cas, content que tu sois pas mort. — Ne te fatigue pas, mon garçon… Il inspira doucement. " Vous avez déjà des pistes ? — Bof… T’as pas mal d’ennemis, hein. Garrel passera t’interroger en fin de journée." Catherine entra à ce moment-là, visiblement soulagée. — Victor… Tu n’as pas trop mal ? Comment tu te sens ? Elle l’embrassa avant même qu’il puisse répondre. Alex les laissa et rejoignit Diana dans le couloir. — Bon… on se casse ? Ça te dit un ciné ? — Alex… — Quoi ? Il va bien. On l’a veillé pendant des heures… J’aimerais bien profiter un peu de ma meilleure amie. — Attendons encore un peu, au cas où ta belle-mère aurait besoin de quelque chose. Après, on ira. Il soupira, mais n’insista pas. L’empathie de son amie le dépassait parfois. La porte s’ouvrit. — Rentrez tous les deux, lança Catherine. Ne restez pas dans le couloir. Victor sourit en voyant la jeune femme et lui tendit la main. Diana l’accepta. — Diana… Il paraît que c’est grâce à toi si je suis en si bonne forme. Il lui baisa la main. Diana rougit et haussa les épaules. — Ne me remerciez pas tout de suite… Attendez de voir si mon sang ne vous rend pas bizarre. Il rit doucement et l’invita à s’asseoir près de lui. — Je suis désolé que tu m’aies trouvé comme ça… — Je commence à avoir l’habitude des scènes ensanglantées… Catherine caressa les cheveux roux de la jeune femme. — C’est une fâcheuse habitude… Mais pour cette fois, je dois bien admettre que tu t’en sors bien. Tu n’es pas trop fatiguée, au moins ? Dis-le si tu as la tête qui tourne. — Ça va… mais c’est étrange. — Qu’est-ce qui est étrange ? — J’ai du mal à imaginer que mon sang soit en train de se mélanger au vôtre. D’habitude, les dons de sang sont anonymes… Je ne me suis jamais dit qu’il servirait vraiment. Le commissaire sourit, mais n’eut pas le temps de répondre. La porte s’ouvrit de nouveau. Philippine et Edmond entrèrent. La jolie blonde semblait furieuse. — Qu’est-ce qu’elle fait là, elle ? Je croyais que les visites étaient réservées à la famille. Le commissaire posa doucement une main sur le bras de Diana pour l’empêcher de se lever. — Eh bien… étant donné que je suis en vie en partie grâce au sang de Diana, on peut dire qu’elle fait désormais partie de ma famille. Après tout, son sang coule dans mes veines. La jeune rousse sourit, un peu gênée. — C’est bizarre, parce que du coup… c’est presque comme si j’étais votre mère. Vu que c’est mon sang qui coule dans vos veines… mais vous êtes plus vieux, alors ce serait biologiquement impossible. Il lui embrassa à nouveau la main, attendri. — Je te considérais déjà comme ma fille. Alors restons-en là. Sa femme se leve : — Edmond, tu peux rester un moment avec ton parrain si tu veux… Mais toi, Philippine, je préférerais que tu t’en ailles, après ce que tu as fait à Diana… Diana se mordit la lèvre. — C’est oublié. Et puis Alex et moi, on doit aller au cinéma… n’est-ce pas, Alex ? Il acquiesça avec enthousiasme en s’étirant. — Oui… — Vous voulez qu’on vous ramène quelque chose, commissaire ? — Tu es un ange. Je n’ai besoin de rien, ne t’inquiète pas… Elle sourit et déposa un rapide b****r sur sa joue, puis dit au revoir à Catherine, qui l’enlaça chaleureusement. — Profitez bien… Alex tapota une nouvelle fois l’épaule de son géniteur, qui cette fois ne lui fit même pas le plaisir de gémir. Sa cousine par alliance lui administra aussitôt une claque derrière la nuque. — Tu es vraiment horrible… Il sourit, passa un bras autour des épaules de Diana et ils quittèrent tous les deux la chambre, puis l’hôpital. — Voilà… il suffit de quelques coups de couteau et tu tombes dans ses bras. — Ne commence pas… Ce n’est pas un ange, mais il ne mérite pas de se faire agresser. Je suis juste gentille avec lui. — Tu l’as embrassé. — Sur la joue. Et ce n’est pas la première fois. Et puis il est gentil avec moi, Catherine aussi… — Il est gentil parce qu’il veut te mettre dans son lit, c’est tout. Le coup de la relation père-fille, c’est du flan. — Alex… je sais que je suis canon, mais tout le monde ne veut pas forcément me sauter dessus. Regarde Guillaume, il a changé de comportement. — Mouais… Méfie-toi quand même. J’aimerais éviter d’avoir à finir le travail à la place de cet incapable. — Tu prends ton rôle de baby-sitter un peu trop à cœur. — Et toi, si tu fais pas gaffe, tu vas finir petite fille à papa, pourrie gâtée comme Philippine. — Je ne m’inquiète pas pour ça. J’aurai mon grand frère pour me ramener sur le droit chemin… Elle l’embrassa sur la joue et les deux amis se pressèrent vers le cinéma. Ils allaient entrer dans la salle quand une voix les interpella. — Alexis ? Diana ? Heu… Eh ben… quelle surprise… Diana sourit, étonnée. — Edmond ? Tu n’es pas avec ton parrain ? — Heu… il voulait se reposer et j’avais envie d’aller au cinéma… — Ah oui ? Eh bien, tu veux venir avec nous ? Elle sentit immédiatement la pince discrète d’Alex, mais ne dit rien. Le jeune homme rougit et accepta. Ils s’installèrent tous les trois, Diana veillant à ce qu’Alex soit au milieu. Il lui chuchota : — Tu abuses… — Sois gentil avec lui… Alex passa un bras autour du cou de sa rouquine préférée, qui posa sa tête contre son épaule. À côté, le filleul de son père posa timidement sa main sur l’accoudoir. Alex lui lança un bref regard. Depuis le soir où il lui avait dit qu’il n’était pas son genre, le jeune homme avait changé : une barbe hésitante, une coupe plus moderne, un t-shirt et un blouson au lieu de la sempiternelle chemise. Le seul bémol restait le même : toujours aussi maigre… et pas vraiment charismatique. Alex soupira intérieurement. Les dates se faisaient rares ces temps-ci. Il posa à son tour la main sur l’accoudoir. Diana somnolait contre son épaule musclée. Le film — un truc de bagarre et de super-héros — ne l’emballait pas vraiment. Elle jeta un coup d’œil discret vers Edmond. Les mains des deux hommes se frôlaient. Elle sourit. Le jeune homme posa timidement une main sur la cuisse du policier, qui ne la retira pas. À la fin de la séance, ils sortirent en discutant du film. Les garçons avaient adoré. Pas elle. Alex la prit par la taille. — Bon… on fait quoi maintenant ? — Vous, je ne sais pas. Mais moi, je retourne voir si ton père a besoin de quelque chose. — Sérieux ? Je vais finir par être jaloux. C’est qui ton meilleur ami, à la fin ? — Merlin. Enfin, toi aussi, bien sûr, mais toi tu n’es pas blessé. Et je serais une très mauvaise meilleure amie si je ne me souciais pas de ton père. — On se voit ce soir ? — Peut-être… si tu n’as pas d’autres rendez-vous prévus… Elle lui fit un clin d’œil et l’embrassa en murmurant : — Allez… invite-le boire un verre, il en meurt d’envie. Alex lui donna une petite tape sur les fesses qui la fit rire. Elle remonta rapidement à l’hôpital. Elle détestait traîner dans les rues — Toujours cette peur que Gregory allait surgire. Toujours cette peur d'être habillée trop court. Heureusement qu’il ne faisait pas encore nuit. Dans les couloirs, elle croisa Catherine. — Trésor ? Tu es encore là ? Où est Alex ? Il t’a laissée seule ? — Oh non… c’est moi qui l’ai laissé. Enfin… seul avec Edmond. Ils sont allés boire un verre, et comme ma voiture est ici, je me suis dit que j’allais vérifier s’il n’avait besoin de rien. — Tu tombes bien… Il est grincheux de devoir rester ici. Si tu pouvais lui rappeler que c’est pour son bien… Mais ne gâche pas ta soirée pour lui, mon ange. — Ça ne me dérange pas. C’est normal, c’est le père d’Alexis. — Je dois passer au commissariat. S’il est désagréable, tu le tapes. Diana accepta l’étreinte affectueuse, puis entrouvrit la porte sans bruit. Victor grognait après une infirmière aux cheveux grisonnants…: — Je n’ai pas besoin d’antalgiques ! Enlevez-moi ces tuyaux, j’ai autre chose à faire que de rester ici ! — Bien sûr… Vous prendrez vos cachets. L’infirmière termina calmement son travail, puis se tourna vers Diana en soupirant. — Bon courage, ma petite… Diana entra aussitôt et fronça les sourcils. Victor tentait déjà de se redresser. — Commissaire ! Vous n’êtes pas sérieux ! Lâchez ces fils immédiatement. Je ne vous ai pas donné mon sang pour que vous fassiez n’importe quoi ! Elle posa ses affaires, attrapa un verre d’eau et lui tendit. — Prenez vos cachets. Et restez tranquille. Vous allez faire sauter vos points. Il soupira, contrarié, mais s’exécuta. — J’en ai vu d’autres… — Peut-être…Mais vous étiez plus... Enfin... plus... bref.. Cette fois, vous étiez à deux doigts d’y rester. Il la dévisagea, amusé. — Tu allais dire plus jeune ? Elle rougit légèrement. Il tapota le bord du lit. — Viens t’asseoir. Qu’as-tu fait de mon fils ? — Je l’ai laissé avec votre filleul. Et vous, qu’avez-vous fait de Philippine ? — Je lui ai dit que j’étais fatigué. Alors comme ça, Edmond craque pour Alexis ? — Vous êtes au courant ? Elle ouvrit de grands yeux. — Évidemment. J’avais bien remarqué que les filles n’étaient pas son truc. — Ses parents sont au courant ? — Je crois qu’ils s’en doutent. — Alex n’est pas intéressé, je pense… Mais j’avais envie qu’il se change les idées. Il déprime sans William, je crois. — Et toi ? Tu ne t’ennuies pas trop sans lui ? — Oh si… Mais grâce à vous, maintenant, j’ai de quoi m’occuper pour quelques jours. Il la fixa. — C’est pour ça que tu refuses que je quitte cette maudite chambre ? — Entre autres. Et surtout parce que vous devez vous reposer et écouter les médecins. — On a essayé de me tuer. Je serais plus utile au poste. — Pas dans cet état. Laissez Garrel faire son travail. Vos blessures ne sont pas de simples égratignures. — Je ne suis pas du genre à rester sans rien faire. — Eh bien il va falloir vous y mettre. Sinon, je vous attache à ce lit. Il arqua un sourcil. — Tu n’oserais pas. Elle le regarda droit dans les yeux. — Ne me tentez pas. Je suis très sérieuse, commissaire. C’était effrayant de vous voir comme ça. Vous auriez pu mourir… et Catherine aurait été anéantie. — Et toi ? Tu aurais été triste ? Elle se mordit les lèvres. Ses yeux se remplirent de larmes. — C’est une question horrible… Je déteste devoir imaginer les gens morts pour comprendre à quel point je tiens à eux. Et vous… j’ai envie de pleurer rien qu’en y pensant. Alors oui. Je crois que j’aurais été très triste si vous étiez mort. Il essuya doucement une larme sur sa joue. — Désolé… Je ne voulais pas te faire de la peine. Elle attrapa sa main avant qu’il ne la retire et y déposa un b****r. — Promettez-moi d’être raisonnable. Et de rester ici encore quelques jours. Il grogna, fronça les sourcils… puis céda devant son regard inquiet. — Je ne peux rien refuser à un joli sourire. Elle étira timidement les lèvres et rougit. — Ce n’est pas parce que je serais triste que je vous aime, hein. Disons que je commence seulement à vous apprécier un peu. — Bien sûr. Tu me détestes toujours, j’en suis conscient. Mais je suis quand même content que tu commences à m’apprécier. L’infirmière revint avec une nouvelle poche de perfusion. Victor s’apprêtait à protester, mais se ravisa en voyant le regard sévère de Diana. Elle observa attentivement chaque geste de la professionnelle. — Qu’est-ce qu’il y a dans la poche ? — Des nutriments. Le but est d’éviter de fatiguer l’organisme inutilement, pour qu’il se concentre sur la cicatrisation. Donc pas d’alimentation solide pendant quelques jours. — Ça va directement dans le sang ? — Oui. — D’accord… Elle tordit ses mains, nerveuse. Victor la remarqua aussitôt. — Quelque chose te tracasse, n’est-ce pas ? — Oui… Vous vous sentez bien, là, maintenant ? — Aussi bien que possible après plusieurs coups de couteau. Pourquoi ? Elle se tourna vers l’infirmière, très sérieuse. — Comment êtes-vous sûre que c’est bien ce qui est écrit sur la poche ? — Parce que… c’est noté dessus ? — C’est possible de se tromper ? — Je connais mon métier, quand même. — Je n’en doute pas. Mais comme ça va directement dans le sang… c’est le moyen le plus simple pour empoisonner quelqu’un, non ? L’infirmière la regarda, stupéfaite, les yeux agrandis derrière ses lunettes. Victor éclata de rire. — Diana, tu as une imagination débordante… Elle se redressa aussitôt, ferme. — Ne vous moquez pas. On a essayé de vous tuer. On a raté. Et la personne qui a fait ça pourrait très bien vouloir terminer le travail. Si j’étais elle, j’utiliserais la perfusion. Un peu de cyanure, par exemple. Une voix moqueuse s’éleva derrière elle. — Ce sont des aveux ? Elle se retourna vivement. — Lieutenant Garrel… Osez dire que j’ai tort. Il soupira. — Ça me fait mal de l’admettre, mais elle n’a pas tort. Le commandant et moi pensons la même chose. J’ai demandé une protection. Deux hommes garderont la chambre désormais. — Ce n’est vraiment pas nécessaire… Diana le coupa immédiatement. — Si. Ça l’est. Victor la regarda, surpris, puis hocha lentement la tête. — Très bien. Si vous y tenez… — Je suis venu vous interroger. Ça ne prendra pas longtemps. Et toi… quelqu’un t’attend derrière la porte pour t’interroger aussi. elle hausse un sourcil : — Je reviendrai plus tard… Ne l’interrogez pas trop longtemps. Il doit se reposer… Victor sourit et la laissa partir. Diana referma la porte… et étouffa un cri en voyant l’homme qui l’attendait dans le couloir. — William ?! Elle se jeta dans les bras de son compagnon. — Tu aurais pu me dire que tu venais ! Tu m’as manqué ! — Mais je te l’avais dit… On est le 19, tu ne t’en souviens pas ? — Oh… c’est pas vrai… Avec l’agression du commissaire, j’ai complètement oublié… — Je ne te l’ai pas rappelé non plus. Je ne voulais pas que tu sois déçue si je devais annuler au dernier moment. — Tu as bien fait. Je déteste les surprises… mais celle-là, je l’adore. Ils s’embrassèrent longuement. William la serra contre lui — des semaines qu’il attendait ce moment, son odeur, sa peau, sa présence. — Tu m’as manqué, Foxy… Alors ? Il paraît que tu as giflé le commissaire ? — C’est Alex qui m’a dit de le faire pour le maintenir éveillé. — En parlant d’Alexis… tu en as fait quoi ? — Oh… il est avec Edmond. Enfin, je crois. Je leur ai suggéré d’aller boire un verre… leurs mains étaient un peu trop baladeuses au cinéma. — Et toi, tu es venu comment ? — En voiture. — Mais tu as roulé pendant des heures ! — Oui… Et je t’avoue que je ne dirais pas non à un bon repas, une sieste… et un massage. Pas forcément dans cet ordre. Garrel sortit de la chambre à ce moment-là et lança un sourire à Blake. — Alors, p’tit chat, tu lui as fait quoi au boss ? Il est de sacrément bonne humeur pour un type qui a failli crever… — Je venais de lui faire une f*******n, abruti. Garrel éclata de rire et s’éloigna. William leva les yeux au ciel. — Tu ne peux vraiment pas t’en empêcher… — Tu sais que j’adore ta copine. Bon… le boss pense que c’est une femme. La scientifique aussi, d’ailleurs. Elle est persuadée que ça lui a sauvé la vie. Quelques centimètres de plus, et il ne serait plus là pour faire du gringue à ta rouquine. — Il a pas mal d’ennemis… Mais c’est aussi un homme à femmes. J’aurais plutôt parié sur un mari jaloux. — Plus rien ne m’étonne dans ce boulot. Allez, file la rejoindre… Sinon tu vas passer tes rares jours de permission au chevet du patron. Ils se serrèrent la main et Blake entra dans la chambre. Diana était en train d’appliquer une pommade chauffante sur l’épaule du commissaire, visiblement ravi de revoir son lieutenant. — William ? quelle surprise ! — J’ai appris que vous aviez eu des ennuis. Je me suis dit que j’allais passer voir comment Garrel se débrouille. Comment vous vous sentez ? Il s’assit près de lui. — J’ai connu pire. Ne t’inquiète pas pour moi, je serai vite remis. Diana secoua la tête. — Vous devriez demander à Alex de venir vous masser… Vous avez plein de contractures. Elle marmonna, faussement boudeuse : — C’est ça, d’avoir trop de muscles… Victor sourit et reprit la conversation avec son lieutenant. — Alors, cette formation ? — Intense… mais passionnante. J’ai hâte de mettre tout ça en pratique. — Je n’en doute pas. J’ai besoin d’hommes de confiance… Il retint un gémissement, se rattrapa aussitôt : — D’hommes avec un grand H, bien sûr… Blake vit Diana sourire. Elle avait dû appuyer exactement là où ça faisait mal. Elle termina le massage et alla se laver les mains. À son retour, Victor lui prit la main. — Merci, Diana. Tu es un ange. Cathe va bientôt revenir, profite donc de William. Je te promets de rester sage. Elle pinça les lèvres, inquiète. — Vous êtes sûr ? Vous ne voulez pas qu’on attende Catherine ? Quelqu’un veut vous tuer… Il sortit son arme de sous l’oreiller. — Ne t’en fais pas. Je sais me défendre. Tu veilles sur moi depuis des jours… Et je suis certain que William meurt d’envie de t’emmener dîner. — Je repasserai vous voir avant de repartir, assura Blake. Garrel me tiendra au courant. — Concentre-toi sur ta formation, mon garçon. Diana enfila sa veste et embrassa rapidement le commissaire sur la joue. — À plus tard. Et si je retrouve votre fils, je vous l’envoie pour le massage… — Il serait ravi de me faire souffrir… Elle sourit et quitta la chambre, William passant un bras autour de sa taille. — Alors, darling… Où veux-tu dîner ? — Où tu veux. C’est toujours toi qui fais semblant de te plier à mes envies. — Je ne me force à rien, Foxy. Tu crois qu’Alex est encore avec son admirateur ? — On pourrait passer chez lui ? — Je t’avoue que j’aimerais bien qu’on passe d’abord chez nous… Il lui lança un regard qui la fit rougir. Comprenant très bien ses intentions, elle glissa une main sur ses fesses. — Merlin t’a manqué ? — Énormément. Ils prirent chacun leur voiture et se retrouvèrent chez eux. Blake n’attendit pas. À peine la porte refermée, leurs mains se cherchèrent, fébriles, pressées de retrouver ce qui leur avait tant manqué. Des semaines de distance, d’attente, de manque accumulé. À l’autre bout de la France, William avait souvent regretté d’être si loin d’elle. Il se sentait incomplet, comme s’il avait laissé une partie de lui derrière : son rire, sa maladresse, son entêtement… sa présence. Même quand une collègue tentait de se rapprocher, il restait indifférent. Il n’avait d’yeux que pour Diana. Et malgré tout, une peur persistait. Etait-elle encore retenue par ce qu’elle avait traversé ? Elle répondit sans même s’en rendre compte, d’une voix basse : — Tu iras doucement… ? Il s’arrêta aussitôt, la regarda avec sérieux. — Toujours. Ne t’inquiète pas. Elle ferma les yeux et se laissa guider, rassurée par cette promesse. Le canapé fut témoin de retrouvailles à la fois intenses et retenues, chargées de désir mais aussi de précaution. William aurait aimé retrouver la fougue d’avant, cette urgence presque sauvage… Mais il comprenait ses réserves. La douceur avait pris le relais, et étrangement, elle lui convenait aussi. Elle s’agrippa à lui, haletante, comme pour s’ancrer dans le présent. — J’aimerais que tu ailles un peu plus vite… mais pas trop… — Comme ça ? — Oui…oui… Le reste se perdit dans un souffle, un murmure, un abandon fragile. Les mains carressaient, les bouches mordillaient.. Plus tard, essoufflés, ils reprirent doucement leurs esprits. William caressa son dos nu avec tendresse. — Tu es magnifique… J’ai déjà envie de te refaire l’amour. Elle esquissa un sourire fatigué. — Je ne pensais pas que ça m’aurait autant manqué… Il hésita, puis posa la question qui le travaillait. — Alex… il n’a pas comblé ce manque ? Elle secoua la tête. — Non. J’en ai parfois eu envie, mais… je ne suis pas prête. J’ai toujours l’impression de te trahir, même quand tu es loin. Il l’embrassa doucement. — Je comprends. Ne t’inquiète pas. Et puis… je trouve ça presque romantique. Même si je sais qu’Alex pourrait t’aider à sa manière. — Et maintenant, avec le commissaire blessé… j’ai autre chose en tête. Il rit. — Je préfère largement t’imaginer avec Alex que te voir masser mon supérieur hiérarchique. — Ne commence pas toi aussi… C’est le père de mon meilleur ami. Je lui ai donné mon sang, il s’est fait poignarder… Je suis juste gentille. — Je te taquine. Tu es la personne la plus empathique que je connaisse. Ils se rhabillèrent et se préparèrent à sortir dîner. Avant ça, ils passèrent chez leur ami, qui ouvrit la porte, surpris. — Will ?! Ça alors ! Ils se serrèrent dans les bras, heureux de se retrouver. — Tu venais pour le boss ? — Non, pour Foxy. Mais j’ai eu un jour de permission en plus. Alors ? Il paraît que tu étais en bonne compagnie… Vu ton lit parfaitement fait et l’odeur de propre, j’en déduis que tu as été sage. — Tu as été gentil avec lui au moins ? — On a bu un verre. Rien de plus. Il est trop coincé… Je l’ai embrassé, mais je ne le sentais pas. Il a un truc bizarre. Diana lui fit un câlin en voyant sa mine déçue. — Ne t’inquiète pas. Tu sais qu’une infirmière m’a demandé si j’étais ta copine ? Je lui ai dit que tu étais mon frère… Je lui ai donné ton profil sur ton site de rencontres. — T’es une vraie amie… Tu sais que je t’aime ? Il l’embrassa sur la joue. — T’as laissé mon père tout seul ? — D’ailleurs, il faudrait que tu ailles le masser. Il est plein de contractures. — Comment tu sais ça, toi ? — Je l’ai massé. Il avait mal aux épaules. — Oh, bichette… À mon avis, ça a dû le tendre ailleurs… Son cousin sourit. — Aucun risque, j’étais là. — Je suis nulle en massage, mais quand même… pas au point de lui faire mal ailleurs… Les deux hommes éclatèrent de rire. Diana fronça les sourcils, puis comprit enfin. — Oh !! Mais vous êtes vraiment que des… ! Elle n’ajouta rien et commença à ranger distraitement les quelques affaires qui traînaient. — Je te déteste parfois… Tu as vraiment l’esprit mal placé ! Il sourit, faussement innocent. — Vous avez dîné ? Blake secoua la tête. — Non. On comptait te proposer de venir avec nous. — C’est gentil… Et… vous avez déjà… ? — Désolé, mec. Des semaines d’abstinence… j’ai pas tenu. — Dommage. Je me contenterai d’un dîner alors. Elle tira la langue à son ami, et le trio partit joyeusement à la recherche d’un restaurant encore ouvert. Catherine souriait. Victor avait eu de la chance dans son malheur. Quelques centimètres plus bas, et certaines choses auraient été bien plus compliquées à réparer. Il retint un soupir, partagé entre douleur et plaisir. Sa femme savait exactement comment s’y prendre — et comment ne laisser aucune trace. Elle s’écarta légèrement et essuya ses lèvres. — J’étais sûre qu’être entouré de jolies infirmières t’exciterait… Tu es vraiment incorrigible. — C’est toi qui me rends comme ça… Débarquer ici sans rien sous ta robe, c’est quand même audacieux. Alors, qui est la plus perverse de nous deux ? — Tu étais déjà dans cet état quand j’ai commencé. Qui t’a massé ? Tu sens encore la crème… — Qui d’autre serait assez persuasive pour me convaincre d’accepter ce genre de soins ? — Espèce de porc… Elle est bien trop gentille avec toi. — Ne te fâche pas. Elle a des mains de fée, c’est vrai, mais William était là. Ce n’est pas elle. Disons qu’une aide-soignante un peu trop intimidée m’a surtout fait sourire. — J’imagine que tu as su la mettre à l’aise… Catherine s’approcha et posa la main sur son torse. — Tu sais que je me moque de tes conquêtes. Mais ne joue pas avec la naïveté de Diana. Ne te fais pas d’illusions : ses marques d’affection ne seront jamais autre chose que de la tendresse. Comme celle d’une nièce pour son oncle. Elle plongea son regard dans le sien. — Elle commence à t’apprécier. J’apprécie qu’elle accepte de venir à la maison. Alors ne gâche pas tout. Sinon… tu auras affaire à moi. Elle posa la main plus bas, appuyant sa menace d’un geste très clair. Victor sourit, comprenant parfaitement le message. — Je n’ai aucune intention de profiter d’elle… sauf si elle en avait envie, bien sûr. Mais je crois surtout que quelque chose a changé. J’ai l’impression de développer des sentiments… paternels, à son égard. Catherine esquissa un sourire amusé. — Tu deviendrais sentimental avec l’âge ? — Tu me connais… J’en ai toujours voulu plus. J’ai un fils, alors forcément… j’ai parfois envie d’une fille aussi. — Il fallait m’en faire une, alors. — À l’époque, je ne voulais pas d’enfants. Je ne regrette pas cette décision. L’avantage avec Alex, c’est qu’il était déjà grand quand je suis arrivé dans sa vie. Pas besoin de couches ni de nuits blanches. Il marqua une pause. — Et puis… on a essayé quand même. J’étais prêt à t’en faire un. Ça n’a pas fonctionné. C’est comme ça. Il caressa doucement son visage, avec une sincère tendresse. — Moi, je suis heureux comme ça. — Je sais… Et moi aussi, je le suis. C’est juste que… Aliénor était un bébé compliqué. Je n’ai pas vraiment profité de ces moments-là. Parfois, je me dis que j’aurais aimé en avoir un autre. Il ouvrit les bras et l’enlaça sans un mot. Catherine se laissa aller contre lui, son esprit pourtant ailleurs. Elle se demanda si cet élan protecteur envers Diana était réellement paternel…

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